El penguin a écrit:C'est évidemment dans l'intérêt du capitaliste de protéger la ressource qui assure son revenu, mais c'est plus compliqué que ça. De un, les relations entre le renouvellement de la ressource et la quantité restante de ressources sont très complexes et dans bien des cas pas encore comprises, alors on doit adopter le principe de précaution dans la gestion de la ressource (renouvelable). Or, dans les faits ça veut dire qu'en cas de doute on devrait diminuer l'exploitation aussitôt qu'on constate une diminution du taux de régénération. Mais oublie ça, un capitaliste va toujours attendre d'être dans la marde avant de ralentir. Pourquoi ? parce qu'il veut maintenir son niveau de vie, ça va le pousser à se dire "comme on est pas certain de savoir si on devrait baisser les quotas de pêche maintenant, autant continuer." et dans ce temps la tu risque de franchir le point de non retour.
Ouai ! Entièrement d'accord !
Et si moi je suis par exemple un producteur de pétrole qui vend 10 barils 80 $ pièce, ce qui me fait 800 $ dans le compte en banque, et que je m'aperçois qu'en n'en mettant que 8 sur le marché, ça fait jouer le principe de l'offre et de la demande au point que mon baril monte à 100 $, ça me fait toujours 800 $ dans le compte et je n'épuise pas ma réserve aussi vite qu'avant. Et si le baril monte par exemple à 120 $ ça me fait 960 $ dans le compte, soit 160 $ dollars de plus qu'avant. Mais de toute façon, c'est le comptable qui me donne les chiffres qui me font décider de la vitesse d'épuisement de mes réserves de pétrole. Autrement dit, je confirme : c'est mon avidité qui mène le bal de toutes les idéaux d'un monde meilleur.
Bon, maintenant, pour que tout ça se réalise, il faut que j'aille creuser dans mon jardin pour voir ce qu'il y a dessous...
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