Descente masculine: et les monts Chic-Chocs?
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Le député Pascal Bérubé souhaite que le potentiel des monts Chic-Chocs, en Gaspésie, soit de nouveau évalué pour une éventuelle candidature olympique de Québec.
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
Ian Bussières
Le Soleil
(Québec) Le député péquiste de Matane, Pascal Bérubé, a invité hier Équipe Québec à évaluer de nouveau le potentiel des monts Chic-Chocs, en Gaspésie, pour y tenir la descente masculine en vue d'une éventuelle candidature olympique de Québec.
«À partir de maintenant, comme il semble que le cap Maillard ne soit plus considéré par la FIS [Fédération internationale de ski] selon une information diffusée par LCN et que le maire de Lake Placid propose à Québec de tenir les épreuves de ski alpin à Whiteface Mountain, il faut absolument évaluer de nouveau le potentiel des Chic-Chocs. Après tout, les Chic-Chocs, c'est au Québec, et c'est avec des fonds publics qu'est financée Équipe Québec», a déclaré le député hier.
Celui-ci invite formellement en Gaspésie Équipe Québec et son président, Claude Rousseau, afin d'apprécier le potentiel de ces montagnes. «Je me fais le promoteur des Chic-Chocs car il faut garder cette option vivante. Il faut rêver plus grand et penser au Québec plutôt qu'à Lake Placid si le cap Maillard ne fait pas l'affaire. S'il y a une région qui peut contribuer par la qualité de ses espaces et la volonté de se développer, c'est bien la Gaspésie!»
Le député de Matane a ramené sur la table des études qui avaient été réalisées sur les monts Chic-Chocs lors des candidatures olympiques de Québec pour les Jeux de 2002 et de 2010.
«Les commentaires étaient très positifs au sujet des Chic-Chocs à l'époque, notamment le mont Nicol-Albert, situé à Cap-Chat, et qui fait 770 mètres», explique M. Bérubé.Michel Thibault, qui était directeur général de la Société de développement économique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine dans les années 90, avait contribué à l'époque à faire la promotion des Chic-Chocs pour les précédentes candidatures olympiques de Québec.
«En 1994, une étude avait démontré que le meilleur site était dans les monts Chic-Chocs. Il n'a pas été choisi par le comité de Québec, mais pour Québec 2002, on se souvient que la montagne qui n'était pas conforme avait nui à la candidature et que Québec s'était fait damer le pion par Salt Lake City», rappelle M. Thibault.Priorité au Massif
Quant à Claude Rousseau, il a répété hier qu'Équipe Québec n'envisageait pour l'instant que deux options, soit le cap Maillard et le mont à Liguori, tous deux situés sur le territoire du centre de ski Le Massif, à Petite-Rivière-Saint-François.
«Moi, je n'ai pas encore vu le rapport préliminaire de la firme Roche ni rencontré les gens qui se sont rendus au Congrès de la Fédération internationale de ski, en Suisse. Par contre, je ne suis que partiellement surpris si le cap Maillard a été laissé de côté pour la descente masculine. On entendait souvent parler de le rehausser avec une structure installée au sommet et je sais que ce n'est pas une option qu'apprécie la FIS», indique M. Rousseau.
«Nous travaillons encore très fort avec le mont à Liguori, qui dispose presque de la hauteur requise et permet d'avoir un tracé de trois kilomètres, deux exigences de la FIS. Par contre, un long faux plat empêche pour l'instant de répondre à leurs attentes au niveau de l'inclinaison de la pente. Il faut voir ce qu'on fera avec ce faux plat-là!» enchaîne-t-il en soulignant que pour le Cap Maillard, il n'y a que l'inclinaison qui réponde aux exigences de la FIS, le dénivelé et la longueur posant problème.
Quant aux options de rechange comme les monts Chic-Chocs, le mont Valin, au Saguenay, ou Whiteface Mountain, Équipe Québec ne les évalue pas pour l'instant. «Ces options sont des plans B, C, D et E dans nos cartables. Pour Lake Placid, cependant, ce ne serait pas possible, selon les règles actuelles du Comité international olympique», indique Claude Rousseau.
«Bref, nous nous concentrons sur notre plan A, qui est Petite-Rivière-Saint-François, mais peut-être que dans une semaine ou deux, on se réveillera et qu'il faudra peut-être tenir les descentes masculine et féminine sur deux sites différents ou qu'il faudra aller ailleurs. Et il faut bien y réfléchir avant d'aller ailleurs en raison des coûts entraînés par la mise en place d'un deuxième village des athlètes et aussi la contrainte du transport», conclut M. Rousseau
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dos ... -chocs.phpPour une fois (rare) je suis entièrement d'accord avec un péquiste ...

Des gens qui se disaient de «gauche» expliquaient qu'ils feraient dorénavant un gros effort pour être «efficaces», sans se rendre compte de leur humour involontaire. - Joseph Facal