


Ce que nous voulons selon moi est le démentellement d'un système tantaculaire de corruption, collusion, etc...BusterBunny a écrit:Ici, les gens veulent enquêter sur:
- La mafia
- Les syndicats
- La construction
- Le financement municipal
- Le financement provincial
Vous allez donc aller dans chaque ville où il y a des allégations de corruptions, pour chaque député/ministre, incluant les "ex", pour qui il y a des soupçons. Vous aller demander à des mafiosis de venir parler, à des syndicalistes, et à des gens de la construction. Et à tous les gens qui sont impliqués dans les processus en arrière plan, des nominations, des décideurs administratifs, etc.
Ça va bien durer 4 mandats...

viper37 a écrit:C'est étrange que dans des endroits où l'État occuppe moins de place on soit moins tolérant envers la corruption...
Le Québec, on le sait, est béni des dieux: ses politiciens ne se font à peu près jamais passer des menottes. Aux États-Unis, les politiciens ne sont pas aussi chanceux (ou propres): le FBI arrête régulièrement des élus pour des crimes de corruption. Ralph Marra, ancien District Attorney fédéral, a passé sa vie à poursuivre des représentants publics corrompus.
«Mon premier cas était assez classique, raconte-t-il en entrevue. Un fournisseur de biens devait donner une ristourne de 10% à des élus en échange de contrats municipaux...»
Au bout du fil, de son bureau au New Jersey Sports and Exhibition Authority, où il est depuis peu vice-président aux affaires juridiques, je sens le profond dédain de Ralph Marra pour ces «public officials» qui osent solliciter du fric afin d'influencer des décisions ou des contrats.
«Écoutez, il n'y a aucune excuse! Ils n'ont pas droit à cet argent. C'est une trahison de leur lien avec le public. S'il y a un dilemme, il est du côté des fournisseurs à qui on dit qu'ils doivent payer, que ce soit sous forme de pot-de-vin ou de ristourne, pour faire affaire avec un organisme public.»
Ralph Marra a ainsi poursuivi, au fil des années, au terme d'enquêtes du FBI, le maire de Newark (la plus grande ville de l'État), celui de la ville de Hoboken, la mairesse adjointe de Jersey City, un juge qui promettait à des femmes d'annuler des constats d'infraction en échange de faveurs sexuelles, un ancien sénateur de l'Assemblée législative qui avait fait du trafic d'influence pour un hôpital en recherche de financement de l'État... Bref, Ralph Marra a passé sa carrière à chasser le filou.
* * *
En 2009, le FBI et le US Attorney's Office (USAO) du New Jersey ont annoncé l'arrestation de 60 personnes dans le cadre de l'opération «Bid Rig», après sept ans d'enquête dans des affaires de pots-de-vin et de ristournes versés à des représentants publics. La moitié des gens qui se sont fait passer les menottes par le FBI étaient des fonctionnaires ou des politiciens, maires, conseillers municipaux, state senators.
Même pour un État comme le New Jersey, abonné aux scandales du genre, surnommé le «Soprano State» du nom de la série télévisée, l'opération Bid Rig a décoiffé l'opinion publique. C'est Ralph Marra, au cours de l'été 2009, qui a expliqué aux citoyens de l'État l'ampleur de la magouille révélée dans cette opération.
Il y a plusieurs façons de coincer des élus et des fonctionnaires véreux, dit Ralph Marra. On peut lancer une enquête sur une dénonciation, on peut aller fouiller dans les documents internes d'une ville, d'une université, d'un comté. Mais un des meilleurs outils d'enquête reste un délateur.
«Pour Bid Rig, nous avions un agent source, quelqu'un que nous avions arrêté pour une autre affaire criminelle. Il disait avoir des contacts avec des représentants publics prêts à accepter de l'argent. Il a accepté de coopérer pour recevoir une peine moins lourde.»
Le FBI a donc pu filmer des échanges entre cet informateur et des représentants publics. Des demandes précises ont été enregistrées. Des échanges de fric ont été immortalisés à l'insu des élus et fonctionnaires corrompus.
«La meilleure preuve, c'est toujours l'enregistrement audio ou vidéo! C'est la preuve la plus forte qu'on puisse présenter devant les tribunaux: mettre les accusés devant leurs actes.»
Une des constantes dans les cas de corruption qui sont passés dans les griffes du procureur Marra, pendant 25 ans, c'est l'usage de cash. L'argent comptant, dans les affaires d'une ville, d'un comté ou de l'État, c'est toujours louche, dit-il.
«C'est hautement suspect. Je ne peux pas penser à une seule situation impliquant du comptant qui ne serait pas suspecte. Il n'y a aucune raison de demander du comptant, de payer comptant. Les gens qui utilisent du comptant espèrent une chose: ne pas laisser de traces. C'est LA façon de ne pas laisser de traces.»
Son meilleur conseil, si un élu, un fonctionnaire ou quiconque vous demande de l'argent pour lubrifier vos rapports avec un organisme public.
«Appelez la police. La corruption, c'est comme la mauvaise herbe dans un jardin. Il faut l'arracher.»

Spock a écrit:Ménard semblait abasourdi que le journaliste lui pose la question pour l'offre de Vaillancourt . Ménard dit ne jamais en avoir parlé à personne.
Donc ça voudrait dire que la source du journaliste est du côté de Vaillancourt ou de quelqu'un de son personnel politique de l'époque ...
Sergio a écrit:La recrue Ménard n'avait pas encore compris comment la rémunération des petits amis péquistes fonctionne.
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