
Selon M. Dorval, le Québec a trop longtemps basé son économie sur la force de ses exportations avec les États-Unis. « Au lieu d'investir dans l'amélioration de la productivité, le Québec s'est dit qu'il allait plutôt utiliser le marché américain qui était en pleine croissance et qu'il allait exporter, exporter et exporter. Là, notre client principal est essoufflé, il n'y a plus de croissance. On ne peut donc pas penser que c'est lui qui va relancer notre propre croissance. Le Québec doit maintenant regarder ailleurs. »
Ce que la province voit en regardant vers d'autres marchés c'est que les pays émergents comme l'Inde et la Chine sont déjà bien installés. Pour être concurrentiel, selon lui, le Québec doit aujourd'hui développer des produits de niche, de la valeur ajoutée et revoir l'ensemble des programmes d'aide financière.








"There ought to be limits to freedom." Dubya Bush
Si on refait le calcul en évacuant la dette virtuelle fédérale, on arrive plutôt à un endettement pour le Québec qui représente environ 60 % de son PIB. De plus, le déficit du Québec en 2009 par rapport à son PIB est très faible: environ 1,5 %.
Et puis, la structure politique du Québec n'est pas la même que la Grèce. Chez nous, en cas de problèmes majeurs, le Québec pourrait sans aucun doute compter sur un soutien financier, un plan d'aide exceptionnel du gouvernement fédéral. La solution serait intérieure, elle serait canadienne.
Aux yeux des investisseurs étrangers et des agences de notation, le Québec est mieux positionné que la Grèce pour faire face à une tempête financière. Jamais ne verrait-on le FMI atterrir à Dorval pour venir négocier un plan d'aide avec Jean Charest!
La Grèce, en retour, est accusée de corruption et d'avoir tripoté ses chiffres budgétaires avec l'aide d'une certaine Goldman Sachs. Et, surtout, ses secours viennent de l'extérieur du pays. Le gouvernement grec doit se tourner vers la France, l'Allemagne, l'Union européenne et le FMI pour trouver des solutions à ses difficultés.

skidooman a écrit:La situation du budget au Québec est précaire. Mais c'est clair que certains souhaitent une crise à la grecque pour le Québec. ..

Sir a écrit:M. Dorval ne fait aucune mention d'une valeur idéale de notre monnaie. Quand il dit qu'il faut regarder ailleurs pour nos exportations, il parle évidemment de l'Europe. Et comme dans tout système économique, on a plus de mal à vendre nos produits quand notre devise est trop forte.
Économie 101.
Pour le reste, comme à ton habitude, tu travesties les écris pour leur donner le sens qui fait ton affaire.

Garak a écrit:Si on refait le calcul en évacuant la dette virtuelle fédérale, on arrive plutôt à un endettement pour le Québec qui représente environ 60 % de son PIB. De plus, le déficit du Québec en 2009 par rapport à son PIB est très faible: environ 1,5 %.
Ouin cependant ca enlève un argument de taille à ceux qui veulent un pays ...

zor a écrit:Ça dépend. Aucune méthode de calcul internationalement reconnue lors de l'indépendance d'un pays se baserait sur la population du Québec pour déterminer la proportion de la dette fédérale qu'il doit assumer. Ça fait en sorte que le taux de 94% sort de nulle-part. On pourrait bien dire 200% tant qu'à faire (on a qu'à supposer que le Québec doive prendre une énorme partie de la dette fédérale)


Frost a écrit:mais personnellement je préfère qu'on la joue «safe» maintenant et qu'on prenne les mesures qu'il faut pour s'assurer une certaine pérennité dans les taux de taxation et dans l'offre de services publics.

zor a écrit:J'ai déjà vu des 18%. De plus le poids du Québec dans le Canada a diminué depuis 1995, donc le taux de l'époque ne fonctionne plus.

Frost a écrit:La situation financière du gouvernement n'est pas catastrophique mais elle reste préoccupante. Certes, c'est loin d'être comparable à la Grèce, mais personnellement je préfère qu'on la joue «safe» maintenant et qu'on prenne les mesures qu'il faut pour s'assurer une certaine pérennité dans les taux de taxation et dans l'offre de services publics. Autrement, on va être obligés de faire payer les jeunes et ils vont s'en aller ailleurs.

BusterBunny a écrit:Mais ça fait combien d'année qu'on dit ça?

Polémix a écrit:BusterBunny a écrit:Mais ça fait combien d'année qu'on dit ça?
Voyez-vous BB que, si tout se passe bien, on devrait jamais arrêter de le dire !? Ça s’appelle l'équilibre.





Polémix a écrit:Vous oubliez toute cette épargne que les boumeurs gardent à l'abri du fisc. OUi, ils se retirent du marché du travail mais, non, ils ne deviennent pas automatiquement dépendants de l'états, il continuent plutôt de payer des impôts sur les retraits de leur FÉER.
Les retraités de demain seront proportionnellement plus nombreux mais aussi plus riches. On ne peut pas les comparer à ceux d'hier ni d'aujourd'hui. Ça ne change pas tout mais ça rend votre démonstration caduque.


mexicael a écrit:Comme l'expliquait l'économiste Louis Gill à notre antenne, jeudi, « le Québec n'est absolument pas le payeur en dernière instance de la dette fédérale, pas plus qu'il n'a de responsabilités dans l'accumulation de cette dette-là ».
Le Québec n'étant pas un pays, la part de la dette fédérale qui lui revient ne peut être utilisée qu'à titre indicatif ou comparatif. Mais elle n'est pas révélatrice, dans les faits, du réel endettement que doit supporter le Québec.
Si on refait le calcul en évacuant la dette virtuelle fédérale, on arrive plutôt à un endettement pour le Québec qui représente environ 60 % de son PIB. De plus, le déficit du Québec en 2009 par rapport à son PIB est très faible: environ 1,5 %.
Et puis, la structure politique du Québec n'est pas la même que la Grèce. Chez nous, en cas de problèmes majeurs, le Québec pourrait sans aucun doute compter sur un soutien financier, un plan d'aide exceptionnel du gouvernement fédéral. La solution serait intérieure, elle serait canadienne.
Aux yeux des investisseurs étrangers et des agences de notation, le Québec est mieux positionné que la Grèce pour faire face à une tempête financière. Jamais ne verrait-on le FMI atterrir à Dorval pour venir négocier un plan d'aide avec Jean Charest!
La Grèce, en retour, est accusée de corruption et d'avoir tripoté ses chiffres budgétaires avec l'aide d'une certaine Goldman Sachs. Et, surtout, ses secours viennent de l'extérieur du pays. Le gouvernement grec doit se tourner vers la France, l'Allemagne, l'Union européenne et le FMI pour trouver des solutions à ses difficultés.
Des pressions politiques de toutes sortes s'agitent, ce qui met à l'épreuve à la fois la structure et la philosophie de l'Union européenne et la stabilité de la zone euro. L'univers dramatico politico-financier dans lequel évolue la Grèce n'a absolument rien à voir avec la stabilité canadienne, vue comme un modèle à suivre en matière budgétaire depuis plus d'une décennie.
Le taux sur les obligations grecques à 10 ans frôle les 10 %. Celui sur les obligations de 2 ans a touché le niveau incroyable de 18 %. Le gouvernement grec doit rembourser 9 milliards d'euros avant le 19 mai, 30 milliards d'euros d'ici la fin de l'année. L'agence Standard and Poors a abaissé la cote de crédit de la Grèce à BB+, soit au niveau de titres de pacotille.
Le taux sur les obligations québécoises à 10 ans est à 4,20 %. Celui sur les obligations de 2 ans est à 1,75 %. La cote de crédit du Québec est stable depuis plusieurs années. L'agence Standard and Poors lui attribue la cote A+, soit 6 échelons de plus que la Grèce.
Dans son dernier budget, le gouvernement explique que cette notation exprime une « capacité élevée de payer les intérêts et de rembourser le principal, malgré une plus grande sensibilité aux conditions économiques que les niveaux AAA et AA. » La cotation de la Grèce lui donne une « capacité incertaine de payer les intérêts et de rembourser le principal, particulièrement lorsque les conditions économiques sont difficiles ».
Alors, oui, la dette du Québec est importante. Mais sa situation n'a rien à voir avec ce que vit la Grèce.

BusterBunny a écrit:zor a écrit:J'ai déjà vu des 18%. De plus le poids du Québec dans le Canada a diminué depuis 1995, donc le taux de l'époque ne fonctionne plus.
Le poids de 2010 n'a pas trop d'importance. C'est le poids du Québec lorsque le Canada engrangeait cette dette qui importe.
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