Dernière chose... je viens d'appendre que ce midi, ce bon vieux Jean Charest a gagner ce midi-même un prix pour son leadership international a Cancun. J'ai même pas envie de me prononcer la dessus


Pourquoi ne pas prendre les points forts, les actualisés ( on ne peut pas ne pas tenir compte de l'époque ) et les modifier pour faire en sorte d'arriver à une certaines stabilité dans l'égalité de tous, dans l'économie, dans les services sauciaux, etc.



À en crever
Je suis en train de lire Hémisphère gauche. C'est l'essai de l'heure, qui dresse la cartographie des nouvelles pensées critiques. Écrit par un prof de socio de la Sorbonne, Razmig Keucheyan, il est publié simultanément en France et au Québec, chez Lux, cet éditeur de la dissidence qui publie Normand Baillargeon, Chomsky, Dupuis-Déry, etc.
En principe, je suis donc en pays ami. Mais, en fait, c'est la millième chronique de mon désespoir que je vous refais ici.
Fermons le livre une minute. Le truc qui me désespère le plus, dans la vie, c'est cette assurance partagée par des milliards de gens qu'on vit dans le meilleur des mondes (des systèmes) possibles. On s'entend bien, ici: ce n'est pas le système lui-même qui me désespère, c'est la fin de l'Histoire. Ne cherchez plus le bonheur, le bien commun, la justice, la démocratie, le progrès. Tout cela s'incarne dans un système qui nous vaut le meilleur des mondes, alléluia, appliquons-nous à le rendre encore meilleur, plus sûr, moins corrompu. On ne vous avait pas promis de jardin de roses? Eh bien! Le voici quand même.
Plus personne ou presque pour se demander si le meilleur des mondes ne pourrait pas être autre. Si la consommation pourrait être le moteur sans être la finalité, si la vitesse, le bruit, la renommée, l'instantanéité, le jeunisme... ah, et puis merde. Un ami prof d'art, aussi désespéré de ses élèves que je le suis du monde entier, m'a dit hier encore que ce qui manque le plus à ses élèves, c'est l'engagement, cet engagement sans lequel l'intuition n'est que du vent. J'ai ajouté qu'il leur manquait aussi le goût, l'envie de la complexité, j'ai ajouté... ah, et puis merde.
Savez-vous ce qu'on me répond quand j'exprime ce besoin désespéré d'un monde autre? On me répond que c'est une pensée dogmatique, qu'elle mène le plus souvent au totalitarisme, voire à la barbarie. Le plus drôle, c'est que les plus acharnés à me convaincre de cela sont des défroqués du socialisme, qui sont passés sans sourciller d'un totalitarisme à un autre. Je pense à des Finkielkraut, des Glucksmann, des BHL. Même Sollers.
Bref, je reviens à cet essai, dont j'avais commencé la lecture avec avidité. Mes amis, donc. Ma famille, donc. Les intellos des nouvelles pensées critiques allaient enfin me donner les dernières nouvelles de ce monde autre...
Les 100 premières pages font un bilan rigoureux des échecs de la gauche depuis la révolution d'Octobre. Et puis on entre dans le vif du sujet. Les nouvelles pensées elles-mêmes. Quelles sont-elles? Que disent-elles? Que mangent-elles en hiver, cet hiver qui dure depuis un demi-siècle si on veut bien remonter au thatchérisme des années 70? Que disent-ils, mes amis intellos?
Rien, sacrament!
Des pages et des pages sur le poststructuralisme, le postcolonialisme, sur la pertinence de l'État-nation, sur l'indigénisme... L'indigénisme! C'est quoi, ça? Marx expliqué aux Mohawks d'Oka?
Désespérant, tu dis? Je vais en crever.




J'en connais un peu, sur la forêt.

jivre a écrit:...je suis tanné. Ceci est une réponse plus ou moins directe au message de ADN_ARN, mais ça me tanne. J'ai n'ai aucun criss de goût pour perdre mon temps avec un tel être qui ne cherche qu'à mépriser et diminuer ses interlocuteurs, pour se remonter l'estime virtuellement avant de mourir, tout en déversant son fiel cynique et désabusé qu'il essaie (très mal) de déguiser en sagesse; qui n'a aucune écoute sauf pour lui-même; qui étale une connaissance visiblement assez superficielle, sans liens avec les sujets et dans l'unique but de se trouver supérieur en s'imaginant que personne ne comprend ses insides, et qui vous entretient de ses visions de soumissions des autres, et autres bêtises sans intérêt tout à fait personnelles mais qu'il prend pour des tares universelles de l'humanité et sur lesquelles reposent probablement sa cosmogonie défaitiste, pessimiste et plate à mort.
Je m'appelle Victor moi aussi, et je trouve ça assez navrant de voir un gars comme ça s'amuser à faire chier les autres de cette manière, en parlant de poils, de ses couilles, bref, de ce qui l'intéresse lui, pour polluer tous les sujets et bullshiter tout le monde. Il y a tout juste un an, il me disait qu'il avait lu «toutes les revues scientifiques au sujet du climat»!! Toutes!! Et c'était pour essayer de prétendre que la température ne se réchauffait pas ou que l'effet de serre n'était pas en cause. C'était pourtant flagrant qu'il n'avait même pas lu les documents qu'il critiquait directement (ex: le diagnostique pour Copenhague). Il est impossible d'avancer dans une conversation avec lui. C'est un bullshitteux, qui ne cherche qu'à nous prendre pour des idiots ignorants, fainéants et dogmatiques, et qui n'écoutera rien qui puisse lui montrer le contraire. Et quand je dis qu'il ne cherche que ça, je pèse mes mots, toute sa conversation se résume à ça.
Ce n'est pas son opinion défaitiste et égoïste qui me rebute, mais son manque total d'écoute, son mépris des autres, et son niaisage. Bref, c'est mon dernier message de plus d'une phrase à son sujet, j'ai vidé mon sac, et j'encourage quiconque à cesser de lui répondre.

jivre a écrit:J'en connais un peu, sur la forêt.

ADN_ARN a écrit:rien de la pensée cynique ou idéaliste d'une morale anthropomorphique n'a quoi que ce soit à voir avec le déploiement du vivant. Rien.
ADN_ARN a écrit:si les premiers brins d'herbe s'étaient tous mis d'accord pour que pas un d'entre eux ne fasse de l'ombre aux autres, les forêts n'auraient jamais existé.


Truth a écrit:de quoi tu parles?
Truth a écrit:On est en train de détruire la planète en plus des liens qui rendaient autrefois l'être humain si puissant. C'est fini l'époque du "un pour tous et tous pour un" et c'est très dommage car comment avancer plus vite que lorsque nous sommes tous en colloboration?

à perséverer dans la voie de la science, de la distinction, l'âme humaine erre, confuse, à la poursuite de son ombre


ADN_ARN a écrit:La vérité de l'arbre, la vérité de l'humain, elle se trouve dans ce qu'est l'arbre, dans ce qu'est l'humain, par delà le haut et le bas, par delà le lumineux et le sombre, par delà l'idéal et le cynisme, par delà la beauté et la laideur et par delà le bien est le mal.
tout à fait. et c'est bien ce qu'on peine à faire. une chose se révèle de plus en plus à nos yeux: plus on avance en science, plus le mouvement de la nature s'accentue et pas nécessairement dans le sens qu'on voudrait. là est l'énigme. comment faire en sorte d'utiliser la science sans se mettre à dos la nature? je n'y vois qu'une issue: la conscience. elle a accès à tout ce dont la nature recèle de génie et de pouvoir de transcendance. à chacun d'y voir. c'est gratuit, accessible à tous et présent à chaque instant.El penguin a écrit:Je pense qu'il faut faire une distinction entre la science et l'utilisation que les humains font de ses découvertes




uobbuob a écrit:la science c'est pour les dépendants qui s'inquiètent à l'excès au moindre symptôme. pourtant il n'ont qu'à faire confiance à l'éternité d'où ils proviennent. si l'éternité m'a fait, à plus forte raison elle est la mieux placée pour me conduire jusqu'à la fin.





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