À quand la levée de boucliers de la gauche pour venir à la défense de ces terroristes reconnus coupables de leurs actes ?
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Catherine Handfield
(Montréal) La direction du Journal de Montréal a congédié neuf employés en lock-out, dont le président du syndicat, Raynald Leblanc, pour leur rôle dans diverses manifestations illégales, dont l'occupation des locaux du quotidien en juillet 2009.
Plus de 100 autres syndiqués sont suspendus pour une période variant entre une semaine et un an, selon l'information fournie par le syndicat. Les employés concernés ont appris la nouvelle lundi soir par une lettre envoyée par huissier.
Cette mesure, qui touche près de la moitié des employés à lock-out, survient à la suite d'un jugement de la Cour supérieure en défaveur du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM).
La semaine dernière, la juge Anne-Marie Trahan a condamné les membres du syndicat à payer des amendes se chiffrant à un total de 78 750$ pour avoir investi les locaux du quotidien, commettant ainsi un outrage au tribunal.
Le 22 juillet 2009, un groupe de syndiqués sont entrés de force dans les locaux du quotidien pour exprimer leur souhait de retourner au travail. Or, ils n'ont pas le droit d'entraver l'accès ni de se trouver à l'intérieur de l'établissement de la rue Frontenac, à Montréal.
Le STIJM entend contester les congédiements et les suspensions de ses membres, a indiqué mardi matin Pascal Filotto, secrétaire du syndicat. «C'est un peu particulier, puisque nous sommes actuellement en conciliation, a réagi M. Filotto. Si l'employeur cherchait à faire dérailler ce processus, il ne pouvait s'y prendre autrement.»
Selon Pascal Filotto, les employés congédiés sont ceux qui avaient un rôle actif dans la manifestation de l'été dernier. La plupart sont journalistes et photographes.
Outre l'occupation des locaux, la direction reproche aux employés leur visite surprise d'un magasin de Brault et Martineau, en avril 2009. Les syndiqués voulaient ainsi contester le fait que la chaîne continue d'acheter de la publicité dans le quotidien malgré le conflit de travail qui perdure depuis 18 mois.
Enfin, des employés sont blâmés pour avoir manifesté devant l'imprimerie du quotidien à Mirabel en décembre dernier. Cette action avait perturbé la livraison du Journal de Montréal et du quotidien Le Devoir, qui est imprimé lui aussi à Mirabel.
Soulignons qu'en 2006, le Journal de Montréal avait congédié une quarantaine de pressiers en lock-out pour vandalisme. Selon le STIJM, ils avaient été réembauchés pendant la négociation du protocole de retour au travail.



