Avez-vous quand même compris (je ne demande pas d'être d'accord, mais de comprendre), le principe quand j'ai parlé de gaspillage, d'abondance, et de valeur?
Je vais faire une analogie avec le bois, qui est lui aussi un combustible. C'est comme si on venait de trouver une nouvelle forêt à exploiter pour faire du bois de chauffe, afin d'augmenter notre gros feu de joie sur la plage, en plein été. Oui, c'est hot des feux de joie, mais non ce n'est pas la meilleure utilisation d'une ressource. Si on attend l'hiver, lorsque plusieurs nations n'auront pas protégé leur ressources, le "bois" coûtera 3, 4, ou 7 fois plus cher, et servira à chauffer des foyers de masse, et non plus simplement un gros feu de joie en plein air.
C'est la même chose avec le pétrole, et avec la plupart des ressources. Pensez-vous que la précipitation actuelle à l'exploitation des sables sera bénéfique à l'Alberta, mettons en 2050 (ce qui est juste à côté)? Déjà des problèmes de santé se font sentir, en plus de la gestion des vieux puits orphelins, etc. Le pétrole albertain est le moins cher exporté sur toute la planète. Aujourd'hui, ils font les malins, mais ils sont en train de scrapper leurs terres et d'intoxiquer leur environnement de vie de manière irrémédiable, et lorsque la ressource qu'ils dilapident sera tarie, de grands pans de l'Alberta (boomtown en désuétude, terres contaminées, etc) sera une sorte d'enfer sur terre comme il en existe surtout dans le tiers monde, et qui dissémine, par l'eau et l'air, les polluants sur les populations.
Pourquoi être pressé?
Quant au sentiment de confiance et d'assurance, c'est une bonne raison, mais je ne crois pas qu'on a besoin d'exploiter du pétrole avec précipitation pour ça. Mieux vaudrait éduquer la population ou organiser des boycott contre les radios-poubelles et certains éditorialistes de LaPresse (je suis contre la censure, même celle des opinions nocives). Le Québec est très bien situé sur plusieurs aspects, notre niveau de vie est dans les tops mondiaux, on a des ressources en masse, etc. Le sentiment d'insécurité, il est simplement entre nos deux oreilles, et entretenu a dessein par les fédéralistes et/ou les droitistes anti-keynésiens ou néolibéraux. Ça ne changera pas si on se dépêche à sortir du pétrole dans le golf.
Advenant un accident, est-ce que la catastrophe serait absolument insurmontable et ingérable? Non je ne crois pas non plus.
Ce n'est pas la bonne question. Est-ce qu'advenant un accident, la catastrophe sera bénine à comparée les avantages que l'exploitation nous aura apporté (compte tenu que les dits avantages auront déjà été amputés des inconvénients sur les autres secteurs, comme le tourisme aux Îles ou de croisière, et les pêcheries)? Est-ce que les avantage dépassent les inconvénients? C'est comme ça qu'on décide.
Enfin, comme Lauzon le mentionne dans l'article posté par Kabong, la situation actuelle nous empêcherait de profiter pleinement de cette ressource, puiqu'elle irait dans les poches des amis du parti libéral, et d'intérêts étrangers. Il faudrait auparavant s'entendre pour soit nationaliser le pétrole, soit s'assurer d'en retirer le plus de bénéfices possibles.
Crois-moi, les gens qui font la fête autour du feu de joie vont avoir un réveil brutal au cours de ce siècle. Il est de notre intérêt à tous d'opter le plus rapidement possible pour l'indépendance au pétrole, et pour l'usage accru et plus efficace des énergies renouvelables (on n'en manque pas au Québec).
Si ce n'était pas tout, l'ALENA nous obligerait à garantir une proportion de ce pétrole à nos voisins du sud. Il vaut mieux s'assurer de résilier au moins certaines clauses néfastes pour nous (et auquelles même le mexique n'a pas adhéré).