Mise à jour: la manif ne s'est pas tellement bien déroulée. Les policiers ont tenté de nous encercler devant leur poste, alors nous avons dû partir.
Un groupe de dix personnes, portant des vêtements noirs et masquant leur visage, fut arrêté et mis en détention avant le départ de la manifestation québécoise du 12 mars, à Montréal, contre les hausses tarifaires au Québec et contre les risques de privatisation de services publics. À l'aide de chevaux, le groupe fut isolé de la foule, et amené en fil simple malgré les réactions de protestation des gens arrêtés et d'une partie de la foule autour.
Un policier a déclaré à des observateurs que le groupe « avait des armes [...] dont une arme à feu ». Les témoins interrogés au sujet de cette affirmation ont réagi en riant : « Bon, un autre de leur mensonge, encore et encore », « Ils inventent toujours des armes imaginaires ». Visiblement, la police ne jouit pas d'une grande crédibilité aux yeux des gens venus manifester.
Rest of the text:
Des bénévoles à la sécurité de la manifestation disent avoir vu uniquement des drapeaux et des tracts portés par ledit « black block ». D'autres témoins occulaires à qui nous avons parlé affirment ne pas avoir aperçu de sacs sur les personnes qui quittaient en fil simple ni dans les mains des policiers. Ceci les amène à douter que le groupe était armé.
Pour plusieurs, cela leur rappelle le G20 à Toronto cet été, avec ses plus de mille « arrestations préventives » de personnes n'ayant commis aucune infraction ni délit quelconque, malgré que la police ne manquait pas d'imagination pour créer des accusations sur le tas.
La police ne sait peut-être pas que les anarchistes portent le noir pour représenter leurs luttes et bon nombre couvre leur visage avec un foulard par principe ou tradition. Ainsi, un groupe d'anarchistes dans une manifestation aura toujours un peu l'air d'un black block.
Il y a un consensus parmi les personnes interviewées : les personnes arrêtées n'ont commis aucun délit. Est-ce que la police possédait des informations réelles permettant de lier ces individus à un complot visant à commettre un méfait ou encore la police estime-t-elle avoir un nouveau pouvoir d'arrestation préventive selon les allures des gens ? Dans le cas présent, cela a eu pour effet concret d'empêcher des gens de manifester leurs opinions.
http://www.cmaq.net/fr/node/43555










