http://www.infodimanche.com/index.asp?s=detail_actualite&ID=139672Réforme de la carte électorale
Rivière-du-Loup – Le Parti québécois a fait connaître aujourd'hui sa proposition pour une nouvelle carte électorale.
Selon le PQ, cette proposition devrait satisfaire les préoccupations des élus de l’Assemblée nationale puisque, déjà en 2008, elle était appuyée par le ministre responsable de la Loi électorale, Benoît Pelletier.
>> Suivez infodimanche.com sur Twitter
« Cette proposition réaffirme notre ferme volonté à ce que l’occupation dynamique de notre territoire reflète l’esprit et la lettre de nos lois, y compris nos lois qui touchent le fondement de notre démocratie. Ajouter au critère de la représentation effective des électeurs la représentation effective des régions nous permettra d’atteindre cet objectif », a déclaré le député de Chicoutimi et leader de l’opposition officielle, Stéphane Bédard.
Le PQ souhaite voir ajouter aux critères de la Loi électorale l’occupation dynamique du territoire tout en lui conférant une valeur prépondérante. Pour ce faire, le PQ propose que le nombre moyen d’électeurs soit différent, qu’il s’agisse d’une circonscription rurale ou urbaine.
Propositions
« De cette façon, nous pourrons maintenir le nombre de circonscriptions à 125 tout en préservant et en renforçant le poids des régions », a poursuivi M. Bédard.
Ainsi, le Parti québécois propose concrètement :
1. d’intégrer le principe de représentation effective des régions à l’article 14 de la Loi électorale;
2. d’ajouter aux critères de la Loi électorale l’occupation dynamique du territoire en lui conférant une valeur prépondérante (art.15);
3. d’ajouter un autre critère recommandant que la délimitation des circonscriptions soit cohérente, dans la mesure du possible, avec la délimitation des MRC et des régions administratives (art.15);
4. que le nombre moyen d’électeurs soit différent, qu’il s’agisse d’une circonscription rurale ou urbaine (art.16);
5. qu’il soit possible au Directeur général des élections du Québec, à chaque révision de la carte électorale, de recommander toutes autres mesures visant à respecter les critères de la Loi électorale;
6. de demander à l’Assemblée nationale qu’elle confère aux députés tous les outils requis pour atteindre l’objectif d’une réelle représentation effective des citoyens et des régions.
André Simard
Pour sa part, le député de Kamouraska-Témiscouata, André Simard, estime que cette proposition permettra de conserver le poids des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie particulièrement.
« L’inquiétude était réelle. Or, avec l’ajout de ces critères, nous pourrons maintenir le poids du Bas‑Saint‑Laurent et de la Gaspésie. C’était l’objectif recherché par mes collègues de Matane, de Matapédia, de Rimouski et moi‑même, qui avons travaillé à cette proposition, il était primordial que l’occupation dynamique de notre territoire ne soit pas qu’un vœu pieux, mais que ce principe s’applique dans l’ensemble des politiques nationales, dans le déploiement de nos services gouvernementaux et, il va de soi, dans notre système électoral », a indiqué M. Simard.
Carte électorale: Les régions avant Montréal
(Québec) «L'intérêt national» commande qu'on change la loi pour maintenir les comtés en région qui sont menacés de disparaître, croit le PQ. Son leader parlementaire, Stéphane Bédard, présentait aujourd'hui sa proposition de réforme de la carte électorale. Le PQ ajouterait à la loi électorale le principe de «représentation effective des régions» et le critère «d'occupation dynamique du territoire». Ce critère aurait une valeur prépondérante.
En outre, le PQ voudrait que le seuil de population par comté soit différent pour les zones urbaines et rurales. Ce serait au Directeur général des élections (DGE), une institution indépendante, d'appliquer ces critères et principes pour accoucher d'une proposition concrète de réforme de la carte électorale. Car l'exercice doit être «non partisan», rappelle M. Bédard. Il assure aussi que sa proposition est constitutionnelle.
Le PQ dit ne pas avoir fait de simulation. Mais il indique que sa proposition permettrait de maintenir à 125 le nombre de circonscriptions, et de ne pas éliminer de circonscription menacée de disparaître, comme Kamouraska-Témiscouata.
La loi électorale actuelle interdit que le nombre d'électeurs d'une circonscription dépasse la moyenne québécoise de plus de 25%. Or, à cause du dépeuplement des régions et de la croissance des banlieues montréalaises, 27 des 125 circonscriptions ne respectent pas cette loi. L'année dernière, le DGE avait présenté sa proposition de réforme de la carte électorale. Elle prévoyait l'abolition de trois comtés en région et la création de trois nouveaux comtés en périphérie de Montréal. L'automne dernier, le gouvernement Charest avait tiré à boulets rouges sur le DGE, Marcel Blanchet. Le PLQ et le PQ avaient voté une loi pour suspendre ses pouvoirs. M. Blanchet a quitté son poste en décembre.
Selon le PQ, il faut protéger ces comtés pour mieux occuper le territoire. Et aussi pour éviter qu'un député représente un territoire trop grand, ce qui l'empêcherait d'être en étroit contact avec tous les citoyens et toutes les municipalités de son comté.
Les autres partis d'opposition doivent aussi présenter leur proposition en mars. Le gouvernement Charest s'est déjà engagé à proposer un compromis à partir de ces suggestions. Il espère faire adopter à l'unanimité un projet de réforme d'ici la fin juin.
Bien que j'approuve la position du PQ, ça pue l'opportunisme politique. On y va de concepts vagues, de phrases creuses et de tentative de justification pour ne pas trop déplaire à la base Montréalaise du parti.
Ça prend une véritable représentation régionale, est les MRC devraient avoir plus de pouvoirs pour gérer leur territoire, en échange de quoi on pourrait y aller d'une représentation presque proportionelle (selon la loi actuelle). Mais pour l'heure, c'est un mauvais compromis. Je suis déçu que le PQ ait pris autant de temps pour arriver à une solution de statu quo. Je me serais attendu à mieux de la part d'un partio nationaliste espérant faire l'indépendance de notre nation pour des questions de représentativité régionale au sein de la fédération. On réplique le même modèle qu'au Fédéral, et ça me déçoit.









