Ce coup ci ont ne pourra pas l'accuser de sortir cela de son chapeau. Les parties socialistes vont se battre comme des diables dans l'eau bénites pour pas perdre leur subventions gouvernementales.
En voila popol une bonne raison de voter Harper.
Majoritaire, Harper éliminera le financement public des partis
«C'est aux électeurs de décider de contribuer à la caisse d'un parti»![]()
Ottawa — Foi de Stephen Harper, les partis politiques devront se financer uniquement à la bourse des donateurs particuliers si jamais les conservateurs sont élus majoritairement lors du prochain scrutin. En réitérant son intention d'abolir le financement gouvernemental des partis, le premier ministre a ainsi fait hier ses premiers pas sur le terrain pré-électoral 2011.
Le premier ministre revient ainsi à la charge avec une proposition qui a contribué à provoquer la crise parlementaire de 2008 — et fait naître l'éphémère coalition PLC-NPD-Bloc québécois. «Les partis sont déjà généreusement subventionnés dans leurs efforts d'amasser des fonds, a indiqué le premier ministre en marge d'une annonce faite en Ontario. Mais quand on donne des subventions sans aucun effort de la part des partis, c'est une dépense injustifiée.»
Fort de l'expérience de 2008, qui a failli lui coûter son poste, M. Harper estime qu'il est «impossible d'éliminer une telle dépense dans un Parlement minoritaire». M. Harper croit que «la population n'appuie pas des subventions de ce type. C'est aux électeurs de décider de contribuer à la caisse d'un parti, pas au Trésor national de les subventionner. Il y a déjà des mesures incitatives [crédit d'impôt] pour encourager les gens à faire des dons».
En 2010, l'allocation a rapporté 2,7 millions au Bloc québécois, 1,8 million au Parti vert (qui vivotait jusqu'à la mise en place de ce système), 5 millions au Nouveau Parti démocratique, 7,2 millions au Parti libéral et 10,4 millions au Parti conservateur. Elle est calculée selon les résultats de chaque parti aux élections de 2008, à raison de 2 $ par vote exprimé.
La fin de ce système avantagerait de prime abord les conservateurs. Ceux-ci récoltent en effet beaucoup plus de contributions des particuliers que les autres partis. En 2009, 101 000 donateurs ont versé 17,7 millions dans les coffres du Parti conservateur. Les libéraux ont reçu 12,5 millions de 37 800 donateurs et les néodémocrates, 7,4 millions de 23 700 personnes.
Les donateurs du Parti conservateur sont aussi ceux qui profitent proportionnellement le plus du crédit d'impôt pour contribution politique, qui avantage les petits dons.
Le Bloc québécois semble largement désavantagé à première vue, n'ayant récolté que 889 000 $ de quelque 6000 donateurs en 2009. Mais le parti ne transfère pas au niveau «national» les dons provenant de militants faits dans les circonscriptions, ce qui fausse les données comparatives. Selon le chef Gilles Duceppe, les circonscriptions peuvent compter sur près de 3 millions à l'heure actuelle.
Question démocratique
La sortie de M. Harper a été immédiatement conspuée par les trois partis de l'opposition. «Nous avons besoin d'un financement public pour nous assurer que tous les points de vue de la population sont exprimés à travers différents partis, affirme Jack Layton, chef du NPD. On ne veut pas retourner à l'époque où ceux qui avaient beaucoup d'argent dictaient la direction à prendre.»
Selon Gilles Duceppe, les conservateurs vont en sens contraire d'un certain consensus dégagé au Québec dans les derniers mois, à la suite des différentes révélations entourant les contributions versées aux partis provinciaux. «Pratiquement tout le monde est en faveur d'une plus grande participation de l'État dans le financement des partis» pour éviter magouilles et copinage, estime M. Duceppe.
Chez les libéraux, le leader parlementaire David McGuinty affirme que «M. Harper ne veut pas maintenir un système démocratique en santé, ni s'assurer qu'il y ait des voix compétitives à la table, capables de débattre des idées. Il veut jouer un petit jeu politique».
Le premier ministre s'est par ailleurs montré perplexe devant les demandes des autres partis pour le budget. Il a dit «écouter avec beaucoup d'attention ce qui émane de chaque parti», mais a ajouté qu'il «espérait une certaine cohérence» qu'il ne voit pas actuellement, notamment par rapport au dossier des réductions d'impôt pour les entreprises. «Je suis prêt à écouter, mais c'est parfois difficile de suivre», a-t-il dit.
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Libâaaarté Ch'tis!



et où la démagogie va encore prendre le dessus 
















