Québec investit dans les haldes de résidus miniers.
Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Christian Paradis (photo ci-dessous), a annoncé vendredi l’octroi de 600 000 $ pour la réalisation de deux études concernant les nombreuses haldes de résidus miniers dispersées sur le territoire de Thetford Mines, en Chaudière-Appalaches.
On retrouve dans ces haldes (débris provenant du triage et du lavage des minéraux) rien de moins que 700 millions de tonnes de pierre, en raison de l’exploitation des mines d’amiante chrysotile effectuée depuis plus de 100 ans.
Le ministère a conclu un accord avec le Centre de technologie minérale et de plasturgie du cégep de Thetford pour la réalisation des études.
La directrice du centre, Annie Rochette (photo ci-dessous), a mentionné que tous les sites seront cartographiés et des échantillons de minéraux seront prélevés. On veut savoir s’il est possible d’extraire certains minéraux comme du magnésium ou du nickel. Si on fait l’extraction, il ne restera que de la pierre dite stérile.
Les haldes seront par la suite végétalisées, c’est-à-dire qu’on y plantera des végétaux. Le ministre Paradis aimerait qu’on y fasse pousser des plantes qui pourraient être récoltées dans le but d’en faire du biocarburant.
Les études débuteront en septembre pour se poursuivre pendant trois ans. Mme Rochette avance que cet exercice permettra aux étudiants du centre de réaliser des travaux sur le terrain au lieu de se limiter au laboratoire.
Le gouvernement fédéral alloue annuellement 8 millions $ pour l’amélioration environnementale du secteur minier.
Uranium et schiste
Le ministre fédéral a expliqué en entrevue sa position sur deux exploitations controversées au Québec.
Mardi, à l'entrée de la Commission parlementaire sur la réforme de la Loi sur les mines, au grand dam des représentants de la coalition Sept-Îles sans uranium, qui avaient campé devant le parlement, le ministre délégué aux Ressources naturelles, Serge Simard, avait déclaré qu’il n’était pas question de décréter un moratoire sur la prospection et l'exploitation d'uranium au Québec.
Christian Paradis, ministre des Ressources naturelles du Canada, désigne les opposants à l’exploration et l’exploitation de gisements d’uranium comme étant des gens à contre-courant.
«Lors du dernier discours du trône, nous avons assoupli les règles pour permettre des investissements étrangers dans le secteur des mines. J’arrive de Paris où se tenait un sommet sur l’exploitation des minéraux et on a pu apprendre qu’en Arabie saoudite, ils viennent d’acheter des réacteurs nucléaires, l’Inde s’en vient avec ça et plusieurs autres pays. L’énergie nucléaire, c’est sécuritaire et ça ne produit pas de gaz à effet de serre.»
Pour ce qui est de l’exploitation d’une mine d’uranium, le ministre se veut rassurant en disant que ce secteur est très encadré et réglementé par l’Agence de l’énergie atomique du Canada. M. Paradis tient à préciser que l’exploitation des mines relève du gouvernement provincial.
La découverte de gisements de gaz naturel enfermé dans de la pierre de schiste est une excellente nouvelle pour M. Paradis. «On pensait manquer de gaz dans les prochaines années et voilà qu’on pourra en avoir pour 100 ans à venir au Québec et aussi en Colombie-Britannique. Le potentiel d’exploitation est énorme et la technologie est là.»
Actuellement au Québec, quatre entreprises effectuent des forages exploratoires un peu partout dans les régions de Lotbinière, de Saint-Hyacinthe et du Richelieu. La technique consiste à injecter à très haute pression de l’eau et du sable à environ un kilomètre de profondeur dans le sol. La pierre de schiste se fractionne alors et libère le gaz naturel qu’elle renferme. Les futurs puits de gaz peuvent s’étendre sur deux kilomètres à l’horizontale
Un nouveau mot dans le décor..On mentionnait autrefois le terril, le crassier et maintenant les aldes..Toujours les mêmes synonymes dépendant des sources
d' information..
Terril (ou terri) : - Mines - n.m. Butte ou colline artificielle formée par l’amoncellement des débris "industriels" d’une mine, qu'on appelle les "stériles". Les terrils sont constitués de schistes, de grès et de résidus pour les mines de charbon, et de déchets de calcaire, de gypse ou de craie, dans les carrières où il est quelquefois employé. Egalement appelés Crassiers dans la région des mines Saint Etienne ou Halde dans le vocabulaire spécifiquement minier
ref Geopedia encyclopédie
T' en qu' à savoir si est possible d' extraire du magnésium et du nickel, gageons que plusieurs siècles passeront avant que l' on puisse y toucher.




