Saguenay porte le jugement sur la prière en appel
Mise à jour le mercredi 16 février 2011 à 12 h 53
Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, portera en appel le jugement rendu vendredi dernier par le Tribunal des droits de la personne, qui interdit la récitation de la prière avant les séances du conseil municipal et qui demande le retrait des symboles religieux de l'hôtel de ville.
En conférence de presse mercredi matin, le maire Tremblay s'est dit profondément déçu de la décision qui condamne la Ville à payer 30 000 $ à Alain Simoneau et au Mouvement laïque québécois. Il affirme que les élus de Saguenay ne peuvent faire autrement que de soumettre le jugement aux instances supérieures parce qu'il aura des répercussions partout.C'est probablement la première fois dans l'histoire du monde qu'un maire est arrêté de faire la prière et est puni pour l'avoir récitée.
— Jean Tremblay
La Ville de Saguenay ne paiera pas les frais juridiques pour appeler du jugement du Tribunal des droits de la personne. Il invite les citoyens à faire des dons pour défendre le droit de la Ville à réciter la prière durant les assemblées du conseil municipal.Je suis certain que mes citoyens sont favorables à ce qu'on se tienne debout et que les Canadiens français, on fasse respecter nos valeurs.
— Jean Tremblay
Saguenay a déjà dépensé près de 60 000 $ en frais juridiques et pour les expertises.
Le maire Jean Tremblay a indiqué que les élus de Saguenay allaient continuer de réciter la prière aux prochaines assemblées publiques.
Réaction du Mouvement laïque du Québec
L'avocat du Mouvement laïque du Québec, Luc Alarie, n'est pas étonné de la décision du maire de Saguenay. Il rappelle que le jugement de la juge Michèle Pauzé ne constitue pas un précédent, mais réaffirme le caractère de neutralité que doit avoir un conseil municipal. Me Alarie souligne également que Jean Tremblay fait preuve d'entêtement en portant le dossier en appel.C'est son intransigeance qui fait en sorte qu'il ne veut pas se plier au jugement rendu. Des citoyens peuvent prier Dieu, mais pas une municipalité.
— Me Luc Alarie
Le problème que Jean Tremblay n'arrive pas à comprendre c'est qu'avoir un crucifix à l'hôtel de ville c'est un peu comme dire qu'au niveau idéologique se sont les chrétiens qui ont raisons et que ceux qui croient à d'autres religion ou qui sont non-croyants on tort. De quels droit les chrétiens prétendent-ils avoir raison plus que les autres ? Absolument rien ne prouve celà, ce n'est qu'une croyance. Comme à une époque les gens croyaient aux dieux grec et romains dur comme fer. Aujourd'hui ce ne sont plus que de bons scénarios de film.
À la base les religions ont été créées pour expliquer les grands mystères de la vie que l'on arrivait pas à expliquer. Aujourd'hui on peut expliquer les débuts de l'univers, l'apparition de la vie et comment elle s'est développé pour devenir ce qu'elle est présentement. La religion est donc désuète pour bien des gens. Toutefois, il y a une chose à laquelle les religions se raccrochent, l'espoir d'une vie après la mort. Évidemment plus on vieillis et plus on se rapproche de la mort et donc souvent on devient plus croyant.
À Saguenay il y a beaucoup de personnes agées en proportion de la population et les vieux vont beaucoup plus votés aux élections municipales que les jeunes qui se présentent en nombre très réduit aux assemblés comparé à l'armée de têtes blanches qui y est présente. Le calcul politique est facile à faire. Il sait très bien qu'en "défendant Dieu" devant les tribunaux celà va solidifier sa base électorale. Il va même jusqu'à utiliser les valeurs des canadiens-français pour défendre son point de vue.








