de TheEggman » Mar Juin 29, 2010 9:51 am
Michel C. Auger bafouille: un problème de son et non l'alcool
Le 29 juin 2010 - 08:47 | Julie Rhéaume
En ondes à RDI dimanche, à 21h, le journaliste politique Michel C. Auger bafouillait et semblait confus. L'alcool ne serait pas en cause, assure son patron. Le reporter a d'ailleurs dû s'expliquer au sujet de ses agissements.
Dimanche soir, à RDI. Michel C. Auger présentait un reportage sur le G20 lors duquel il aurait pu sembler ivre. Le chef politique de Radio-Canada a dû s'expliquer à ses supérieurs. «Non, il n'était pas en boisson», a dit la Société d'État au Journal de Montréal.
«C'est incroyable comment les médias sociaux s'emparent de tout et nourrissent des mythes et de fausses rumeurs. Nous avons là un bon exemple», d'ajouter Nathalie Moreau, la porte-parole de la SRC, en entrevue au quotidien.
Cet extrait mettant en vedette M. Auger s'est vitre retrouvé sur la Toile. Le journaliste s'est ensuite vu dans l'obligation de donner sa version des faits sur son blogue. Il écrit d'ailleurs que des auditeurs avaient porté plainte à son sujet tandis que d'autres étaient inquiets.
«De violents orages balayant la région de Toronto ont fait en sorte qu'il a fallu à la hâte abandonner notre position de diffusion à l'extérieur du centre des médias pour s'abriter à l'intérieur», écrit Michel C Auger sur son blogue.
«Il n'y avait pas beaucoup de temps pour faire des tests et, dès mes premiers mots, j'ai compris que quelque chose n'allait pas. J'avais ce qu'on appelle dans le métier un "retour de son". C'est à dire que dans l'écouteur que je porte, j'entends les mots que je viens de prononcer avec deux ou trois secondes de délai. En plus, le niveau de volume est beaucoup plus élevé que le réglage d'origine, ce qui complique les choses et je n'ai aucun moyen de baisser le volume ou de faire cesser le retour de son», dit-il.
«Donc, j'essaie de parler en entendant très fort ce que je viens de dire il y a deux ou trois secondes. Essayez ça, pour voir, vous m'en donnerez des nouvelles. Alors, je sais que toutes sortes d'hypothèses à mon sujet circulent depuis l'incident. Non, je n'étais pas en train de faire un ACV. Non, je n'avais pas abusé du vin ontarien au souper. Et non, je n'ai pas eu une soudaine hallucination», conclut le journaliste.
À 22h, il a offert une meilleure performance au Téléjournal de Radio-Canada. Certains détracteurs disaient alors qu'il avait eu le temps de dégriser!
«Le premier ministre doit sans tarder ordonner la tenue d'une enquête publique. S'il ne le fait pas, il faudra conclure que, comme l'affirment les partis de l'opposition, les libéraux ont quelque chose à cacher.» -André Pratte