Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Politique municipale en général, peu importe la ville

Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede JMS » Jeu Déc 23, 2010 8:15 am

Publié le 23 décembre 2010 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

Laval s'anglicise plus qu'ailleurs

Gabriel Béland, La Presse

Oubliez l'image d'un Laval presque exclusivement francophone: la troisième ville du Québec s'anglicise. L'île Jésus serait même l'endroit dans la province où la population anglophone croît le plus rapidement, conclut une récente étude.

Selon les dernières données disponibles, le nombre d'anglophones a bondi de 35% en 10 ans à Laval. Il s'agit d'une progression trois fois plus rapide que celle de la population totale de la ville, qui a grimpé d'un peu plus de 11% entre 1996 et 2006.

Près d'un Lavallois sur cinq (18,8%) était anglophone en 2006, révèle le portrait produit par l'Agence de la santé et des services sociaux de Laval. En 1996, ce taux était de 15,3%. Dans cette période, le nombre de Lavallois à privilégier la langue de Shakespeare a ainsi grimpé de 50 715 à 68 460 personnes.

L'Agence s'est fondée sur les chiffres des deux derniers recensements. L'analyse suggère que la progression du nombre d'anglophones à Laval est une tendance qui s'accentue. Au cours des 10 ans que couvre l'étude, la plus forte croissance a été constatée dans les dernières années.

Nouveaux arrivants

Cette réalité s'explique notamment par l'attrait de Laval auprès des nouveaux arrivants. Près de 40% des anglophones lavallois sont immigrés, selon le document d'une dizaine de pages. La majorité d'entre eux n'a ni l'anglais ni le français comme langue maternelle.

«On sait que, depuis quelques années, les immigrés, qui avaient autrefois tendance à rester dans l'île, vont de plus en plus en banlieue, explique Jacques Ledent, de l'INRS urbanisation. Bien sûr, Laval est une destination pour ces gens-là.»

À la Ville de Laval, c'est aussi la piste de l'immigration qui est privilégiée pour expliquer le phénomène. «L'anglicisation s'explique surtout par l'augmentation du multiculturalisme sur le territoire lavallois», indique un porte-parole de Laval, Benoit Collette.

Le portrait que brosse l'Agence de la santé rejoint d'autres données accumulées au fil des ans. Ces changements linguistiques semblent aussi toucher les enfants: les écoles anglophones du Québec ont subi une perte de clientèle de 4,8% entre 2003 et 2009. Pendant ce temps, le nombre d'élèves anglophones a grimpé de 10% à Laval.

Cette vitalité de la communauté anglophone à Laval ne surprend pas Linda Leith, présidente du Quebec Community Group Network. «On sait que beaucoup de Montréalais quittent la ville pour la banlieue. Parmi eux, c'est certain qu'il y a des francophones et des allophones, mais aussi des anglophones», note Mme Leith, dont l'organisme rassemble 36 groupes communautaires anglophones. Selon elle, Laval se «montréalise», en quelque sorte.

La «refrancisation» de Laval

Cette anglicisation de Laval ne plaît pas à tous. Le Mouvement Laval français a été créé en novembre dernier dans le but de mettre un frein au phénomène. «Les chiffres sur l'anglicisation à Laval sont tout aussi inquiétants, sinon davantage, que pour l'île de Montréal», a expliqué son président, Michel Thisdale.

«Ce groupe se veut le prélude à la formation d'un mouvement politique lavallois pour le français. Invitez tous vos amis, qu'ils habitent Laval ou non, car le combat pour la refrancisation de Laval est celui de la lutte pour la défense du français partout au Québec», peut-on lire sur la page Facebook du Mouvement Laval français.


http://www.cyberpresse.ca/actualites/20 ... cueil_POS3
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede Thanh » Ven Déc 24, 2010 1:29 am

Zzzzzzzzzzzz ...

On va le répéter une autre fois, en espérant que ça soit la dernière. Là où la francisation se fait mal, c'est sur les premiers arrivants qui arrivent ici avec bien souvent aucune connaissance du français et peu de support pour l'apprendre. Mais là où la francisation gagne, c'est avec les générations suivantes qui elles sont généralement bilingues, au point d'en finir par perdre la langue d'origine de leurs parents.
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede -=Cigaro=- » Ven Déc 24, 2010 7:45 am

Thanh a écrit:Zzzzzzzzzzzz ...

On va le répéter une autre fois, en espérant que ça soit la dernière. Là où la francisation se fait mal, c'est sur les premiers arrivants qui arrivent ici avec bien souvent aucune connaissance du français et peu de support pour l'apprendre. Mais là où la francisation gagne, c'est avec les générations suivantes qui elles sont généralement bilingues, au point d'en finir par perdre la langue d'origine de leurs parents.

Ce n'est pas ce que je constate chez la 2e génération d'enfants qui vivent à Kirkland, Pointe-Claire, Pierrefonds, Beaconsfield et Baie d'Urfé. C'est l'anglais qu'ils parlent à l'école, à la maison, entre amis. J'imagine qu'il y a maintenant de telles enclaves anglophones à Laval.
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede Lamarche » Ven Déc 24, 2010 9:21 am

Laval devient lentement mais surement une extension de Montréal, avec bientôt les mêmes proportions franco-anglo-allo, ce qui explique les hausses d'année en année.
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede zor » Ven Déc 24, 2010 12:57 pm

Thanh a écrit:Zzzzzzzzzzzz ...

On va le répéter une autre fois, en espérant que ça soit la dernière. Là où la francisation se fait mal, c'est sur les premiers arrivants qui arrivent ici avec bien souvent aucune connaissance du français et peu de support pour l'apprendre.


Ça me surprend de quelqu'un qui se dit généralement de droite. Il y a des dizaines d'écoles de langue privées, non? Où est le manque de support pour apprendre le français dans ce cas?
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede JMS » Mar Jan 04, 2011 9:19 am

Publié le 04 janvier 2011 à 00h00 | Mis à jour à 07h13

Le melting-pot des écoles lavalloises

Hugo Meunier et Katia Gagnon, La Presse

Le portrait a bien changé dans les écoles de Laval au cours des dernières années. La commission scolaire est débordée par la vague d'immigration qui déferle sur l'île Jésus depuis 10 ans. La pauvreté et les tensions raciales font désormais partie du paysage scolaire. Six enseignants témoignent de leur réalité.

À l'école primaire Saint-Norbert, au coeur du quartier Chomedey, les classes de maternelle sont remplies, parfois aux trois quarts, d'enfants d'immigrés qui ne parlent pas un mot de français. La tâche est titanesque pour les enseignants, qui se plaignent d'une décision qu'a prise la commission scolaire il y a huit ans: supprimer les classes d'accueil à la maternelle.

Selon les enseignants, la commission scolaire de Laval est submergée par la vague d'immigration qui déferle sur l'île Jésus depuis 10 ans. «Ça augmente continuellement. Et avec le métro, les déménagements Montréal-Laval sont devenus plus fréquents que l'inverse», souligne une enseignante, qui travaille en classe d'accueil à Saint-Norbert, et qui a préféré conserver l'anonymat.

Selon des chiffres du ministère de l'Immigration du Québec, entre 1998 et 2007, 21 000 nouveaux arrivants ont posé leurs valises à Laval. «Pas nécessairement des gens qui débarquent au pays: il y a aussi un exode vers la banlieue d'immigrés installés à Montréal depuis quelques années», explique le porte-parole Claude Fradette.

Ils sont d'origine roumaine, libanaise, marocaine, algérienne, haïtienne. «Il y a beaucoup de jeunes familles: le quart d'entre eux ont moins de 14 ans», souligne M. Fradette.

Environ 15% de ces Lavallois d'adoption ont le statut de réfugié. La majorité des enfants sont scolarisés et leurs parents gagnent généralement de bons salaires, note Claude Fradette.

L'école Saint-Norbert reflète cette nouvelle réalité et ressemble donc beaucoup à certaines écoles de Montréal. «Quand je dis à des gens de Montréal que je travaille à Laval, les gens disent: "Ah, une belle petite école tranquille." Mais non! C'est comme à Montréal dans certains quartiers difficiles», raconte notre enseignante.

Et c'est d'autant plus difficile que la Commission scolaire de Laval ne semble pas avoir pris acte de ce changement. «Chaque année, on commence avec cinq ou six classes d'accueil et on augmente à une douzaine en cours de route. Chaque année, on commence au minimum et il faut réinventer la roue», dit une autre enseignante de Saint-Norbert, qui travaille elle aussi en classe d'accueil depuis des années.

Il y a quelques années, la Commission scolaire a même songé à fermer toutes les classes d'accueil. On voulait intégrer les enfants au secteur ordinaire en ajoutant un volet francisation. Une aberration, disent les profs. «Il a fallu se battre, monter des dossiers?. Les enfants qui ne connaissent pas le français seraient un boulet?dans les classes régulières», souligne une enseignante.

Les enseignants notent également un changement de mentalité chez les immigrés qui s'établissent à Laval. «Il y a 10 ans, nos enfants étaient motivés, ils voulaient apprendre. Le prof était vu comme une figure d'autorité. Aujourd'hui, on a des enfants différents, qui ont un rapport différent avec l'autorité, dit l'une des deux profs. On a beaucoup plus de problèmes de discipline.»

Une école sous tension

Un vent sec et glacial souffle en cet après-midi de février 2010. Ce jour-là, le terrain de l'école secondaire Saint-Maxime a l'air d'un champ de bataille. Environ 200 élèves et des dizaines de policiers de l'escouade anti­émeute, matraques à la main, se font face. Quelques policiers sont atteints par des morceaux de glace et des pierres.

Les élèves interrogés ce jour-là sont unanimes: un conflit entre Québécois de souche et jeunes d'origine arabe est à l'origine de cette escalade de violence. «La tension monte, il va y avoir de la grosse marde dans les prochaines semaines», prévient l'un d'eux.

Les choses n'ont finalement pas dégénéré entre les murs de la polyvalente de Chomedey, mouton noir de la Commission scolaire.

S'ils entendent fréquemment résonner toutes sortes de rumeurs dans les corridors, deux enseignants de l'école Saint-Maxime sont convaincus qu'aucune guerre raciale ouverte ne fait rage. «Nos jeunes sont très bons pour partir des affaires. Une simple dispute au sujet d'une fille peut se transformer en affrontement ethnique», croit Julie Bossé, qui enseigne les mathématiques.

Au lendemain de cette mini-émeute, la direction de l'école avait demandé aux profs de resserrer l'étau autour des élèves. «Les jeunes ont l'impression qu'ils sont capables de faire la loi à l'école. Honnêtement, ça fonctionne un peu», constate Mme Bossé.

«L'affrontement avec les policiers était un jeu, pour eux», enchaîne son collègue, qui préfère garder l'anonymat. Les élèves ont avant tout un problème avec l'autorité, et d'abord avec les policiers, ajoute-t-il.

Malgré ce dérapage, les deux enseignants brossent un portrait positif de leur école. «Les élèves de Saint-Max sont d'ordinaire très respectueux», souligne Mme Bossé.

Mais l'établissement du boulevard Lévesque traîne sa mauvaise réputation comme un boulet. Plusieurs élèves et enseignants l'évitent d'ailleurs comme la peste. «Il y a un nuage au-dessus de l'école depuis au moins 10 ans», reconnaît Julie Bossé.

Pour les deux profs, le plus grave problème des élèves de Saint-Maxime ne se trouve pas dans la cour d'école ou dans les corridors, mais bien dans les salles de classe. «Nos élèves sont extrêmement faibles en général», résume Julie Bossé.

Dans son palmarès annuel publié par le magazine L'actualité, l'école Saint-Maxime était classée au 423e rang provincial sur 477 en 2008. «En fait, notre plus grande difficulté, c'est la langue. Pour au moins 50% de la clientèle, le français n'est pas la langue maternelle, ni même la deuxième ou la troisième langue, dit l'autre enseignant. On observe alors qu'il n'y a pas de bagage culturel commun. Pour une élève afghane qui ne sait pas lire ou écrire en français, les fables de La Fontaine ne veulent pas dire grand-chose.»


http://www.cyberpresse.ca/actualites/qu ... cueil_POS2
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede Myriade » Mar Jan 04, 2011 11:52 am

J'ai une amie québécoise de souche qui habitait près du boulevard des Laurentides et du boulevard de la Concorde. Sa fille adolescente, très belle brune né d'un père mexicain, s'était fait embobiner par un groupe d'ados arabo-musulmans qui se sont servis d'elle pour voler l'auto de sa mère et une clé de son appartement. Mon amie a paniqué et déménagé en catastrophe dans l'est de Montréal... Elle pense que sa fille était en train de se prostituer pour ce groupe.
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede StraightJacket » Mar Jan 04, 2011 4:16 pm

Myriade a écrit:J'ai une amie québécoise de souche qui habitait près du boulevard des Laurentides et du boulevard de la Concorde. Sa fille adolescente, très belle brune né d'un père mexicain, s'était fait embobiner par un groupe d'ados arabo-musulmans qui se sont servis d'elle pour voler l'auto de sa mère et une clé de son appartement. Mon amie a paniqué et déménagé en catastrophe dans l'est de Montréal... Elle pense que sa fille était en train de se prostituer pour ce groupe.


Et? Donc on ne devrait pas habiter Laval? haha
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede Myriade » Mer Jan 05, 2011 2:22 pm

C'est juste une anecdote qui confirme que Laval a de plus en plus de problèmes avec une immigration qui ne s'intègre pas toujours très bien. Bien sûr, ça ne veut pas dire que Laval ne connaissait pas de délinquance juvénile avant. Selon mon amie, les policiers lui ont dit que la délinquance augmente et implique de plus en plus des immigrants qui n'aiment pas les Québécois francophones. Ça ne l'a pas rassurée...
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede kingmob_qc » Ven Jan 07, 2011 11:14 pm

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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede Lamarche » Sam Jan 08, 2011 6:52 am

Une anecdote n'est pas une généralité d'autant plus que je suis souvent à l'envers du monde, mais j'ai connu dans un bled de lanaudière franco et blanc comme neige un épisode de bande de macaques ayant mis le grappin sur ma fille, ou le contraire, ou un peu des deux. Je me suis sauvé à Montréal dans un quartier assez couleuré pour avoir la cristie de paix, et je l'ai.

Peut-être une question de timing d'une jeune fille en ayant marre des macaques par contre, allons savoir. On peut trouver des macaques autant en forêt que dans la jungle.
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede StraightJacket » Dim Jan 09, 2011 7:52 pm

Lamarche a écrit:Une anecdote n'est pas une généralité d'autant plus que je suis souvent à l'envers du monde, mais j'ai connu dans un bled de lanaudière franco et blanc comme neige un épisode de bande de macaques ayant mis le grappin sur ma fille, ou le contraire, ou un peu des deux. Je me suis sauvé à Montréal dans un quartier assez couleuré pour avoir la cristie de paix, et je l'ai.

Peut-être une question de timing d'une jeune fille en ayant marre des macaques par contre, allons savoir. On peut trouver des macaques autant en forêt que dans la jungle.



Svp informer Myriade
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Re: Anglicisation de Laval, 3ème ville du Québec

Messagede Myriade » Lun Jan 10, 2011 11:40 am

J'ai lu le message de Lamarche, je suis d'accord avec lui, une anecdote n'est pas une généralité, et je n'ai jamais voulu dire qu'il faut éviter d'habiter à Laval parce qu'elle serait envahie par des immigrants racistes envers les Québécois. J'ai d'ailleurs précisé que je trouvais que mon amie a paniqué, je le lui ai personnellement dit. On écrit une anecdote qui parle d'une mauvaise action commise par des arabo-musulmans et le simple fait de l'écrire serait raciste ? svp lire sans projeter.
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