Excellent documentaire. J'aurais aimé entendre parler davantage des résistants et résistantes étrangers, en revanche.
L'Affiche rouge:

Un poème d'Aragon souligne la résistance héroïque de ces combattant-e-s clandestin-e-s, lui-même inspiré de
la dernière lettre du poète arménien Missak Manouchian (l'homme en bas de l'affiche, au centre).
Ferré en a fait une chanson. Une de mes préférées à vie. Un film a aussi été fait sur cette histoire. Ça s'appelle
L'armée du crime.
"Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erevan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant"
La mélodie qu'on entend en arrière-fond pendant tout le documentaire me disait quelque chose. Elle rejoue pendant le générique et en entendant les paroles je l'ai reconnue. C'est la
Complainte du Partisan, qui est bouleversante.
La première fois que je l'ai entendue, c'est avec
l'interprétation de Leonard Cohen. Comme je suis un inconditionnel de Joan Baez, j'apprécie également
sa propre version. Celle du documentaire est la meilleure, surtout qu'elle est en français et reprend un peu l'arrangement de Cohen. J'aime moins la
version d'Arly, même si les paroles sont, je crois, les originales.
"J'ai changé cent fois de nom
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis"