L’effet EPR et la synchronicité

Les grandes questions.

L’effet EPR et la synchronicité

Messagede Cosmique » Ven Avr 07, 2006 11:49 am

L’effet EPR

En 1935, Einstein, Podolsky et Rosen cosignent un article qui raconte une expérience de pensée impossible à concrétiser à l’époque, expérience dans laquelle des particules agissent l’une sur l’autre instantanément et à distance. Deux particules, à condition qu’elles aient interagi à un moment donné, demeureront unies par un lien mystérieux. Toute action sur l’une influe forcément sur l’autre, même si elles sont éloignées l’une de l’autre par une distance aussi grande que de la Terre à la Lune.

Ces deux particules, qui peuvent se trouver à une longue distance l’une de l’autre, sont en quelque sorte couplées, jumelées, de sorte que les propriétés de l’une affectent l’autre instantanément.

«Cela veut dire que si l’on chatouille l’une, l’autre rit » dit Kimble du Caltech (California Institute of Technology de Pasadena).

Vous aurez compris que dans le monde quantique, les lois classiques s’appliquant à la matière et à l’énergie n’ont plus cours. Et dans un sens, cela semble violer une loi fondamentale de la mécanique quantique qui stipule qu’aucune information ne peut être transmise plus vite que la lumière.

On appelle cet effet mystérieux, l’effet EPR, du nom de Einstein, Podolsky, Rosen… La non-séparabilité de la fonction d’onde.

Cet effet quantique étrange et mystérieux est appelé Entanglement en anglais (traduction littérale : enchevêtrement).

Ainsi, l’information EPR est transmise instantanément et le canal de communication est immatériel, c'est-à-dire, ni matériel, ni énergétique, ce qui dans un sens, réconcilie cet effet avec la loi fondamentale de la mécanique quantique qui stipule qu’aucune information ne peut être transmise plus vite que la lumière, puisque la physique quantique porte son propos sur les constituants de la matière et de l’énergie.

Dans les dernières années du 20ème siècle, les scientifiques ont enfin la technologie pour réaliser l’expérience EPR. Et l’on démontre par l’expérience concrète que les particules interagissent bel et bien à distance, sans l’aide d’une quelconque entité cachée.

Il existe un système qui produit des paires de particules éjectées simultanément dans des directions opposées. Chaque particule de la paire est dans un état indéterminé. Pourtant, si on mesure les états respectifs des deux particules, cela donne systématiquement des résultats complémentaires. On obtient de façon aléatoire : 0-1 ou 1-0. La mécanique quantique explique que les deux particules ainsi produites constituent un seul système, une paire EPR. C’est ce système, la paire EPR, qui choisit de se mettre dans un des deux états possibles 0-1 ou 1-0 au moment de la mesure.

Claude Crépeau, chercheur de l’Université McGill, explique au sujet de deux particules d’une paire EPR que « toute observation de la polarisation [d’un photon] selon une certaine direction mènera à des observations opposées » et cela « dans toutes les directions d’observation possibles » pour la raison suivante : « l’ensemble des deux particules est dans un état conjoint où elles s’opposent toujours l’une à l’autre ».

Si on fait une mesure sur une particule A d’une paire EPR A-B, on l’oblige à choisir son état 0 ou 1. Ce choix aléatoire est « ressenti » simultanément par la particule B qui était dans un état indéterminé ; elle glisse instantanément à l’état complémentaire avec la mesure faite sur A. Ainsi, si la particule A choisit de prendre l’état 0, B se retrouvera dans l’état 1 instantanément.

Source

NB: vous trouverez à cette source quelques exemples d'applications potentielles de la théorie quantique.

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La transmission de pensée quantique

Les expériences d'Alain Aspect en 1983 tranchent nettement en faveur de l'interprétation quantique. Cela a des conséquences révolutionnaires sur notre vision du monde:

- Deux particules corrélées forment un tout quelque soit leur distance de séparation.
- La connaissance de l'une influe sur l'autre instantanément, sans transmission d'information résultant d'une action physique.

L'interprétation de la non-séparabilité est très délicate pour le moment et les hypothèses les plus folles ont été émises par les physiciens:

- La première particule mesurée remonte-t-elle le temps pour prévenir sa jumelle de l'état qu'elle doit adoper?
- Existe-t-il une sorte de télépathie instantanée entre particules?
- Y a-t-il une "totalité indivisible" de l'Univers?

Source

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De l’expérience imaginaire EPR à la synchronicité

" Le Tout quantique de Bohr, le potentiel quantique de Bohm et l’idée de non-localité que l’on peut déduire du théorème de Bell sont toutes de nouvelles manières de considérer l’univers. Elles suggèrent, du moins au niveau atomique, un univers remarquablement interconnecté. Mais est-il véritablement justifiable de projeter cette interconnection quantique ininterrompue sur la totalité de l’univers ? Certains penseurs estiment que c’est possible. En effet, la nature a été généralement perçue ainsi unifiée jusqu'à ce qu’une science plus mécaniste apparaisse, au cours du dix-septième siècle ".

" David Bohm a introduit les concepts d’ordre entrelacé et d’ordre développé. Ce dernier se rapporte à la surface des choses, au sein d’un monde mécanique de poussées et de tractions. Inversement, le premier implique une réalité repliée sur elle-même. L’ordre entrelacé se situe hors des catégories d’espace et de temps, et représente, selon Bohm, une manière plus appropriée d’ordonner la théorie quantique. Dans un certain sens, tandis que la physique de Newton décrit le monde développé, la théorie quantique est la première tentative de la science à aborder l’ordre entrelacé. C’est à ce dernier niveau qu’il convient de répondre à la question d’Einstein sur la réalité ... "

" ... même si le scientifique courant continue à penser de manière traditionnelle, il semblerait que certains commenceraient à explorer de nouvelles voies de compréhension de l’univers. En effet, le grand public a toujours eu intuitivement le sens de son interconnexion avec la nature. L’Américain de souche ressent la skanagoah, c’est-à-dire une profonde paix lorsqu’il est seul dans les bois, une conscience intense de son unité avec la nature dans son ensemble. Des sentiments du même ordre sont ressentis par les artistes et les mystiques de toutes cultures. En fait, il semble plus naturel de percevoir l’univers comme interconnecté et immanent, que comme mécanique et dissocié. Le philosophe Edmond Husserl soutient que la crise à laquelle l’homme et la femme modernes sont confrontés est due à l’insignifiance du monde qui les entoure. Il en trouve l’origine dans le désir Cartésien-Newtonien d’objectiver la nature. Mais, lorsque la nature devient objet, les valeurs et relations humaines sont sacrifiées. Le résultat est une univers vide, dénué de sens".

Je suis précisément un de ces artistes qui perçoit son inspiration comme provenant de sa relation avec la nature, telle que les physiciens quantiques la décrivent, tout en subissant le martyre au sein d’une humanité déshumanisée et obsédée d’objectivation de la nature par un matérialisme délirant, objet de telles critiques des philosophes. Pour nous, artistes, cette interconnexion avec la nature nous parvient sous la forme de signes, pour nous indiquer le chemin, si nous acceptons de nous sensibiliser à leurs messages, et si nous avons le sens d’un but dans la vie.

Pour le grand public et les scientifiques, ces signes n’étaient jusqu’à récemment rien de plus que de simples coïncidences. Carl Jung, psychanalyste mondialement connu, après avoir hésité pendant des années, fut l’un des tout premiers à faire une recherche en profondeur sur ce phénomène, qu’il a appelé " la synchronicité ". Il écrit :

" Si j’ai désormais dominé mon hésitation et pris à bras-le-corps ce sujet, c’est essentiellement parce que mes expériences comportant des phénomènes de synchronicité se sont multipliées au cours des décennies ". Et il définit la synchronicité comme " la coïncidence dans le temps d’au minimum deux événements, sans relation de causalité entre eux, et ayant la même signification. " Sur ce sujet, certains scientifiques semblent avoir totalement reconsidéré leur position, dont, en particulier John Wheeler, qui écrit :

" Nous avions cette idée, très ancienne, qu’il existait, là-bas, un univers, et voici l’homme, l’observateur, sagement protégé de cet univers par une glace blindée de 15 centimètres d’épaisseur. Aujourd’hui nous apprenons, dans le monde quantique, que, même pour observer un objet aussi minuscule qu’un électron, nous devons casser cette glace et parvenir jusqu'à lui ... Ainsi le terme ancien d’observateur doit être rayé de notre vocabulaire et nous devons le remplacer par celui de participant. C’est de cette manière que nous avons abouti à l’idée que l’univers était participatif".

En tant qu’artistes, nous devons avoir tant la volonté que les moyens d’interpréter les signes, lorsque nous les reconnaissons en tant que tels, et de les appliquer à la cause au profit de laquelle ils obtiendront les meilleurs résultats. En matière de volonté, c’est à nous qu’il appartient d’en faire l’effort - un véritable effort. Quant aux moyens, c’est par la reconnaissance des caractéristiques essentielles, fréquemment très fugaces, des événements de synchronicité, que nous les obtiendrons. Dans ce domaine, Carl Jung donne en exemple le cas d’une de ses patientes, une jeune femme qui s’était révélée psychologiquement inaccessible, du fait de son rationalisme Cartésien le plus extrême, selon lequel elle s’estimait savoir tout mieux que personne. Jung écrit :

" Après plusieurs tentatives infructueuses de tempérer son rationalisme par une compréhension plus humaine, je n’ai plus eu d’autre ressource qu’à espérer, en désespoir de cause, que quelque chose d’inattendu et d’irrationnel se produirait, quelque événement qui ferait éclater le sarcophage intellectuel dans lequel elle s’était hermétiquement enfermée ... Elle avait fait un rêve impressionnant la nuit précédente, dans lequel quelqu’un lui avait offert un scarabée d’or - un bijou de prix. Tandis qu’elle me conte son rêve, j’entends derrière moi quelques coups légers frappés à la fenêtre. Je me retourne et vois un assez gros insecte se heurtant à la vitre de l’extérieur, et s’efforçant manifestement de pénétrer dans la pièce assombrie. Ceci me parut très étrange. J’ouvre immédiatement la fenêtre et attrape l’insecte en plein vol. C’était un scarabée commun " Cetonia aurata ", dont la couleur, d’un vert doré, ressemble le mieux à celle d’un scarabée d’or. Je tends l’insecte à ma patiente en lui disant : " Voici votre scarabée. " C’est cet événement qui a véritablement percé la cuirasse de son rationalisme et fait fondre la glace de sa résistance intellectuelle. Le traitement pouvait alors se poursuivre avec des résultats satisfaisants".

Nous voyons donc apparaître ici clairement les caractéristiques principales d’un événement de synchronicité : il faut pouvoir établir une corrélation signifiante entre l’événement extérieur objectif et l’état psychologique interne de la personne, la corrélation devant être acausale.

" La seconde caractéristique essentielle est l’absence de corrélation entre l’événement externe, et l’état interne subjectif ... Dans ce sens, ni l’événement externe (le scarabée) n’est la cause de l’événement interne (le rêve), ni l’inverse n’est vrai. Au contraire, ces événements sont reliés de façon acausale, par leur signification, et pas simplement par le hasard d’une coïncidence entre événements externes et dispositions psychologiques internes ".

Pour reconnaître les signes, les interpréter correctement et en tirer le meilleur profit, l’artiste doit être pur, car la pureté est la meilleure manière d’éliminer le bruit de fond qui empêche de recevoir un message clair.

Source

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L'effet Einstein-Podolsky-Rosen

Source (voir les illustrations sur ce site)

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Synchronicité et vie personnelle

Messagede Céline » Lun Mai 15, 2006 10:22 am

Merci d'avoir explicité si clairement la synchronicité en tant que concept physique faisant partie intégrante de la vie...

Pourriez-vous, outre l'exemple de Jung, partager avec l'auditoire des expériences personnelles de synchronicité qui inspire vos oeuvres artistiques? Cela m'aiderait à reconnaître qu'il y a un sens à la vie, un sens à l'Univers.

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Messagede Cosmique » Lun Mai 15, 2006 2:01 pm

Céline,

Les expériences "personnelles" de synchronicité ont de particulier qu'elles sont éminemment personnelles justement. Elles sont entièrement subjectives, jamais probantes, non transférables, impossibles à répéter et à provoquer sur demande. Pour toutes ces raisons, elles sont généralement considérées comme purement imaginaires et sans intérêts par les esprits scientifiques traditionnels, et souvent tournées en dérision. Alors vous comprendrez que je ne sois pas très enclin à partager mes propres expériences de synchronicité sur un forum du type de celui-ci. Je peux cependant en parler en général.

Depuis que je me suis ouvert à l'idée de la synchronicité significative entre les différents événements de mon existence, je ne vois décidément plus la vie de la même manière. Tout m'apparaît maintenant comme porteur de sens. Ce sens n'est pas toujours évident, mais il l'est parfois de manière spectaculaire. Le plus important n'est cependant pas d'établir la validité de cette synchronicité, mais de bien comprendre l'utilité très personnelle qu'on peut en faire.

Plutôt que de partager avec vous une de mes nombreuses expériences personnelles de synchronicité, je vous donnerai un exemple inspiré de celles-ci afin de mieux illustrer ce dont il s'agit et surtout de mieux faire comprendre l'importance de ne pas chercher à croire en la validité de ce que les expériences dites de synchronicité peuvent vous révéler.

Disons que vous vous levez un beau matin suite à une nuit mouvementée au cours de laquelle vous avez fait un rêve plutôt bizarre au sujet de votre enfance et cela sans que rien de vécu dans les jours précédents puisse l'expliquer. Il se peut que vous chassiez aussitôt ce rêve de votre esprit parce que certains éléments inconfortables de votre passé y étaient rattachés. Mais il se peut aussi, ouvert à ce que ce rêve pourrait vous révéler, que vous le laissiez habiter librement le fond de votre conscience pour au moins les quelques heures qui suivront. Or, sur le chemin menant à votre lieu de travail, dans le métro disons, vous apercevez de loin une personne que vous n'aviez pas vue depuis plus de vingt ans. Fait étrange pour vous, cette personne porte un uniforme de l'armée canadienne. Rien de bien spécial en soi, mais cela cadre mal avec le souvenir que vous aviez gardé d'elle. Vous vous dites que ce n'est peut-être qu'une simple ressemblance et que cette personne n'est probablement pas celle que vous pensiez. Cette personne descend finalement à une station sans que vous ayez pu lui parler. Arrivée au travail, votre patron vous convoque à votre bureau pour vous proposer quelque chose pour laquelle vous n'étiez absolument pas préparée: il vous offre de devenir chef d'un projet important pour un très gros client, soit le ministère de la défense du Canada, ce qui vous demanderait entre autres choses de déménager dans une ville lointaine, une ville que vous connaissez fort bien cependant, la ville où vous êtes née. Il vous donne jusqu'au lendemain pour prendre votre décision. Le soir, sur le chemin du retour, alors que cette proposition occupe toutes vos pensées, vous ratez votre station et vous vous retrouvez deux stations plus loin. Vous traversez donc la passerelle pour reprendre le métro dans le sens inverse. C'est à ce moment là que vous recroisez la même personne en uniforme que vous aviez aperçue le matin. Cette fois vous avez la chance de lui adresser la parole. Vous le faites et c'est bien elle. Cette personne est bien le petit voisin un peu délinquant avec qui vous aviez déjà joué un très mauvais tour à monsieur le curé. En fait vous n'aviez jamais repensé à cette histoire depuis. Vous en parlez très spontanément avec elle en riant avec complicité. L'occasion est trop belle. Vous lui parlez de l'offre de votre patron. Déjà, bien malgré vous, vous sentez que vous accepterez cette offre. Les signes sont décidément dans l'air. Le soir venu, vous tirez une carte de votre jeu de tarot que vous n'aviez pas utilisé depuis des mois. La carte tirée: l'armée. Vous sentez une joie en vous. Votre décision est prise. Mais vous décidez en même temps de ne pas dire à votre patron ce qui vous a décidée à accepter son offre, du moins pas avant un certain temps, et seulement si l'occasion, une vraiment bonne occasion se présente éventuellement, par hasard ou synchronicité.

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Messagede Céline » Lun Mai 15, 2006 7:27 pm

Merci pour l'exemple. Je comprends. Tout peut être personnel. Même un coucher de soleil magnifique.
Bonne soirée,
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Messagede Myriade » Mar Mai 16, 2006 9:54 am

Nous étions dans le bain. Nous revenions de chez une amie, qui nous avait entraînés dans l'appartement de son ami artiste-peintre. Style gothique dépressif, mais bon artiste. L'appart était un foutoir sombre, la cuisine un énorme dégueulis de vaisselle sale. De quoi entretenir la déprime treize mois par année...
Nous étions dans le bain, assis face à face, heureux chez nous, quand j'ai dit: "La propreté appartient à tout le monde. Quand c'est sale chez toi, ça reflète un problème à l'intérieur de toi." Soudain, le répondeur de notre téléphone maison se fit entendre dans le salon, une voix féminine enregistrant ces mots très simples: "Service de nettoyage central. For service in english, press two." Le plus bizarre, c'est que nous n'avons pas entendu le téléphone sonner quatre fois avant que le répondeur ne s’enclenche...

Hasard ou quoi-nicité? C'est peut-être un « ange » qui, se servant du programme d’intervention discrète produit et entretenu par le grand cerveau artificiel qui nous surveille en permanence, a décidé de me faire un signe avec un bout de pub d'une compagnie montréalaise de nettoyage à domicile... Pourquoi? Parce qu'un bourgeois peut avoir l'air propre en payant pour que sa maison soit nettoyée, tandis qu'il est très sale à l'intérieur de lui-même. C'est du moins la réflexion philosophique que cet événement synchro-bizarre m'a poussé à faire.

Toute ma vie de philosophe est peuplée d’événements semblables qui m’ont fait réfléchir. Depuis que j’ai eu personnellement la preuve que ma vie est parfaitement connue par une civilisation supérieure, je ne peux plus attribuer ces événements au hasard, ni seulement à une synchronicité provenant du développement de la raison impersonnelle de l’univers. Je ne nie pas l’existence de cette synchronicité, je dis que nous vivons dans un laboratoire des « dieux ».

Le développement de cette science appelée quantique pourrait nous mener à la compréhension scientifique de l'énergie mentale (laquelle ne se réduit pas au support électro-chimique du corps mécanique), puis à la science de la télépathie, et nous donner les clés ultimes de l'immortalité scientifique et du voyage à des vitesses supérieures à celle de la lumière.
Dernière édition par Myriade le Mar Mai 16, 2006 2:53 pm, édité 1 fois.
Si Satan veut nous détruire, pourquoi m'a-t-il conçu?
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Messagede uobbuob » Mar Mai 16, 2006 1:22 pm

noé et moïse appelaient ça les songes de l'éternel. jésus se disait fils de dieu. plus ça change plus c'est pareil on dirait. il était temps que la science y arrive. elle arrivera peut-être à ce que j'appelle la science de la foi. apprend et oubli. car celui qui tente d'utiliser cette voie pour sa gloire personnelle se trouve dès lors perdu dans un dédale de manifestations chaotiques. pensons aux suicides collectifs, aux pathos illuminés de tout acabit qui 'jouissent' à forger des dogmes à tous les coins de rues.

à chacun de nos regards, la moindre de nos sensations, le potentiel de communion est absolue. la mort même se dessine à travers ces manifestations et ce qu'on en tire.

l'homme pourra, au moment opportun, prédire son destin, s'y projeter et revenir nous narguer (de notre point de vue), transformé en icone de matière éthérée.

résurrection

mais tout ça, c'est déjà de l'histoire ancienne... toujours d'actualité!
j'affirme que dieu existe par ce mystère de la vie dont nous sommes les héritiers absolus.
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Messagede Cosmique » Mer Jan 02, 2008 1:08 pm

«" Dans un moment décisif de son traitement, une jeune patiente eut un rêve où elle recevait en cadeau un scarabée d’or. Tandis qu’elle me racontait son rêve, j’étais assis le dos tourné à la fenêtre fermée. Soudain, j’entendis derrière moi un bruit, comme si quelque chose frappait légèrement la fenêtre. Me retournant, je vis qu’un insecte volant frappait la vitre. J’ouvris la fenêtre et attrapai l’insecte en vol. Il offrait avec un scarabée d’or l’analogie la plus proche qu’il soit possible de trouver sous nos latitudes : c’était un scarabéidé de la famille des lamellicornes, hôtes ordinaires des rosiers : une cétoine dorée, qui s’était apparemment sentie poussée, à l’encontre de ses habitudes normales, à pénétrer juste à cet instant dans une pièce obscure ».

On peut dire, en terme de logique locale, que A, le rêve de la jeune femme, est le produit d’une série causale x. B, l’apparition du scarabée dans la pièce, est le produit d’une autre série y. Dans la logique de la causalité locale, les deux séries causales sont dites séparées et indépendantes et se croisent en E par un pur « hasard ». Cependant, ce n’est que l’aspect mécanique du phénomène, nous voyons en même temps une relation intelligible entre A et B, si bien que E est un événement parfaitement significatif. C'est l’ensemble qui acquiert immédiatement une cohérence et celle-ci abolit la représentation fragmentaire et son incohérence. La cohérence parait nouvelle, suscite la surprise, parce que le mental dans lequel elle apparaît a l’habitude de fonctionner dans la séparation et là, il est pris au dépourvu et placé devant une unité de sens. Si Pierre avait annoncé à Paul qu’il amènerait un scarabée en cours de biologie et que Paul arrive en retard et voit un scarabée sur la table, il ne sera pas surpris. L’événement E est dans le prolongement d’une série causale x, à la suite de C, l’annonce faite par Pierre à Paul, il n’apparaît pas par « hasard » sur la table. Dans la séance de Jung, il y a synchronicité, parce que deux événements surgissent ensemble, possèdent une résonance significative, une unité évidente, et cependant n’ont aucun lien à travers la causalité locale. Par définition, la synchronicité est acausale. Nous avons tous fait ce genre d’expérience, ne serait-ce qu’avec le téléphone. Je pense à une personne et dix seconde plus tard, le téléphone sonne et c’est elle. Jung évoque ce banquier qui, une nuit dans un hôtel, fait le cauchemar : il voit le guichetier de l’ascenseur lui ouvrir la porte. Dans l’ascenseur, il y a un cercueil. Impressionné, le matin, il prend prudemment l’escalier pour se rendre à la réception. Une minute plus tard, la cabine de l’ascenseur se détache et s’écrase dans un grand bruit. Notre homme était mort s’il l’avait emprunté.
Dans la perspective de la causalité locale, ce type de relation est inexplicable. Par contre, dans la perspective de la causalité non-locale le mystère est moins épais. Si en effet l’univers est Un et non-divisé, s'il existe en permanence une corrélation infinie des événements, rien n’empêche que puisse affleurer dans la conscience du sujet, y compris dans un état différent de l’état de veille, une information reliant deux points causalement éloignés. La coïncidence qui surprend, est en fait fondée sur l’unité de ce qui est. La coïncidence nommée « hasard » est le signe de la résonance universelle de l’unité de ce qui est. Parce que dans ce cas, la relation est acausale, elle ne passe pas par des séries de deux systèmes massifs de causalité. Elle peut très bien passer par les détails les plus insignifiants, au regard de la pensée habituelle. La synchronicité révèle le Sens par delà le processus habituel de la causalité. Elle est un pressentiment de l’unité, celui dans lequel nous comprenons que le hasard n’existe pas. »

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Messagede kingmob_qc » Ven Jan 04, 2008 12:53 am

Trêve de poésie, imaginons un événement plus concret : Un viaduc composé de béton et d’acier d’armature s’effondre en un temps quelconque causant le décès de quelques passants éventuels. Quel poids doit-on donner à la loi du chaos?

Le destin et le hasard sont de belles probabilités qui ne font ni foi ni loi.
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