C'est étrange que la décision ne prend aucune place dans tous les médias de gauche Québécois alors que des chemises se déchiraient lorsque les maîtres à penser du Plateau ont jugé les propos comme étant dde la diffamation
http://www.crtc.gc.ca/fra/archive/2010/2010-534.htm
Passages intéressants:
15. CJMF-FM indique que la station et ses animateurs, y compris M. Bouchard, sont clairement reconnus dans le marché radiophonique de Québec comme une radio d’opinion, et qu’ils exposent des points de vue sur des sujets d’intérêt public. La titulaire estime qu’il est légitime de critiquer Mme David puisqu’il s’agit d’une personnalité politique active reconnue comme telle. CJMF-FM fait également valoir que l’opinion exprimée par M. Bouchard, bien que discutable ou exagérée, n’est pas déraisonnable ou injurieuse envers Mme David et se rattache strictement à sa vie politique.
16. De plus, toujours selon CJMF-FM, le fait d’utiliser des qualificatifs tels que « marxiste », « communiste », « socialiste » et « Soviétique » est justifié dans les circonstances considérant que le parti dans lequel œuvre Mme David, Québec solidaire, a reconnu officiellement le Parti communiste du Québec comme étant lié ou représenté au sein de Québec solidaire, ce qui a d’ailleurs été précisé par l’animateur au cours de l’émission.
23. Dans les circonstances de l’espèce, le Conseil estime que les propos de l’animateur ne constituent pas des attaques personnelles injustifiées. Les qualificatifs utilisés pour décrire Mme David peuvent être exagérés, impopulaires ou de mauvais goût, mais ils demeurent reliés aux fonctions publiques et politiques de la plaignante et non à des attributs ou des motifs personnels. Mme David n’était pas non plus visée en tant que femme. La présence de Mme David dans le manuel scolaire était critiquée par l’animateur pour le simple fait qu’une politicienne, chef d’un parti politique, ne devrait pas y figurer. Selon lui, on ne devrait pas dire aux jeunes quoi penser, mais plutôt leur enseigner comment penser. L’animateur précise également qu’il aurait eu la même réaction si quelconque autre chef politique avait figuré dans le manuel scolaire. De plus, l’animateur a justifié la comparaison de Mme David à un chef soviétique ou un communiste par le fait que le parti Québec solidaire reconnait certains de ses membres comme faisant partie du Parti communiste du Québec.
24. Par ailleurs, le Conseil note que l’émission comporte une tribune téléphonique contenant des opinions et qu’en conséquence, les propos ont été clairement présentés comme les opinions de l’animateur et non comme des faits objectifs. Dans ce contexte, le Conseil est satisfait de la réponse de CJMF-FM. L’animateur était en droit d’émettre son opinion ou une critique, bien qu’exagérée ou inappropriée, sur un sujet d’intérêt public.
25. Conséquemment, le Conseil conclut que la titulaire n’a pas agi à l’encontre de la norme de haute qualité prévue dans la Loi.








