de Guilhem » Dim Mar 27, 2011 5:44 pm
Après le dernier débat des chefs que j'ai vu à la télé, j'ai vu les journalistes parler des vêtements de chaque candidat. "Regardez, lui il a une cravate rouge, c'est audacieux et ça montre qu'il a de l'assurance."
Ensuite, on leur a donné des points sur des trucs qu'ils ont dit. "L'autre a marqué des points quand il a utilisé la même stratégie que Bourassa a adoptée en mille neuf-cent-quatre-vingt-xxx, blablabla. On reconnaît ses influences, quel brillant débatteur, je lui donne 8.1."
Puis, on a parlé de de trucs plus glorieux: "Regardez bien sa pose lors de la photo. Il prend un air décidé et détaché à la fois." "Écoutez bien à ce moment-là il s'est trop appuyé sur son lutrin, on a entendu un craquement."
L'homme de la rue se crisse des élections, et le journaliste de bureau qui se nourrit sur l'évènement aussi. Ils pensent que leur confort est inextricable. Ils ont peut-être raison.
Moi c'est pas que je m'en fiche, c'est que j'y crois pas.