Les sociétés athées sont supérieurs.

Débats de fonds sur la politique internationale.

Re: Les sociétés athées sont supérieurs.

Messagede ADN_ARN » Sam Mar 19, 2011 11:27 am

Saperlipopette a écrit:
kingmob_qc a écrit:Tant qu'à glorifier les certitudes, je préfère me vautrer dans les incertitudes de l'agnostisme, incutle mystifié que je suis.


un agnostique a plus de certitude qu'un athée...


Et un croyant a plus de certitudes qu'un agnostique, tant il est près de la :lol: VÉRITÉ :lol:

.
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Re: Les sociétés athées sont supérieurs.

Messagede LeSultan » Lun Mar 21, 2011 10:23 pm

Désolé pour le délai de réponse...

Par exemple, je me souviens d'un texte indiquant un Q.I. particulièrement élevé chez les Ashkénazes. On pourrait en déduire que les monothéistes ont un Q.I. particulièrement élevé. Or c'est faux. De même, je me souviens du cas d'une jeune fille restée dans le berceau de sa naissance jusqu'à l'âge de 18 ans pour cause d'arrêt du développement physique, de débilité physiologique extrême, d'autisme total et de trisomie aigüs. Elle était par définition athée (en vertu du simple fait que personne ne lui avait jamais communiqué le concept de Dieu). On pourrait en déduire que les athées ont un Q.I. égal à zéro. Or c'est faux.

Mais si l'on étend à la planète entière une quelconque enquête statistique sur le Q.I. et la religiosité, on s'aperçoit de l'existence d'une corrélation statistique entre la religiosité et le Q.I.


Admettons que l'on accepte la méthodologie de l'étude et l'indépendance ainsi que l'honnêteté des auteurs. Vous évacuez de toute façon la nécessité d'évaluer s'il existe vraiment un lien de cause à effet entre le degré de religiosité et le QI, chose que vous faîtes pourtant dans votre analyse de l'étude du QI chez les Ashkénazes. Comme je vous disais précédemment, on ne peut pas arriver cette conclusion sans évaluer les autres facteurs qui entrent en ligne de compte dans les résultats à un test de QI.

La valeur d'une telle corrélation peut évidemment être remise en question, surtout si on ne peut y trouver que l'expression d'une simple tendance. Mais la véracité d'une telle statistique corrélative ne se trouve pas dans la valeur des chiffres exprimés. Elle se trouve dans le fait qu'elle ne rend pas compte des cas particuliers cités dans le cadre d'une quelconque prise de position (dans n'importe quel sens ou pour n'importe quel parti, au demeurant).


Une étude aussi large ne peut prendre en compte des cas particuliers. Ce que je dis par contre, c'est que les résultats même nous questionnent sur l'effet réel de la religiosité. Il est intéressant de plus de regarder des cas particuliers dans ce cas-ci, puisque, ma foi, ils me semblent nombreux et pas si particuliers.

En effet, la question de la liberté de penser est infiniment complexe. Ce que je remarque par ailleurs, c'est que sur la question de la liberté en général, l'athée me semble mieux outillé que le croyant.

Le concept de degré de liberté appliqué aux mécanismes industriels peut permettre de poser le principe d'une métaphore explicative. Au lieu de considérer LA Liberté avec un grand V, il suffit de considérer des cas particuliers de liberté. Ou plutôt des degrés de liberté. Il devient alors évident que plus les degrés de liberté sont nombreux, plus le champ d'exercice de ces degrés de liberté est grand.

Un esprit entièrement consacré à l'étude d'un seul livre, quel qu'il soit, acquière bien le degré de liberté permis par cette étude particulière, mais il se prive par définition de tous les degrés de liberté que lui aurait permis d'acquérir les 4000 ou 5000 livres qu'il aurait eu le temps de lire et d'assimiler s'il avait évité de se spécialiser au contact du seul livre qu'il ait eu sous les yeux.

Il est tout de même curieux de constater dans un premier temps que l'athée est plus prompt que le croyant à remettre en question des concepts comme ceux qui ont un rapport avec la Vérité et la Liberté.

Dans un second temps, on se rend compte que partant du principe que l'athée n'est entravé par aucune contrainte religieuse, il n'est gêné en rien par le concept scientifique voulant que la vérité n'est jamais définitive, contrairement au religieux, qui est sûr de l'être étant d'une Vérité indéniable et divine.


C'est vrai pour les croyants plus extrémistes et avec une moins grande ouverture d'esprit. Ceux au bout du graphique, quoi.

Dans un second temps, on se rend compte que partant du principe que l'athée n'est entravé par aucune contrainte religieuse, il n'est gêné en rien par le concept scientifique voulant que la vérité n'est jamais définitive, contrairement au religieux, qui est sûr de l'être étant d'une Vérité indéniable et divine.

Dans un autre second temps, étant extrêmement dubitatif quant à la question du libre-arbitre et de l'indéterminisme si chers aux contempteur des corps, l'athée, sachant par définition qu'il n'y a rien à espérer d'un quelconque arrière monde se contentera très bien de son enveloppe charnelle, qu'il étudiera en étudiant le monde avec plus de rigueur que les idéalistes religieux.

Il s'ensuit de tout ça que nous sommes en droit de nous poser la question de la vérité, de la liberté, de la sagesse, de la force vitale, et de tous ces éléments établissant des degrés d'intelligence, par rapport à l'illusion de ceux qui sont aveuglés par leur croyance. (Je veux dire dans les cas extrêmes de croyance et de religiosité, que j'oppose ici aux cas extrême d'athéisme matérialiste radical)


Encore une fois, pour les extrémistes religieux, vous avez évidemment raison.

Mais la croyance en tant que telle, où a-t-elle son origine, son socle généalogique, aujourd'hui, sinon dans des institutions religieuses ?


Oui et non. Si l'imaginaire religieux occidental a presque les mêmes fondements mythologiques depuis 5000 ans (et même possiblement plus) et qu'évidemment plusieurs y pigent encore, beaucoup de gens aujourd'hui se magasinent une religion personnelle, ce qui change la donne considérablement. Une personne peut très bien avoir un très haut degré de religiosité sans vouloir entrer dans le cadre d'une institution religieuse. Cependant, cela vaut principalement pour les pays occidentaux.

Pour répondre en gros à deux ou trois questions que tu soulèves, je dirais que tout me porte à penser que des liens de cause à effet existent indubitablement entre l'instruction, la richesse matérielle, la religiosité et la valeur des Q.I.

Maintenant dans quel ordre placer ces trois éléments, je ne le sais pas. Autrement dit, quelle est la cause et quel est l'effet, je ne le sais pas. Il est pour moi très probable que ces choses s'enchevêtrent inextricablement sans qu'on puisse trouver facilement le début d'un fil conducteur indiquant une origine ou une généalogie des phénomènes.


J'ai l'impression, comme plusieurs, que c'est d'abord le niveau d'instruction et le niveau socio-économique d'une société qui influence d'abord le degré de religiosité. Je trouve que c'est plus logique ainsi que de prendre le phénomène en l'envers, surtout si on regarde l'évolution des sociétés occidentales.

Je préconiserais par contre de refaire l'enquête sur des bases plus solide en excluant toute limite géographique, pour que n'apparaisse en fin de compte que la corrélation possible entre des gens et des Q.I.


Les mêmes (possibles) biais pourraient bien être présents. Le problème, selon moi, se situe plutôt là que dans la classification des répondants selon leur provenance.
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Re: Les sociétés athées sont supérieurs.

Messagede jivre » Mar Mar 22, 2011 12:10 am

zor a écrit:
FL2094 a écrit:comparez le niveau de vie des pays athés au pays de l,Organisation des pays islamqiues totue une diférence.

Mais notre dhimmi anticohus va dire que c'est pas al faute des musulmans et bechar va dire que c'est la faute des zionistes.


Je dirais que c'est la richesse et le développement qui causent l'athéisme et non l'inverse.
Dans la misère et la pauvreté, les gens se tournent souvent vers la religion.


Exactement. Et même au niveau individuel.

Au moment d'affronter des épreuves, comme la mortalité, la maladie, le deuil, la séparation, ou à l'approche de la mort, plus de gens se tournent vers les religions.
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Re: Les sociétés athées sont supérieurs.

Messagede ADN_ARN » Mar Mar 22, 2011 2:10 am

.

Pour reprendre le débat à son origine :

LeSultan a écrit:Effectivement, si on regarde simplement le graphique que vous nous avez présenté dans un de vos messages précédent, on pourrait dire qu'il y a une corrélation. Le problème, tout d'abord, c'est qu'elle est faible et qu'habituellement on doit prendre des pincettes pour interpréter une corrélation faible. Secundo, on peut se poser plein de questions sur les causes du résultat :
Est-ce vraiment la religiosité qui joue sur le résultat au test de QI des sujets? N'y aurait-il pas d'autres facteurs plus importants, comme l'accès à l'éducation et la situation économique (ces deux facteurs amenant peut-être un plus fort degré de religiosité)? Pourquoi les Américains obtiennent un score plus élevé que les Canadiens, alors qu'ils sont nettement plus religieux? Aussi, le biais culturel des tests de QI est depuis longtemps documenté. Quel test a-t-on utilisé ici?

Je pourrais continuer longtemps à poser des questions de ce genre, mais ce que je veux dire c'est qu'il n'y a pas assez d'informations pour conclure que le degré de religiosité diminue le résultat au test de QI (parce que c'est ce que le graphique tente d'imager). Scientifiquement parlant, il n'est pas possible de démontrer ce que vous avancez.


Je t'invite à lire ceux qui ont établi le graphique en question et que je cite ci-dessous, puis à voir ce que tu peux en tirer de bon.

Le texte est relativement long pour le message d'un forum, mais il vaut la peine d'être lu et analysé pour essayer d'en dégager une méthodologie, je pense.


Étude menée par:
Lynna Richard, John Harveyb, Helmuth Nyborgc
University d'Ulster, Coleraine, Irlande du Nord, Drove Cottages, Rodmell, Lewes, East Sussex BN7 3HD, en Angleterre
University d'Aarhus, au Danemark (1968-2007)

1. Introduction

Le récent livre de Dawkins (2006) the god delusion suggère que ce n'est pas intelligent de croire en l'existence de Dieu. Dans ce document, nous examinerons (1) la preuve de cette assertion, c'est-à-dire s'il existe une relation négative entre l'intelligence et la croyance religieuse; (2) si la relation négative entre l'intelligence et la croyance religieuse est une différence dans psychometric g, et (3 ) s'il ya relation négative entre l'intelligence et la croyance religieuse entre les nations.

2. Intelligence et croyance religieuse au sein des Nations

Nous sommes loin d'être le premier à suggérer l'existence d'une relation négative entre l'intelligence et la croyance religieuse au sein des nations. Ce phénomène a été observé dans les années 1920 par Howells (1928) et Sinclair (1928), qui ont tous deux fait état d'études montrant des corrélations négatives entre l'intelligence et les croyances religieuses parmi les étudiants de -. 27 et -. 29 à -. 36 (à l'aide de différentes mesures de la croyance religieuse). Dans les années 1950 Argyle (1958) a conclu que «les étudiants intelligents sont beaucoup moins enclins à accepter des croyances orthodoxes, et un peu moins susceptibles d'avoir des attitudes pro-religieuses".

Les preuves d'une relation négative entre l'intelligence et de la croyance religieuse au sein des nations proviennent de quatre sources: Ce sont (1) des corrélations négatives entre l'intelligence et la croyance religieuse, (2) une plus faible proportion des croyances religieuses chez les élites par rapport à la population générale (3) un déclin de la croyance religieuse avec l'âge chez les enfants et les adolescents, leurs capacités cognitives augmentation; (4) une baisse de la croyance religieuse au cours du XXe siècle, comme l'intelligence de la population a augmenté.

-2.1 corrélation négative entre l'intelligence et la croyance religieuse.

Un certain nombre d'études ont trouvé des corrélations négatives entre l'intelligence et la croyance religieuse. Un examen fut réalisé par Bell (2002): 43 études, dont toutes, sauf quatre, trouve une corrélation négative. A cela s'ajoute une étude aux Pays-Bas d'un échantillon national représentatif (total N = 1538) qui a indiqué que les agnostiques ont 4 points de Q.I de plus que des croyants (Verhage, 1964). Dans une étude plus récente Kanazawa (2007) a analysé les données de l'American National Longitudinal Study of Adolescent Health, un échantillon national d'abord testé pour intelligence avec l'PPVT (Peabody Picture Vocabulary Test) (N = 14277). Lors de cette entrevue, on leur a demandé: "Dans quelle mesure êtes-vous religieux?" Les réponses ont été codées «non religieux", "peu religieux», «modérément religieux» et «très religieux». Les résultats ont montré que les "non religieux" ont obtenu le plus haut Q.I (103,09), suivi dans l'ordre décroissant par les trois autres groupes (QI = 99,34, 98,28, 97,14). La relation entre le QI et la croyance religieuse est très significative (F (3, 14273) = 78,0381, p <.00001).

-2.2 On retrouve un moindre pourcentage de croyant parmi les élite qu'au sein de la population en général.

Dans la corroboration de ces études, il fut trouvé une corrélation négative entre le renseignement et la croyance religieuse et la preuve en comparant le pourcentage de croyants parmi les élites par rapport à la population en général. Cela a été montré dès 1921 dans une enquête sur les croyances religieuses d'éminents scientifiques et chercheurs américains qui a montré que 39 pour cent ont déclaré qu'ils croyaient en Dieu (avec une série de 48 pour cent chez les historiens à 24 pour cent chez les psychologues) ( Leuba, 1921). Il a été signalé par Roe (1965) que, parmi un groupe de 64 éminents scientifiques, 61 étaient indifférents à la religion », ce qui laisse environ 4,8 pour cent de croyants. Ceci est beaucoup plus bas que le pourcentage des croyants dans la population dont 95,5 pour cent aux États-Unis ont déclaré qu'ils croyaient en Dieu en 1948 Gallup Poll (Argyle, 1958). Dans les années 1990, une étude des membres de la American National Academy of Sciences a signalé que 7 pour cent croyaient en l'existence de Dieu, par rapport à environ 90 pour cent dans un sondage de la population générale (Larsen et Witham, 1998). En Grande-Bretagne, il a été rapporté que 3,3 pour cent des boursiers de la Société royale croyait en l'existence de Dieu, tandis que 78,8 pour cent ne croient pas (le reste étant indécis) (Dawkins, 2006). Au même moment, un sondage a révélé que 68,5 pour cent de l'ensemble de la population croit en l'existence de Dieu.

-2.3 Baisse de la croyance religieuse avec l'âge chez les enfants et les adolescents

Baisse de la croyance religieuse au cours de l'adolescence et de l'âge adulte tandis que la capacité cognitive augmente. Cela a été constaté aux États-Unis pour la tranche d'âge des 12-18 ans par Kuhlen et Arnold (1944) qui ont rapporté que parmi les 12 ans 94 pour cent approuvent la déclaration "Je crois qu'il y a un Dieu", tandis que chez les 18 ans ça avait chuté à 78 pour cent. De même, en Angleterre, Francis (1989) a constaté une baisse de la croyance religieuse au cours de la tranche d'âge 5-16 ans. La croyance religieuse a été mesuré par une échelle comprenant des questions telles que «Dieu signifie beaucoup pour moi" et "Je pense que les gens qui prient sont stupides", etc, et les scores sur l'échelle sont indiquées sous forme abrégée dans le tableau 1. La constatation que les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons ont souvent été constaté (voir, par exemple, Argyle, 1958). Dans une autre étude, chez les 12-15 ans d'une école protestante en Irlande du Nord, on constate que les attitudes favorables à la religion et ne cesse de baisser de manière significative (p <.001), chaque année d'environ 0,75 écart-type sur les 4 ans, tandis que les corrélations entre une attitude favorable à la religion et IQ deviennent de plus en plus négatives et significatives (p <.001) (Turner, 1980). Ces résultats sont résumés dans le tableau 2. (Ces tendances sont moins claires pour une école catholique romaine).

-2.4 Le déclin de la croyance religieuse au cours du XXe siècle, comme l'intelligence de la population a augmenté.
Il existe des preuves d'un déclin de la croyance religieuse au cours des 150 dernières années ou, dans le même temps l'intelligence de la population a augmenté. L'augmentation de l'intelligence est un phénomène bien documenté qui est devenu connu sous le nom d'effet Flynn. Le déclin de la croyance religieuse a été démontré par les statistiques de fréquentation de l'église et de la croyance en Dieu enregistré dans les sondages d'opinion. Par exemple, en Angleterre, la fréquentation des églises est passées de 40 pour cent de la population en 1850, à 35 pour cent en 1900, à 20 pour cent en 1950, à 10 pour cent en 1990 (Giddens, 1997, p.460). La fréquentation de L'Eglise d'Angleterre la semaine de Pâques est passée de 9 pour cent de la population en 1900 à 5 pour cent en 1970 (Argyle et Beit-Hallahmi, 1975), la participation des enfants le dimanche, est passée de 30 pour cent de la population enfantine en 1900 à 13 pour cent en 1960 (Goldman, 1965). Les sondages Gallup montre que 72 pour cent de la population en 1950 déclaraient croire en Dieu (Argyle, 1958), mais en 2004 cela avait chuté à 58,5 pour cent (Zuckerman, 2006).
Il ya également eu une certaine baisse de la croyance religieuse au cours du siècle dernier aux États-Unis. Hoge (1974) a examiné plusieurs études qui ont constaté une baisse de la croyance religieuse dans les étudiants du collégial. Par exemple, on a demandé aux étudiants de Bryn Mawr s'ils croyaient en un Dieu qui répond à la prière. Des réponses positives ont été données par 42 pour cent des étudiants en 1894, 31 pour cent en 1933, et 19 pour cent en 1968. Les étudiants qui s'inscrivent à l'Université du Michigan ont été invités à mentionner s'ils étaient ou non croyants. En 1896, 86 pour cent des élèves déclaraient croire en Dieu. En 1930 70 pour cent, et en 1968 44 pour cent. À Harvard, Radcliffe, Williams et Los Angeles City College, les pourcentages d'élèves croyants en Dieu, priant tous les jours ou assez souvent, et allant à l'église environ une fois par semaine ont tous décliné de 1946 à 1966. Heath (1969) a également signalé une baisse de la croyance en Dieu parmi les étudiants de 79 pour cent en 1948 à 58 pour cent en 1968. Parmi la population générale, les sondages Gallup ont révélé que 95,5 pour cent croyaient en Dieu en 1948 ( Argyle, 1958), contre 89,5 pour cent en 2004 (Zuckerman, 2006).

3. Q.I moyen des athés, agnostiques et croyants.

Pour déterminer s'il ya relation négative entre la croyance religieuse et Psychometric g (le grand facteur de l'intelligence), les données de l'Enquête longitudinale nationale sur les jeunes (NLSY97) ont été analysées. Le NLSY97, un échantillon national, est choisi pour représenter environ 15 millions d'adolescents américains dans la tranche d'âge des 12-17 ans en 1997. Les sujets (N = 6825) ont été interrogés sur leur inclination religieuse et également testés par l'Armed Services Vocational Aptitude Battery (CAT-ASVAB97). Ce test se compose de douze échelles. Celles-ci ont été analysées en termes de modélisation probabiliste Raschian et les dimensions d'une échelle de corrélation .992 (Psychometric R) avec les renseignements généraux, g, (axe principal l'analyse factorielle (t (N-2) = 662,62, p <.000).

Les athés ont obtenu 6 points de Q.I de plus que l'ensemble des sujets du groupe professant à l'une ou l'autre d'un grand nombre de religions différentes. La différence d'intelligence entre athées et croyants fut importante, même sans l'aide de données pondérées (t (1, 6.893 ) = 2,87, p = .004).

Pour étudier la relation entre l'intelligence et la croyance religieuse entre les nations, nous avons pris le QI des nations dans le livre de Vanhanen et Lynn (2006) IQ and global inequality. Cette source indique que ces QI nationaux ont un haut niveau de fiabilité, comme l'a montré la corrélation de ,92 des différentes mesures, et de validité, comme l'a montré la corrélation de ,83 de QI et le niveau d'instruction. La haute fiabilité et la validité de ces QI national a été confirmé par Rindermann (2007). Nous avons pris les chiffres de la croyance en Dieu de Zuckerman (2007) qui donne des données de 137 pays, représentant un peu plus de 95% de la population mondiale. Ces données ont été recueillies essentiellement à partir d'enquêtes effectuées en 2004, bien que dans quelques pays, les enquêtes ont été d'un an ou deux plus tôt. Ces données ont été recueillies à partir d'un certain nombre d'enquêtes en vue de fournir des résultats aussi à jour que possible. Il y a plus d'une enquête pour un pays donné. Zuckerman attire l'attention sur quatre problèmes liés à ce jeu de données: faible taux de réponse, faiblesses dans la sélection de l'échantillon aléatoire, le régime ou la pression des pairs ayant une influence sur les réponses et les problèmes de la variation terminologique entre les cultures sur des termes tels que «religieux» ou «laïque». Malgré ces sources d'erreur possible toutefois Zuckerman cite Robert Putnam «nous devons faire avec l'imperfection des preuves que l'on peut trouver, et pas seulement déplorer ses lacunes."

Les données pour les QI et les pourcentages affirmant croire en Dieu pour les 137 pays figurent dans l'appendice. On constate que dans seulement 17% des pays (23 sur 137) la proportion de la population qui ne croient pas en Dieu est supérieure à 20%. Ce sont pratiquement tous les pays de QI plus élevé.
Les corrélations entre le QI national et l'athéisme sont données dans le tableau 3. La ligne 1 donne une corrélation de 0,60 pour l'échantillon total et est statistiquement significative (p <.001). Nous avons également divisé les pays en deux groupes ceux avec un QI moyen entre 64-86 et ceux de QI moyen entre 87-108. La ligne 2 présente les données pour les 69 pays de QI entre 64-86. Dans ce groupe, seulement 1,95 pour cent de la population est non-croyante. La ligne 3 donne les données pour les 68 pays de QI entre 87-108. Dans ce groupe 19,99% pour cent de la population croient en Dieu.

5. Discussion

Les résultats soulevent quatre points d'intérêt. Tout d'abord, l'hypothèse avec laquelle nous avons commencé cette étude est qu'il existe une corrélation négative entre le QI et la croyance religieuse. Deuxièmement, nous avons montré que la relation négative entre l'intelligence et la croyance religieuse est une différence dans Psychometric g. Troisièmement, nous avons étendu cette hypothèse à l'examen de savoir si une corrélation négative entre le QI et la croyance religieuse est présente entre les pays. En utilisant les données de 137 pays, nous avons trouvé une corrélation de 0,60 entre le QI et l'incrédulité en Dieu. La mesure utilisée pour l'analyse entre les pays fut l'incrédulité en Dieu plutôt que de croire en dieu. Nous croyons que l'on peut raisonnablement supposer que l'incrédulité de dieu est très (négativement) en corrélation avec la croyance en dieu. Par conséquent, nous concluons que la corrélation négative entre le QI et la croyance religieuse qui a été trouvée dans de nombreuses études au sein des nations est également présente entre les nations.

Deuxièmement, cette conclusion pose la question de savoir pourquoi il y a une corrélation négative entre le QI et la croyance en dieu. De nombreux rationalistes vont sans doute accepter l'argument avancé par Frazer (1922, p.712) dans The Golden Bough que dans les civilisations développées "l'esprit vif déclare la théorie de la nature religieuse insuffisante... la religion, considérée comme une explication de la nature, est remplacée par la science ". D'autres ont supposé implicitement ou explicitement que davantage de personnes intelligentes sont les plus sujettes à questionner les dogmes religieux. Par exemple, Kuhlen et Arnold (1944) proposent qu'une «plus grande maturité intellectuelle pourrait augmenter le scepticisme en matière de religion". Inglehart et Welzel (2005, p.27) suggèrent que, dans le monde pré-industriel, les humains ont peu de contrôle sur la nature, donc ils cherchent à compenser leur manque de contrôle physique en faisant appel aux pouvoirs de la métaphysique qui semblent contrôler le monde: le culte est considéré comme un moyen d'influer sur son sort, et il est plus facile d'accepter son impuissance si l'on sait que le résultat est dans les mains d'un être tout-puissant, dont la bienveillance ne peut être gagnée en suivant des règles rigides et prévisibles de contact... une raison pour la baisse des croyances religieuses traditionnelles dans les sociétés industrielles est que le sentiment croissant de la technologie permet un contrôle sur la nature et diminue la nécessité de s'appuyer sur des pouvoirs surnaturels ".
Troisièmement, il existe quelques exceptions à la règle générale de relation linéaire entre le QI et l'incrédulité en Dieu à travers les nations. Deux des plus anormales sont Cuba et le Vietnam, qui ont des pourcentages plus élevés d'incrédules en Dieu (40% et 81%, respectivement) que ne le laissait prévoire leur QI de 85 et 94 (respectivement). Cela est probablement attribuable au communisme et aux fortes propagandes athées contre la croyance religieuse. En outre, il a parfois été suggéré que le communisme est lui-même une forme de religion dans laquelle Das Capital est le texte sacré, Lénine était le Messie qui est venu apporter le paradis sur terre, tandis que Staline, Mao, Castro et d'autres furent ses disciples, qui sont venus pour propager le message dans les différents pays.

Quatrièmement, les États-Unis a un très faible pourcentage de sa population incrédule en Dieu (10,5 pour cent) pour un QI moyen élevé. Le pourcentage d'incrédules en Dieu dans les États-Unis est beaucoup plus faible que dans le nord-ouest et le centre de l'Europe (par exemple, la Belgique, 43%, Pays-Bas, 42%, le Danemark, 48%; France, 44%; Royaume-Uni, 41,5%). Un facteur qui pourrait fournir une explication possible à cela est que beaucoup d'Américains sont catholiques, et le pourcentage de croyants dans les pays catholiques en Europe est généralement beaucoup plus élevé que dans les pays protestants (par exemple en Italie, 6%, l'Irlande, 5%, de la Pologne, 3 %; Portugal, 4%, l'Espagne, 15%). Une autre contribution possible est l'immigration de ceux qui détiennent de fortes croyances religieuses. Un autre facteur possible serait peut-être qu'un certain nombre d'émigrants en provenance d'Europe sont allés aux États-Unis en raison de leurs croyances religieuses fortes, de sorte que ces croyances ont été transmises en tant qu'entité culturelle et même en tant qu'héritage génétique aux générations suivantes. La corrélation Parent-enfant des croyances religieuses est assez élevés: 0,64 (père-fils) et 0,69 (mères-filles) (Newcomb et Svehla, 1937). Il a été constaté que la croyance religieuse a une héritabilité d'environ 0,40 - 0,50 (Koenig, McGrue, Krueger et Bouchard, 2005), il se pourrait qu'un certain nombre de religieux émigrants de l'Europe avaient la génétique de la croyance religieuse, ce qui a été transmis à la plus grande partie de la population actuelle.


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Dernière édition par ADN_ARN le Mar Mar 22, 2011 2:36 pm, édité 4 fois.
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Re: Les sociétés athées sont supérieurs.

Messagede ADN_ARN » Mar Mar 22, 2011 2:14 am

jivre a écrit:
zor a écrit:
FL2094 a écrit:comparez le niveau de vie des pays athés au pays de l,Organisation des pays islamqiues totue une diférence.

Mais notre dhimmi anticohus va dire que c'est pas al faute des musulmans et bechar va dire que c'est la faute des zionistes.


Je dirais que c'est la richesse et le développement qui causent l'athéisme et non l'inverse.
Dans la misère et la pauvreté, les gens se tournent souvent vers la religion.


Exactement. Et même au niveau individuel.

Au moment d'affronter des épreuves, comme la mortalité, la maladie, le deuil, la séparation, ou à l'approche de la mort, plus de gens se tournent vers les religions.

Si vous me permettez tous les deux cette plaisanterie, il est vrai que lorsqu'on est malade, ou en deuil, ou aux portes de la mort, on a un Q.I. particulièrement élevé...

8)

Ce n'est certainement pas demain la veille que la morale ascétique de l'acharnement thérapeutique sur les corps délabrés de souffrance et rendus ainsi désireux de consolations religieuses et divines, ce n'est pas demain la veille qu'une telle morale sera remplacée par le stoïcisme antique de la mort volontaire ...

Oh non ! ...

Mais on fait des progrès, tout de même, au Québec, rare endroit du monde où l'on s'interroge en profondeur sur l'euthanasie thérapeutique, loin de la morale de la torture chirstique et de celle du châtiment des corps ayant désobéi à Dieu avant même d'être nés ...

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Re: Les sociétés athées sont supérieurs.

Messagede ADN_ARN » Mer Mar 23, 2011 4:34 am

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Éléments d'argumentation en faveur d'un lien négatif entre la religiosité et l'intelligence, d'après le texte en bleu placé plus haut et rédigé par Lynna Richard, John Harveyb et Helmuth Nyborgc, des Universités d'Ulster, en Irlande du Nord, du Sussex, en Angleterre, et d'Aarhus, au Danemark.


- Howells (1928) et Sinclair (1928) ont tous deux fait état d'études montrant des corrélations négatives entre l'intelligence et les croyances religieuses parmi les étudiants.

- Argyle (1958) a conclu que les étudiants intelligents sont beaucoup moins enclins à accepter des croyances orthodoxes, et un peu moins susceptibles d'avoir des attitudes pro-religieuses.

- Un examen fut réalisé par Bell (2002): 43 études, dont toutes, sauf quatre, trouve une corrélation négative entre la religiosité et l'intelligence.

- Aux Pays-Bas, un échantillon national représentatif (total N = 1538) indique que les agnostiques ont 4 points de Q.I de plus que les croyants.

- Kanazawa (2007) a analysé les données de l'American National Longitudinal Study of Adolescent Health, un échantillon national d'abord testé pour l'intelligence avec l'PPVT (Peabody Picture Vocabulary Test) (N = 14277). Lors de cette entrevue, on a demandé aux sujets : "Dans quelle mesure êtes-vous religieux?" Les réponses ont été codées «non religieux", "peu religieux», «modérément religieux» et «très religieux». Les résultats ont montré que les "non religieux" ont obtenu le plus haut Q.I (103,09), suivi dans l'ordre décroissant par les trois autres groupes (QI = 99,34, 98,28, 97,14). La relation entre le QI et la croyance religieuse est très significative (F (3, 14273) = 78,0381, p <.00001)

- Roe (1965) signale que, parmi un groupe de 64 éminents scientifiques, 61 étaient indifférents à la religion, ce qui laisse environ 4,8 pour cent de croyants.

- Dans les années 1990, une étude des membres de la American National Academy of Sciences a signalé que 7 pour cent croyaient en l'existence de Dieu, par rapport à environ 90 pour cent dans un sondage de la population générale (Larsen et Witham, 1998).

- En Grande-Bretagne, il a été rapporté que 3,3 pour cent des boursiers de la Société royale croyait en l'existence de Dieu, tandis que 78,8 pour cent n'y croyaient pas.

- Kuhlen et Arnold (1944) signalent que parmi la population des enfants de 12 ans, 94 pour cent approuvent la déclaration "Je crois qu'il y a un Dieu", tandis que chez jeunes de 18 ans, ce pourcentage chute à 78 pour cent

- En Angleterre, Francis (1989) a constaté une baisse de la croyance religieuse au cours de la tranche d'âge 5-16 ans.

- Une étude effectuée par Turner (1980) dans une école protestante d'Irlande du Nord montre que chez les 12 à 15 ans, les attitudes favorables à la religion ne cessent de baisser de manière significative (p <.001), chaque année d'environ 0,75 écart-type sur les 4 ans, tandis que les corrélations entre une attitude favorable à la religion et IQ deviennent de plus en plus négatives et significatives (p <.001)

- Il existe un déclin de la croyance religieuse au cours des 150 dernières années, et dans le même temps, l'intelligence de la population a augmenté.

- Aux État-unis, une analyse des données de l'Enquête longitudinale nationale sur les jeunes (NLSY97) révèle que les athées obtiennent 6 points de Q.I de plus que l'ensemble des sujets du groupe professant à l'une ou l'autre d'un grand nombre de religions différentes.

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