de 1839 » Ven Mar 30, 2007 5:20 pm
Je tiens à ajouter mon grain de sel...
Le PQ devra, à mon avis, actualiser son programme et changer de chef, mais il ne doit pas retirer l'article 1 de son parti! Il perdrait plus de membre (dont moi) qu'il n'en gagnerait. D'autant plus, comme l'affirmait récemment, et avec raison, Pierre-Luc Bégin dans le journal le Québécois:"Sans l'indépendance, le Parti Québécois n'est plus utile".
Vouloir "caché" l'évidence que le PQ est un parti qui prône l'indépendance du Québec, même temporairement, n'est pas une solution pour le PQ. Ce n'est pas juste une question de "purzédur". On vous respectera si vous vous tenez debout et avec 45% d'appui à la souveraineté, ce n'est pas le temps de fléchir, bien au contraire!
Aussi, pourquoi diable parler du marteau quand c'est de la maison dont il est question?
J'ai espéré en vain que Boisclair fasse les liens entre l'indépendance du Québec et l'éducation, la santé, le palier de gouvernement en moins que nous aurions, la place que le Québec pourrait (enfin!) occuper dans les grandes instances internationales pour faire entendre sa voix...
Au lieu de cela, nous avons eu droit à un débat sur le marteau. Pourtant, une bonne partie des Québécois ne sont pas contre le fait d'avoir 'une maison pour eux". Pourquoi alors s'échiner à vendre le marteau à ceux qui ne sont pas encore tout à fait convaincu de la nécessité de "la maison"?
De plus, où était André Boisclair sur la question des accommodements raisonnables? Sur la défense de la culture québécoise ou de la langue française? La Charte des droits, c'est bien beau, mais encore?
À l'heure des accomodements raisonnables, Mario Dumont a joué à fond la carte du "nationalisme de racine" (le fameux "Québécois de souche") pendant qu'André Boisclair a défendu le "nationalisme de branche" (une sorte de multiculturalisme à la Trudeau, mais au Québec), comme l'a très bien résumé Richard Martineau à TLMEP, dimanche dernier.
On peut traiter Dumont d'opportuniste autant comme autant à ce sujet, mais il n'en demeure pas moins qu'à la question "qui a gagné son pari?", la réponse saute au yeux!
Le repositionnement du PQ, il est là à mon humble avis. Pas dans la gauche ou dans la droite ou ce genre de débat interminable qui ne fera que diviser ce parti qui, de toute façon, de part sa nature (une coalition de diverses tendances), retrouve rapidement son unité lorsqu'il est question de la défense de l'identité québécoise.
Bref, nous avons besoin d'un chef qui va se lever et dire franchement:
"Je ne suis ni de gauche, ni de droite, je suis ici pour défendre les intérêts supérieurs du Québec!"
Comme André Boisclair ne semble pas être en mesure de remplir les aspirations du peuple Québécois, il faut donc un nouveau chef!
Qui? Bonne question! D'abord, laissons la poussière retombée un peu. Il y a des candidats (ou de candidates) qui se présenteront en temps et lieu.
Profitons de cette période de réflexion pour remettre les choses en perspective un peu: la souveraineté n'est pas morte, le gouvernement est minoritaire et le PQ, avec ses 36 députés, n'est pas très loin du pouvoir et peut donc aspirer à former le prochain gouvernement.
La souveraineté est faisable ET souhaitable!
1839