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Et c'est le meilleur système pour les droitistes affairistes!Claude Béland est inquiet. Inquiet de la crise des valeurs qui secoue le Québec, inquiet des enveloppes brunes qui circulent, de l’effet aplanissant de la mondialisation, de la spéculation financière, de l’élargissement de l’écart entre les riches et les pauvres.
« Autrefois, l’élément central du développement, c’était la personne humaine. Le développement économique, social, politique, c’était fait pour le monde. Mais aujourd’hui, l’élément central, c’est devenu le profit, le rendement », constate l’ancien président du Mouvement Desjardins lors d’un entretien accordé à Rue Frontenac....
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« On a plus souffert de nos crises de valeurs que de nos crises économiques, dit-il. On se serait probablement mieux sortis de nos crises économiques n’eût été de nos crises de valeurs. (…) La protection de la langue, de nos traditions, ça disparaît de plus en plus. »
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Aujourd’hui, ajoute-t-il, « les gens sont évalués sur leur richesse, sur leur marge de crédit. Je trouve cela incroyable. »
Les sociétés passent par des cycles, se plaît-il à raconter. Le cycle qu’il appelle « primaire », au cours duquel « le désir de posséder, d’exploiter le monde », domine. Ce fut le cas, par exemple, au cours de la période du Moyen Âge, où régnaient rois et seigneurs.
Puis, il y a le cycle « civilisateur », celui au cours duquel les pressions populaires finissent par mettre fin à l’exploitation et aux excès. Ce fut la révolution française. Plus récemment, après la Seconde guerre mondiale jusqu’en 1975, aux États-Unis, on a assisté au développement d’une large classe moyenne. Selon M. Béland, les Américains étaient en voie de réaliser les grands principes à la base de leur constitution, soit l’égalité des chances pour tous les citoyens.
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Maintenant, la mondialisation des marchés de même que la panoplie de produits financiers qui ne reposent que sur la circulation de masses toujours plus considérables d’argent génèrent crises après crises.
« On a créé deux piliers : l’endettement et la spéculation, ce qui produit des crises aux six à sept ans, note-t-il. Le président de Lehman Brothers disait devant le Sénat américain : C’est le système qui fonctionne ainsi. Mais on spécule, on spécule et ça pète. Alors je regarde tout cela et je me dis : Comment on fait pour amener les gens à dire Wô ! Wô ! la planète demande grâce?»
Il se défend d’être passéiste, de résister aux changements. « Je suis un mondialiste. C’est irréversible. Mais il faut aussi le faire en protégeant notre projet de société », plaide celui que l’on a souvent associé à la mouvance souverainiste.
Ce qu’il craint, avec la mondialisation, c’est que tout se fonde en un « projet unique », décidé par la Chine ou les États-Unis.
« S’il faut que tu te soumettes à des règles universelles, tu ne décides plus rien pour le développement de ton milieu à toi. Sur le plan de la démocratie, il n’y a rien de pire.
«D’après moi, ajoute-t-il, c’est ce qui explique beaucoup la situation actuelle, dans laquelle les gens se sentent totalement impuissants. Ils ont le sentiment qu’ils ne peuvent rien faire. Alors, sur le plan des valeurs, les gens deviennent très individualistes. De là la corruption, la loi du plus fort. »
Ce qu’il a dit à propos de :
…la complexité des produits financiers
— « En matière de placements, les avocats contribuent à rendre ça difficile à comprendre. Je leur dis : Pouvez-vous aider les gens ? Ils me répondent : Il faut que j’aide mon client. Alors les gens achètent parce qu’ils se font dire que c’est bon. Mais ça m’inquiète. C’est la loi du plus fort. »
…l’enseignement déficient de l’histoire du Québec :
— « Il y a des gens qui ne connaissent pas René Lévesque. La révolution tranquille, ça leur dit rien. La crise d’Octobre, c’est comme un roman policier. C’est pas plus que ça ! C’est triste. »
…des écarts entre riches et pauvres :
— « Je vis à Mont-Royal. Vous devriez voir les folies que je vois. Des gens achètent deux maisons contiguës de 1 M$ chacune, ils jettent cela à terre puis en construisent une plus grosse. Tu te demandes : Il vient d’où, lui ? De la mafia ? On retombe dans un monde où il y aura des très, très riches… et les autres.»
…du comportement des institutions financières :
— « Mon petit-fils (de 32 ans) a voulu avoir un prêt de 5 000 $ à sa caisse. Ils lui ont répondu : Prends ta carte de crédit. Parce que ça coûte cher faire un prêt et 5000 $, ça vaut pas la peine. Alors tu as un taux de crédit de 18 % sur ta carte. Mais si tu veux emprunter 1 M $, que tu peux prouver que tu seras capable de rembourser, alors tu va avoir le taux privilégié. Alors tu te dis : Ben coudon, le système, c’est rendu qu’il est fait pour les riches ! »
L'Humain lui même na plus aucune valeur sauf le matériel et le cash qu'il possède..
ILs vous feront passé le mal pour le bien et le bien pour le mal!
Criss que celui ayant écrit ce livre avait raison.




