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Au début du XVIe siècle, alors que Copernic n'a pas encore émis l'hypothèse selon laquelle c'est la Terre qui tourne autour du Soleil et non l'inverse, une période de grands froids s'installe durablement en Europe. La faute à de remarquables éruptions volcaniques, sans doute, mais aussi - on le sait aujourd'hui - à la faiblesse de l'activité solaire d'alors. Pris d'une paresse passagère, notre étoile imprima sur notre planète des hivers anormalement rigoureux pendant près de quatre siècles.
Si le Soleil n'a pas cessé de briller de son aveuglant éclat, on sait que sa bouillonnante activité fut ralentie d'un presque rien durant cette période. Mais avec l'astre du jour, un presque rien, c'est beaucoup. Le Soleil a beau être une étoile banale parmi les milliards d'autres dans notre seule galaxie, une étoile ni particulièrement petite ni particulièrement grande, une étoile plus tout à fait jeune mais pas encore vieille, lui seul brille d'une force insoutenable à nos yeux.
C'est que l'énergie qu'il libère par la transformation des ses protons en hélium équivaut à plusieurs milliards de milliards de tonnes de TNT par seconde. Que cette énergie se trouve modifiée d'un « presque rien » et c'est le climat terrestre qui s'en trouve bouleversé. Or, il semblerait que notre étoile, si elle tourne toujours aussi rond sur elle-même que nous autour d'elle, soit entrée dans un cycle de faible, voire de très faible activité. L'affaire fait de plus en plus de bruit depuis quelques années dans le milieu de ceux qui sont chargés de surveiller et comprendre son fonctionnement.
Quelle est la véritable ampleur de ce ralentissement ?
Trouve-t-il un équivalent dans notre histoire ?
Sera-t-il durable ?
Quelles pourraient être ses conséquences sur le climat terrestre ?
Pourrait-il contrebalancer le réchauffement actuellement constaté en raison de l'accumulation des gaz à effet de serre dans notre atmosphère ?
Amusantes, ces interrogations sur l'avenir du climat ...
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Référence : Science & Vie numéro 1119 de décembre 2010
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