
BusterBunny a écrit:On est très bon là-dedans, les Québécois... l'auto-flagellation.
Je ne vois encore personne, sur ce fil, qui dit qu'on est plus stupide que les autres.
Et encore une fois, pourquoi dire qu'on n'a honte de nos politiciens est de l'auto-flagellation?

Polémix a écrit:BusterBunny a écrit:On est très bon là-dedans, les Québécois... l'auto-flagellation.
Je ne vois encore personne, sur ce fil, qui dit qu'on est plus stupide que les autres.
Et encore une fois, pourquoi dire qu'on n'a honte de nos politiciens est de l'auto-flagellation?

BusterBunny a écrit:
Et encore une fois, pourquoi dire qu'on n'a honte de nos politiciens est de l'auto-flagellation?
Queb a écrit:Il y a actuellement une ambiance de dénigrement au Québec induite par de l'auto-critique extrême. Je ne suis pas le seul à le constater. Plusieur ressentent la même chose. En principe, tu as raison selon moi, il n'y a rien de bien concéquent ni de malsain à dire que nous avons une déception face à l'ensemble des politiciens. Mais je crois que la coupe est pleine pour plusieur d'entre nous. Nous entendons des critiques très sévères sur les "performances" du Québec dans tous les domaines sans exceptions: Politiques, culture, juridique, construction, système de santé, programmes sociaux, la caisse de dépôt, Hydro-Québec, relations inter-canadiennes, relations internationales, économie, énergie, moeurs politiques, syndical, dette publique etc etc etc etc. À entendre certaines personnes, rien ne va au Québec. Pourtant, je voyage beaucoup, et je constate que nous partagons un gros paquet de problèmes avec les autres sociétés que je visite ou ces sociétés vivent d'autres problèmes qui induisent des défits à relever tous aussi important que les nôtres... et parfois bien pires.
Je veux bien qu'on critique et qu'on remette tout en question. Je n'ai pas de problème avec ça. Mais à chaque fois qu'il y a un os à quelque part, ça semble l'occasion de se lancer dans des critiques tout azimut sur l'ensemble de la société Québécoise et de sa façon d'être. Par exemple, on peut bien mettre en doute la pertinence d'informer la population sur les dangers d'une canicule. Mais on ne se contente pas de critiquer cette action du gouvernement. Non. On s'empresse d'ajouter que c'est un trait de caractère Québécois de se faire materner et bla bla bla. On peut critiquer les quotas de chanson francophone à la radio, on peut être contre ceux qui critiquent les choix artistiques du FEQ mais... ajouter que toute la musique francophone est de la merde en conserve.... J'y vois de la critique malsaine. Quand on critique un politicien, un parti, un groupe de pression politique mais qu'on s'empresse de dire que... c'est bien la preuve que la politique est pourrie au Québec.... ça fini par laisser des traces. Le "découragement" est normal pour un individu et j'imagine que c'est la même chose pour une société mais... un moment donné on risque la dépression profonde si on ne se ressaisi pas. De plus, on critique mais... ou sont les champions qui nous ramènera tout ça dans le droit chemin? Même ceux que nous mettons en place sont considérés comme de la merde et non crédibles et surpayés et corrompus.... Aucun fonctionnaire, politicien ou gestionnaire n'échappe à cette condamnation par "association". D'ailleur pas étonnant que ça intéresse de moin en moin de gens d'occuper ces fonctions. L'autre chose, c'est étonnant, mais même quand quelque chose va bien on s'empresse même de le critiquer de façon à en dominuer la portée autant que possible quitte à faire une liste de choses qui vont mal pour être bien sûr que ce qui va bien soit oublié. C'est malsain. Vraiment. Est-ce que cette dpression profonde profite à quelqu'un?

BusterBunny a écrit:Queb a écrit:Il y a actuellement une ambiance de dénigrement au Québec induite par de l'auto-critique extrême. Je ne suis pas le seul à le constater. Plusieur ressentent la même chose. En principe, tu as raison selon moi, il n'y a rien de bien concéquent ni de malsain à dire que nous avons une déception face à l'ensemble des politiciens. Mais je crois que la coupe est pleine pour plusieur d'entre nous. Nous entendons des critiques très sévères sur les "performances" du Québec dans tous les domaines sans exceptions: Politiques, culture, juridique, construction, système de santé, programmes sociaux, la caisse de dépôt, Hydro-Québec, relations inter-canadiennes, relations internationales, économie, énergie, moeurs politiques, syndical, dette publique etc etc etc etc. À entendre certaines personnes, rien ne va au Québec. Pourtant, je voyage beaucoup, et je constate que nous partagons un gros paquet de problèmes avec les autres sociétés que je visite ou ces sociétés vivent d'autres problèmes qui induisent des défits à relever tous aussi important que les nôtres... et parfois bien pires.
Je veux bien qu'on critique et qu'on remette tout en question. Je n'ai pas de problème avec ça. Mais à chaque fois qu'il y a un os à quelque part, ça semble l'occasion de se lancer dans des critiques tout azimut sur l'ensemble de la société Québécoise et de sa façon d'être. Par exemple, on peut bien mettre en doute la pertinence d'informer la population sur les dangers d'une canicule. Mais on ne se contente pas de critiquer cette action du gouvernement. Non. On s'empresse d'ajouter que c'est un trait de caractère Québécois de se faire materner et bla bla bla. On peut critiquer les quotas de chanson francophone à la radio, on peut être contre ceux qui critiquent les choix artistiques du FEQ mais... ajouter que toute la musique francophone est de la merde en conserve.... J'y vois de la critique malsaine. Quand on critique un politicien, un parti, un groupe de pression politique mais qu'on s'empresse de dire que... c'est bien la preuve que la politique est pourrie au Québec.... ça fini par laisser des traces. Le "découragement" est normal pour un individu et j'imagine que c'est la même chose pour une société mais... un moment donné on risque la dépression profonde si on ne se ressaisi pas. De plus, on critique mais... ou sont les champions qui nous ramènera tout ça dans le droit chemin? Même ceux que nous mettons en place sont considérés comme de la merde et non crédibles et surpayés et corrompus.... Aucun fonctionnaire, politicien ou gestionnaire n'échappe à cette condamnation par "association". D'ailleur pas étonnant que ça intéresse de moin en moin de gens d'occuper ces fonctions. L'autre chose, c'est étonnant, mais même quand quelque chose va bien on s'empresse même de le critiquer de façon à en dominuer la portée autant que possible quitte à faire une liste de choses qui vont mal pour être bien sûr que ce qui va bien soit oublié. C'est malsain. Vraiment. Est-ce que cette dpression profonde profite à quelqu'un?
Distinguons deux choses.
- Ceux qui dénigrent le Québec systématiquement sur ce forum
- Ceux qui dénigrent le Québec publiquement, dans les médias
Le premier groupe... je comprends que les gens qui en font parti sont, entre autre, sur ce forum, mais fondamentalement, qu'en avons-nous à foutre? C'est la même chose que ceux qui pensent que la Canada est reponsabilité des pires calamités de la planète. Quand on a le goût de pogner avec eux, on le fait, mais rien nous force à leur répondre, puisque force est de constater que la discussion finira de la même façon, tout le temps. C'est inconséquentiel.
Le deuxième groupe... c'est plus grave, à cause du niveau d'influence qu'ils peuvent avoir. Mais, étant de la région de Montréal, je ne peux pas dire que ces gens innondent les médias.

BusterBunny a écrit:Oui, il y a des critiques à propos de certains aspects du Québec. Mais elles semblent toujours êtres liées à la politique. Personne, autours de moi, ne semble avoir honte de Bombardier ou du Cirque du Soleil, de Couche-Tard ou du Grand Prix de Montréal, du Festival de Jazz ou des Francofolies.
BusterBunny a écrit:.. Oui, il y a des critiques à propos de certains aspects du Québec. Mais elles semblent toujours êtres liées à la politique. Personne, autours de moi, ne semble avoir honte de Bombardier ou du Cirque du Soleil, de Couche-Tard ou du Grand Prix de Montréal, du Festival de Jazz ou des Francofolies.


Polémix a écrit:BusterBunny a écrit:.. Oui, il y a des critiques à propos de certains aspects du Québec. Mais elles semblent toujours êtres liées à la politique. Personne, autours de moi, ne semble avoir honte de Bombardier ou du Cirque du Soleil, de Couche-Tard ou du Grand Prix de Montréal, du Festival de Jazz ou des Francofolies.
Et pourquoi pas Québécor ? Ça chiale pas mal après Québécor ..

BusterBunny a écrit:Peut-être par déformation professionnelle, je n'ai pas cette expérience de mon côté.
Oui, il y a des critiques à propos de certains aspects du Québec. Mais elles semblent toujours êtres liées à la politique. Personne, autours de moi, ne semble avoir honte de Bombardier ou du Cirque du Soleil, de Couche-Tard ou du Grand Prix de Montréal, du Festival de Jazz ou des Francofolies.
Queb a écrit:Ce serait bien le bout d'avoir honte de ce qui va bien. Par contre il suffit de dire que quelque chose va bien pour que quelqu'un rappelle ce qui va mal juste pour être sûr de contre-balancer.

BusterBunny a écrit:Queb a écrit:Ce serait bien le bout d'avoir honte de ce qui va bien. Par contre il suffit de dire que quelque chose va bien pour que quelqu'un rappelle ce qui va mal juste pour être sûr de contre-balancer.
Mais, ça, vous l'avez sur n'importe quel aspect.
Dites qu'une entreprise va bien, un syndicaliste vous dira qu'elle exploite induement ses employés.
Dites qu'une convention collective s'est bien réglée, sans problème, et une personne vous dira que ce même syndicat est en grève ailleurs.
Dites que le libre échange a créé des emplois, on vous dira que le capitalisme exploite la veuve et l'orphelin.
Dites que la réforme de la santé d'Obama est un bon pas en avant, on vous dira qu'il n'a pas réglé la guerre en Irak.
On ne s'en sort jamais. Au Québec, comme partout ailleurs.
BusterBunny a écrit:Queb a écrit:Ce serait bien le bout d'avoir honte de ce qui va bien. Par contre il suffit de dire que quelque chose va bien pour que quelqu'un rappelle ce qui va mal juste pour être sûr de contre-balancer.
Mais, ça, vous l'avez sur n'importe quel aspect.
Dites qu'une entreprise va bien, un syndicaliste vous dira qu'elle exploite induement ses employés.
Dites qu'une convention collective s'est bien réglée, sans problème, et une personne vous dira que ce même syndicat est en grève ailleurs.
Dites que le libre échange a créé des emplois, on vous dira que le capitalisme exploite la veuve et l'orphelin.
Dites que la réforme de la santé d'Obama est un bon pas en avant, on vous dira qu'il n'a pas réglé la guerre en Irak.
On ne s'en sort jamais. Au Québec, comme partout ailleurs.


Votre maladie
Pierre Foglia, La Presse
... encore une fois vous y êtes peut-être allé un peu fort dans l'autoflagellation?
Vous, oui. Je ne vous ai jamais suivi dans cette cabale contre vous-même. Dans cette chasse aux morons nationaleux que vous semblez croire plus nombreux au Québec que partout ailleurs sur la planète. Dans cette honte que vous faites ponctuellement rejaillir sur vous avec une délectation suspecte et avec cette obstination des vieilles putes qui se couvrent de boue avec l'air de croire qu'elles seront plus belles après, quand les croûtes seront tombées. J'ai chaque fois envie de vous dire de laisser tomber, le B'nai Brith fait cette job-là mieux que vous ne la ferez jamais.
Ce que vous dites sur la nation, dans ces occasions-là, me désole chaque fois. Dans votre bouche, nation et plus encore nationalisme, sont devenus des mots détestables. Vous confondez tout, nation-nationalisme-nationaleux. Le nationalisme canadien, pourtant le plus bêtement cocardier de l'univers, vous sied. Alors que le nationalisme québécois, oh là là quelle horreur.
Un imbécile ou un petit groupe d'imbéciles exclut deux formations de la fête nationale du Québec parce qu'elles s'exécuteraient en anglais et dans l'instant vous protestez. Bravo. Parfait. Très sain. Mais dans le même instant vous vous grattez votre âme québécoise au sang, et ça, c'est malade. Ce mépris de vous-même, du moins envers une partie de vous-même, ce mépris est pervers, maso.
Je vous le dis en pleine face, vous êtes des fuckés de la nation. Même si vous ne les avez pas lus, vous êtes empoisonnés par ce que Trudeau, Mordecai Richler, Esther Delisle, Nadia Khouri ont dit du nationalisme québécois et du nationalisme en général. Allez relire plutôt ce qu'en disent Hannah Arendt ou Fernand Dumont.
On est loin de l'incident de départ? Oui, mais on est tout près de cette honte qui remonte et vous étouffe au moindre incident.
Dans tout le Canada et à Montréal même, des militants anglophones - petits cousins des susnommés - confondent délibérément, scandaleusement, à longueur d'année, nationalisme québécois et national-socialisme et ça ne vous dérange pas trop.
Vous, oui. Pour moi, vous m'excuserez, mais j'aime mieux ne pas me gratter de cette maladie-là dont vous souffrez tous un peu. Immigrant mal intégré tant que vous voulez. Colonisé, ça me ferait chier.
Vous, oui.
Quand il m'arrive (souvent) de dire nous, c'est ailleurs que j'ai mal. Un exemple? Je l'ai relevé dans ma chronique de samedi mais évidemment, sur ce genre de truc, vous n'allumez pas vite, disons moins vite que lorsqu'un moron nationaleux moronne. Bref, moi c'est quand je lis dans mon journal la lettre d'un lecteur qui commence par: Au Québec, nous célébrons la créativité que j'ai mal. Et même un peu honte.

Polémix a écrit:Buster aime bien idéaliser le coté sombre du Québec et tamiser ce qu'on fait de bon.

Le débat entourant l’Anglo Society et le bilinguisme s’est transporté sur Internet. Des anglophones accusent les Acadiens et les Québécois de vouloir faire disparaître leur culture.
Le mouvement antifrancophone crée un mouvement de panique après de la population anglophone. Le groupe antibilinguisme fait circuler des photos et des messages haineux sur les médias sociaux, comme Facebook.
Des photos de tuniques du Ku Klux Klan aux couleurs des drapeaux acadien et québécois circulent sur la toile. D’après les propos affichés, les Québécois et les Acadiens porteraient ces tuniques pour comploter contre les anglophones.
Selon l’Anglo Society, une minorité du Canada tenterait de prendre le contrôle de la majorité.
L’artiste acadien Mario Doucette s’est joint au groupe Facebook pendant une semaine afin de rectifier les faits, avant de se faire expulser.
Les internautes l’ont traité de raciste envers les anglophones parce que ses toiles sont souvent inspirées de la déportation des Acadiens.
« Cela a créé de l’anxiété et de la peur envers les gens du Québec et les Acadiens, déplore-t-il. Je pense qu’on cherche à créer un complot Acadie-Québec, qui vise à éliminer la culture anglophone de la province. Au début, je trouvais ça tout à fait ridicule, mais je vois bien que, d’après les propos qui sont affichés sur Facebook, il y a des gens qui croient vraiment à ça. Il y avait beaucoup de ces commentaires qui étaient des incitations à la haine. Il y en a plusieurs que je trouve criminels envers les Québécois et les Acadiens. »
De leur côté, d’autres anglophones se dissocient de ce mouvement. Certains réussissent à traiter cela avec humour, à travers une parodie de bulletin de nouvelles, mettant en vedette le groupe l’Anglo Society.
Source
http://www.radio-canada.ca/regions/atla ... rancophone (...)
BusterBunny a écrit:.. Ce fil prouve le contraire, mais si ça peut être une autre façon de passer pour la perpétuelle victime, pourquoi pas. ..

Polémix a écrit:BusterBunny a écrit:.. Ce fil prouve le contraire, mais si ça peut être une autre façon de passer pour la perpétuelle victime, pourquoi pas. ..
On connaît bien la cassette.

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