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Afficher la version complète : Les Québécois plus riches que les Américains



megabec
22/04/2011, 18h16
Le vrai titre devrait être : 99% des Québécois sont plus riches que 99% des Américains.

Un débat très intéressant entre Jean-François Lisée et un représentant de l'Institut Économique de Montréal (8 minutes):


http://argent.canoe.ca/video/nouvelles/dernieres-nouvelles/21161229001/les-americains-plus-riches-que-les-quebecois/913860146001

Polémix
22/04/2011, 19h04
Ici, on ne risque pas de se faire calisser à la porte sans raison valable - c'est légal aux EUA - ni d'être acculé à la faillite à cause d'un problème de santé, ni de devoir payer 20-30 000 $ par année pour instruire chacun de ses enfants.

Polémix
22/04/2011, 20h21
3rod : avril 15, 2011 à 10:37

PIB du Québec: 323 milliards
7,9 millions d’habitants:
Pib per capita:40 888$

Le taux de change est à 1,04 ce matin ce qui donne 42 523 usd
http://www.stat.gouv.qc.ca/princ_indic/princ_indic_accueil.htm

Ca place les Québécois au 10e rang des États-Unies

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_U.S._states_by_GDP_per_capita

Rank State GDP per capita in USD
0 District of Columbia 66,000
1 Connecticut 54,397
2 New Jersey 50,313
3 Massachusetts 49,875
4 Maryland 48,285
5 New York 46,957
6 Wyoming 45,705
7 Virginia 43,874
8 New Hampshire 42,830
9 Alaska 42,603
10 California 42,325
.

Frost
22/04/2011, 22h20
Vous ne savez pas comment utiliser des parités de pouvoir d'achat?

Maximus
23/04/2011, 08h32
J'aime pas Lisée habituellement, mais je dois admettre que son argumentaire, appuyé par les calculs de Pierre Fortin, à de quoi faire réfléchir.

Frost
23/04/2011, 10h16
J'aime pas Lisée habituellement, mais je dois admettre que son argumentaire, appuyé par les calculs de Pierre Fortin, à de quoi faire réfléchir.
D'un point de vue utilitariste il a raison: le loisir a une valeur économique pour l'individu.

Par contre, je ne vois pas comment on va faire pour continuer de financer les services publics si tout le monde travaille moins.

Polémix
23/04/2011, 10h20
BACON: Go north, young man, go north : Canada is quietly surpassing the U.S. as the land of opportunity (http://www.washingtontimes.com/news/2011/jan/4/go-north-young-man-go-north/)

Busterbunny
23/04/2011, 10h26
D'un point de vue utilitariste il a raison: le loisir a une valeur économique pour l'individu.

Par contre, je ne vois pas comment on va faire pour continuer de financer les services publics si tout le monde travaille moins.

En taxant les loisirs.

Polémix
23/04/2011, 10h29
33Rod : janvier 28, 2011 à 13:34

PIB du Québec: 318 milliards
PIB per capita; 40,250$

http://www.stat.gouv.qc.ca/princ_indic/princ_indic_accueil.htm

PIB de la Floride per capita: 37,780$
PIB du Texas per capita: 36,484$
PIB du Michigan per capita: 34,025$

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_U.S._states_by_GDP_per_capita_(nominal)

Oh qu’il fait bon vivre au Québec, surtout qu’on vit trois ans de plus qu’aux États-Unis. En fait,il n’y a qu’un seul État américain où l’on vit plus longtemps qu’au Québec, c’est Hawai.

81,2 ans au Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/demograp/pdf2010/Bilan2010.pdf (page 45)

Seul Hawai nous bat!
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_U.S._states_by_life_expectancy
.

Frost
23/04/2011, 11h14
Vos calculs sont inexacts Polémix. Voici les vrais calculs:

PIB du Québec en 2009: 303 747 M$CAN (http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/compt_econm/cea2_2.htm)
Nombre d'habitants en 2009: 7 828 357 habitants (http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/struc_poplt/qc_1971-20xx.htm)
PIB per capita en 2009: 38 801 $CAN

Parité de pouvoir d'achat $CAN/$US en 2009: 1.197250 (http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=SNA_TABLE4&Lang=fr)

PIB per capita du Québec en 2009: 32408 $US

Ce qui place le Québec au juste en bas du 43eme état américain le plus riche.

moso molo
23/04/2011, 11h17
En taxant les loisirs.


POurquoi pas taxé les banques de 50%? Le pire même avec cette taxe ,c'est qu'ils vont continué quand même à faire des bénifice records.

Frost
23/04/2011, 11h19
POurquoi pas taxé les banques de 50%? Le pire même avec cette taxe ,c'est qu'ils vont continué quand même à faire des bénifice records.
Les bénéfices des banques vont à qui d'après vous?

Busterbunny
23/04/2011, 11h23
POurquoi pas taxé les banques de 50%? Le pire même avec cette taxe ,c'est qu'ils vont continué quand même à faire des bénifice records.

Parce qu'on parle d'une migration vers une société de loisir.

Polémix
23/04/2011, 11h33
Vos calculs sont inexacts Polémix. Voici les vrais calculs: ..
Ça voudrait dire que statsCan se contredit lui-même.

Busterbunny
23/04/2011, 11h42
Non, vos données ne contiennent pas la parité de pouvoir d'achat avec les États-Unis, de ce que je peux voir.

De deux, Frost ne compare pas la même année que vous. Frost compare 2009 avec, et vous semblez comparer 2010. Le tableau de Wikipedia, par contre, est en date de 2009 pour les PIB per capita US.

moso molo
23/04/2011, 11h59
Les bénéfices des banques vont à qui d'après vous?


Soit dans les paradis fiscaux, les guerres, les primes et j'en passe.

moso molo
23/04/2011, 12h01
Parce qu'on parle d'une migration vers une société de loisir.


Justement si les banques payait 50% d'impôt, on pourrai avoir beaucoup plus de plaisir et de loisir.

Maximus
23/04/2011, 12h03
Soit dans les paradis fiscaux, les guerres, les primes et j'en passe.

Indice: Les banques font aussi parfois des prêts hypothécaires et du financement pour les entreprises.

Gerry Flaychy
23/04/2011, 12h05
Il y a le pouvoir d'achat qu'on obtient avec l'argent qu'on gagne, et le pouvoir d'achat qu'on obtient avec l'argent qu'on s'abstient de gagner.

Si je préfère passer plus de temps en famille, et que pour ce faire je dois passer moins d'heures au travail, et donc gagner moins, ce temps en famille s'achète avec l'argent que je gagne en moins.

Au point de vue statistique, je serai considéré comme ayant eu une diminution de pouvoir d'achat, alors qu'il n'en est rien. En outre, au point de vue personnel, je me considérerai plus riche avec ce moindre revenu qu'avec le revenu supérieur.


Il y a des choses que les statistiques ne peuvent pas évaluer, encore moins mesurer.

Polémix
23/04/2011, 12h31
Voilà ! On ne vit pas pour travailler mais on travaille pour vivre. Quand on juge qu'on a assez travaillé alors on choisi librement d'arrêter pour mieux vivre ce à quoi on accorde une valeur difficilement mesurable mais sûrement importante.

Évidemment, ce libre choix est influencé par l'insécurité d'emploi, les risques de couteux ennuis de santé et l'apréhension de coûts prohibitifs pour instruire ses enfants. On pourrait, aussi, avoir le cerveau lessivé par la propagande corporatiste qui voudrait nous voir travailler sans cesse et toujours plus enrichir les riches.

Ceto
23/04/2011, 14h01
Est-ce que ça compte que les prix sont généralement 20% plus haut au Canada ? On l'a assez répété pour justifier l'escapade de la SAQ aux ÉU.

jivre
23/04/2011, 15h08
Il y a le pouvoir d'achat qu'on obtient avec l'argent qu'on gagne, et le pouvoir d'achat qu'on obtient avec l'argent qu'on s'abstient de gagner.

Si je préfère passer plus de temps en famille, et que pour ce faire je dois passer moins d'heures au travail, et donc gagner moins, ce temps en famille s'achète avec l'argent que je gagne en moins.

Au point de vue statistique, je serai considéré comme ayant eu une diminution de pouvoir d'achat, alors qu'il n'en est rien. En outre, au point de vue personnel, je me considérerai plus riche avec ce moindre revenu qu'avec le revenu supérieur.


Il y a des choses que les statistiques ne peuvent pas évaluer, encore moins mesurer.

Les statistiques sont un bon outil.

Si l'économie était une véritable science, et qu'elle se purgeait de ses dogmes idéologiques et supersticieux, elle serait capable d'évaluer la valeur accordée au temps libre. Elle serait capable aussi d'évaluer la valeur des choses gratuites que le marché néglige, de par sa nature même. «Intégrer les externalités économiques» serait le leit motiv d'un domaine à part entière de l'économie qui serait déjà très développé, avec ses revues, et tout.

Les économistes ne feraient pas semblant de ne pas connaître les lois de la thermodynamique; au contraire, ils en feraient LE cadre général de leurs études (il y aurait un cours de thermodynamique et un cours d'écologie générale dès la première session de bac en économie). Et les statistiques pourraient être utilisées au service d'une meilleure compréhention de la réalité. Mais il y a beaucoup trop de mythes et de dogmes qui tomberaient (croissance infinie, etc.).

Alors, les économistes actuels sont plutôt des espèces d'astrologues qui ne savent rien prévoir, rien voir, rien savoir, et qui pourtant conseillent les chefs.

Busterbunny
23/04/2011, 15h10
À ce compte, c'est vrai de toutes les sciences humaines.

jivre
23/04/2011, 16h13
Je ne connais aucune science humaine qui d'une part fait preuve d'autant d'aveuglement volontaire et idéologique, et qui d'autre part ait autant de pouvoir dans nos vies.

Par exemple, l'histoire, une science dite "molle".
Eh bien, l'arrivée des datations isotopiques (14C, etc.) a été très bien acueillie par les historiens. Personne n'a fait fi de ces nouvelles opportunités en disant « restons concentrés sur les textes historiques; notre sicence, elle doit rester rivée sur les documents historiques; c'est le sens même du mot "histoire" («période depuis l'apparition de l'écriture»), etc.... ».

Bien non! Dans n'importe quelle science, plus on a d'indices, mieux c'est!

En économie, où en est-on pour évaluer la valeur accordée à tel ou tel truc à l'aide d'autres indices que la valeur monétaire? Ou alors pour trouver des équivalents monnaie à d'autres types de valeurs?
Où en est-on pour des indices de richesse autres que le PIB, qui feraient, par exemple, la différence bête entre passif et actif?
Qui essaierait de faire la distinction entre les échanges économiques accomplis "parce que ça va bien" (augmentation du niveau de vie) et ceux "parce que ça va mal" (sinistres, etc.)?
Qui estimerait la valeur des échanges non monétarisées (importants chez les peuples autochtones, autarciques, etc)?
Qui estimerait la valeur de tous les services économiques des écosystèmes (pollinisation, régulation et filtration des eaux, de l'air, fertilisation des terres, etc.).

Comment ça se fait que des choses capitales comme l'air pur, la beauté des paysages naturels..., des choses capables de mobiliser du temps et des milliers de personnes (qui font des marches, des films, des lois, bref des sacrifices pour les obtenir ou pour les protéger...), comment ça se fait que l'économie ne capte aucune valeur à tout cela?

Je le sais moi. Parce qu'elle possède quelques indices, quelques théories fétiches, et qu'elle n'étudie que ces indices et ces théories en se fouttant complètement de la réalité qui évolue tout autour. Comme un autiste qui étudie les craques du plancher. Ça n'est pas sérieux pour une science.

Cette discipline est gangrénée par le phénomène du roi tout nu. Le roi est tout nu (le modèle économique est insouternable et ses indices sont myopes) mais personne n'ose le dire à haute voix. Alors tout le monde fait comme si ça marchait.

Frost
23/04/2011, 17h15
Ça voudrait dire que statsCan se contredit lui-même.
Je compare du 2009 avec du 2009. Vous ne pouvez pas comparer du 2009 avec du 2010 juste parce que ça fait votre affaire.

Puis, vous omettez que le coût de la vie est différent ici et aux États-Unis, d'où mon utilisation de la parité de pouvoir d'achat $CAN/$US (calculée par l'OCDE).

Le taux de change ne tient pas compte des différences de coûts de la vie.

Frost
23/04/2011, 17h20
Il y a le pouvoir d'achat qu'on obtient avec l'argent qu'on gagne, et le pouvoir d'achat qu'on obtient avec l'argent qu'on s'abstient de gagner.

Si je préfère passer plus de temps en famille, et que pour ce faire je dois passer moins d'heures au travail, et donc gagner moins, ce temps en famille s'achète avec l'argent que je gagne en moins.

Au point de vue statistique, je serai considéré comme ayant eu une diminution de pouvoir d'achat, alors qu'il n'en est rien. En outre, au point de vue personnel, je me considérerai plus riche avec ce moindre revenu qu'avec le revenu supérieur.


Il y a des choses que les statistiques ne peuvent pas évaluer, encore moins mesurer.
Non, la valeur du temps libre peut s'évaluer sur une base individuelle, il faudrait simplement évaluer le salaire nécessaire qui vous rendrait indifférent entre le travail et le temps libre.

Le temps libre a une valeur économique, c'est un choix rationnel qui fait partie de la fonction d'utilité de l'individu.

Moi la seule chose qui m'inquiète, c'est que les choix de société qu'on a faits nécessitent que tout le monde travaille un peu plus. Si on s'entête à moins travailler que les autres, alors il va falloir sacrifier les services publics qu'on ne peut pas se payer.

Frost
23/04/2011, 17h23
Les statistiques sont un bon outil.

Si l'économie était une véritable science, et qu'elle se purgeait de ses dogmes idéologiques et supersticieux, elle serait capable d'évaluer la valeur accordée au temps libre. Elle serait capable aussi d'évaluer la valeur des choses gratuites que le marché néglige, de par sa nature même. «Intégrer les externalités économiques» serait le leit motiv d'un domaine à part entière de l'économie qui serait déjà très développé, avec ses revues, et tout.

Les économistes ne feraient pas semblant de ne pas connaître les lois de la thermodynamique; au contraire, ils en feraient LE cadre général de leurs études (il y aurait un cours de thermodynamique et un cours d'écologie générale dès la première session de bac en économie). Et les statistiques pourraient être utilisées au service d'une meilleure compréhention de la réalité. Mais il y a beaucoup trop de mythes et de dogmes qui tomberaient (croissance infinie, etc.).

Alors, les économistes actuels sont plutôt des espèces d'astrologues qui ne savent rien prévoir, rien voir, rien savoir, et qui pourtant conseillent les chefs.
L'évaluation des externalités et des biens publics, ça se fait déjà...

Quant aux idéologues auxquels vous faites allusion, ce sont essentiellement des libertariens de l'école de pensée autrichienne (dont je suis totalement en désaccord).

Viper37
23/04/2011, 18h38
Quant aux idéologues auxquels vous faites allusion, ce sont essentiellement des libertariens de l'école de pensée autrichienne (dont je suis totalement en désaccord).

La plupart ne sont même pas économistes en plus... Quand on regarde un peu, il n'y a que très peu d'économistes ou de gens issues des sciences administratives dans le lot.

Frost
23/04/2011, 19h16
L'école autrichienne fait davantage partie de la philosophie que de la science économique.

Busterbunny
23/04/2011, 21h01
En économie, où en est-on pour évaluer la valeur accordée à tel ou tel truc à l'aide d'autres indices que la valeur monétaire?


Le troc a été maintes fois étudiées.

L'indice Big Mac aussi, tant qu'à ça.



Ou alors pour trouver des équivalents monnaie à d'autres types de valeurs?


Le troc.



Où en est-on pour des indices de richesse autres que le PIB, qui feraient, par exemple, la différence bête entre passif et actif?


Le PIB est un indice de production. Il prend en considération, implicitement, les prêts.



Qui essaierait de faire la distinction entre les échanges économiques accomplis "parce que ça va bien" (augmentation du niveau de vie) et ceux "parce que ça va mal" (sinistres, etc.)?


Ça ne fait pas du domaine d'étude de l'économie. L'économie n'accorde pas de jugement, en théorie, entre le bien et le mal. Peu de sciences humaines le font.



Qui estimerait la valeur des échanges non monétarisées (importants chez les peuples autochtones, autarciques, etc)?


C'est étudié en économie. Mais pas dans les cours de base.



Qui estimerait la valeur de tous les services économiques des écosystèmes (pollinisation, régulation et filtration des eaux, de l'air, fertilisation des terres, etc.).


Aussi étudié. En tout cas, pour l'eau, l'air et la terre. La pollinisation, on peut évaluer l'impact économique aussi.



Comment ça se fait que des choses capitales comme l'air pur, la beauté des paysages naturels..., des choses capables de mobiliser du temps et des milliers de personnes (qui font des marches, des films, des lois, bref des sacrifices pour les obtenir ou pour les protéger...), comment ça se fait que l'économie ne capte aucune valeur à tout cela?


C'est comme de demander pourquoi l'histoire n'étudie pas la psychologie. Ou que la psychologie n'étudie pas la politique. Chacun son domaine.

Savez-vous quel est le domaine d'étude de l'économie? Vos questions me font penser que "non".

Polémix
23/04/2011, 23h55
Les économistes n'ont pas été foutus de prévoir la débâcle de 2008, pas fort du tout.

Busterbunny
24/04/2011, 09h29
C'est comme de dire qu'un médecin peut prédire un cancer. Non, il peut cependant dire, pour un cancer donné, comment on peut l'attaquer pour éviter qu'il progresse, et même comment l'enlever avec divers moyens.

jivre
24/04/2011, 10h52
Quant aux idéologues auxquels vous faites allusion, ce sont essentiellement des libertariens de l'école de pensée autrichienne (dont je suis totalement en désaccord).


La plupart ne sont même pas économistes en plus... Quand on regarde un peu, il n'y a que très peu d'économistes ou de gens issues des sciences administratives dans le lot.


L'école autrichienne fait davantage partie de la philosophie que de la science économique.

Je suis d'accord avec vous. Cependant, quelle que soit l'école de pensée, "autrichienne", "chicago", ou d'autres plus à gauche, rare sont les économistes qui ont cherché à solidement ancrer leur domaine d'étude dans la réalité physique. Goergescu-Roegen est un de ceux-là, mais il était d'abord mathématicien avant d'être économiste, et il est considéré comme un hérétique.


Non, la valeur du temps libre peut s'évaluer sur une base individuelle, il faudrait simplement évaluer le salaire nécessaire qui vous rendrait indifférent entre le travail et le temps libre.

Le temps libre a une valeur économique, c'est un choix rationnel qui fait partie de la fonction d'utilité de l'individu.

Oui, et le manque de données fiables sur ce sujet amène des gens comme Lisée et l'IEDM a débattre dans le vide, guidés par leur propre intuition ou idéologie, au lieu de se baser sur du « plus solide ». Il y aurait certainement moyen d'estimer la valeur du temps libre, pour un individu, pour une population, et de placer cette valeur dans le bon côté de l'équation. Dans une science normale, c'est le genre de défis qui aurait été relevé.



Si on s'entête à moins travailler que les autres, alors il va falloir sacrifier les services publics qu'on ne peut pas se payer.

Pas nécessairement. Avec moins d'heures de travail par personne, mais plus de personnes qui travaillent, on peut avoir le même nombre d'heures totales travaillées.

...



Ça ne fait pas du domaine d'étude de l'économie. L'économie n'accorde pas de jugement, en théorie, entre le bien et le mal.


Savez-vous quel est le domaine d'étude de l'économie? Vos questions me font penser que "non".

Je ne parle pas de « bien » ou de « mal », mais d'optimisation des richesses. Du reste, j'avais vu venir cette objection à mes critiques et j'y avais répondu en avance quand j'ai parlé de l'histoire. Les historiens auraient de bonnes raisons de dire que leur domaine d'étude ne concerne que les documents écrits. Ils pourraient se consacrer à l'étude de Pline l'Ancien, des runes et des hiéroglyphes. Mais ils perdraient toute crédibilité s'ils se privaient des autres indices comme la datation isotopique, l'archéologie, la paléo, etc.

Les économistes peuvent bien dire que leur champs d'étude se limite au marché, à l'argent, et à « l'organisation de la rareté », ils ne font alors qu'avouer leur biais de départ idéologique (philosophique diraient certains) et perdent de facto toute possibilité de prétention à la démarche scientifique.

C'est bien beau inventer des théories et les étudier à qui mieux mieux, mais une science, ça met ses théories à l'épreuve des faits. Et quand les modèles ne correspondent pas à la réalité, ce n'est pas la réalité qui se trompe! Il faut alors multiplier les proxys et non pas restreindre notre champs d'étude à certains indices ou certaines doctrines.

Si la science économique n'a pas pour object d'étudier la création et a répartition des richesses, l'ensemble des échanges entre les humains et entre eux et leur environnement, et qu'elle n'a pas la prétention de chercher, au moins humblement, à comprendre comment maximiser ces échanges, alors elle fait de la fausse représentation sur toutes ses tribunes, et elle jouit d'une attention bien trop importante.

Mais si c'est bel et bien ça son domaine d'étude, alors elle devrait de toute urgence chercher à s'ouvrir à d'autres indices, d'autres modèles, et d'autres phénomènes. Et sinon, qu'elle cesse de se prendre pour une autre.

Alors, selon vous c'est quoi le domaine de la science économique?


L'évaluation des externalités et des biens publics, ça se fait déjà...

Oui, mais c'en est à des balbutiements.

Dans ma science fiction, l'économie avait déjà des revues spécialisées dans l'évaluation des externalités, et c'était un domaine à part entière, avec ses centres de recherches, etc.

On en est très loin. La valeur économique des écosystèmes commence également à être étudiée. La valeur du « temps libre» dont on parle plus haut, etc. Mais c'est plutôt hétérodoxe dans les cercles d'économistes.

Polémix
24/04/2011, 15h51
Les économistes n'ont pas été foutus de prévoir la débâcle de 2008, pas fort du tout.
C'est comme de dire qu'un médecin peut prédire un cancer. Non, il peut cependant dire, pour un cancer donné, comment on peut l'attaquer pour éviter qu'il progresse, et même comment l'enlever avec divers moyens.
Les médecins c'est PAS comme les économistes :

Premièrement : Les médecins peuvent détecter et guérir certains cancers bien avant qu'il ne causent des symptômes.

Deuxièmement : Les médecins qui savent qu'un cancer est en train de progresser ne le cachent pas au patient jusqu'à que ce soit évident et irréversible.

Troisièmement : Les médecins ne sont pas ceux-là même qui causent le cancer dans le but d'en profiter pour faire fortune.

Viper37
24/04/2011, 21h09
Je suis d'accord avec vous. Cependant, quelle que soit l'école de pensée, "autrichienne", "chicago", ou d'autres plus à gauche, rare sont les économistes qui ont cherché à solidement ancrer leur domaine d'étude dans la réalité physique. Goergescu-Roegen est un de ceux-là, mais il était d'abord mathématicien avant d'être économiste, et il est considéré comme un hérétique.

Je ne sais pas trop pour l'économie, mais pour la finance, issue de l'économie à partir des années '50, c'est clair qu'il y a énormément de tentatives de mathématiser les comportements humains, surtout dans l'analyse des mouvements des actions d'entreprises. Pour le reste de la discipline, les autres études sont beaucoup plus récente.

Disons que de mathématiser les comportements humains demande plus d'efforts que la simple physique. Avant que tous les chercheurs n'aient accès à des PC puissants, soit vers les milieu des années '90, tout les calculs se faisaient à la main et c'était hyper long pour produire une étude. Je pense au calcul de matrices qui se fait en un clin d'oeil avec Excel, mais qui peut prendre 1hrs juste pour des matrices 3x3...

Je ne pense pas que ça découle d'une mauvaise volonté, mais bien d'un manque de moyens, et on est train de pallier à ça tranquillement pas vite. Les travaux en économétrie sont utilisés pour les recherches macro et micro économiques, les facultés d'administration tendent de plus en plus à s'associer avec des mathématiciens...

Outre le manque de moyens, il y a que ça n'est pas tout le monde qui est un pro des maths. Je pense personellement qu'il vaut mieux que des gens qui ont plus un feeling de l'économie fasse les recherches accompagnés de gens au profil plus mathématique. Ça donne de meilleurs résultats que des laisses les fous des maths ( ;) ) faire de l'économie ou de la finance. On en arrive avec des modèles plus réalistes.

Polémix
24/04/2011, 22h28
.. Disons que de mathématiser les comportements humains demande plus d'efforts que la simple physique..
Pourquoi, Garak, est-ce que tu t'arranges pour dire au moins une esti de niaiserie à chaque commentaire que tu fais ? Il semble bel et bien que c'est un problème compulsif chez toi.

Parlant de simple physique, tu pourrais nous expliquer la théorie des cordes et les 'simples' équations qui vont avec ?

Frost
24/04/2011, 23h18
Les médecins c'est PAS comme les économistes :

Premièrement : Les médecins peuvent détecter et guérir certains cancers bien avant qu'il ne causent des symptômes.

Deuxièmement : Les médecins qui savent qu'un cancer est en train de progresser ne le cachent pas au patient jusqu'à que ce soit évident et irréversible.

Troisièmement : Les médecins ne sont pas ceux-là même qui causent le cancer dans le but d'en profiter pour faire fortune.
Premièrement, ce sont les politiciens américains qui ont créé les politiques d'accession à la propriété aux États-Unis. Ce sont ces politiques qui sont la source de la bulle immobilière américaine.

Deuxièmement, vous mélangez les économistes avec les financiers. La plupart des financiers derrière les produits dérivés sont des CFA, MBA ou BAA.

Troisièmement, les produits dérivés créés par ces financiers auraient dû être évalués adéquatement par les agences de notation. La réglementation était simplement inadéquate.

Bref, les économistes n'ont que très peu à voir avec la crise financière. Si vous voulez blâmer quelqu'un, blâmer les politiciens américains dont la seule préoccupation était de se faire réélire. C'est pas mal plus winner de dire «tout le monde aura accès à une maison» que «seuls les gens qui en ont les moyens auront accès à une maison»...

Frost
24/04/2011, 23h19
Pourquoi, Garak, est-ce que tu t'arranges pour dire au moins une esti de niaiserie à chaque commentaire que tu fais ? Il semble bel et bien que c'est un problème compulsif chez toi.

Parlant de simple physique, tu pourrais nous expliquer la théorie des cordes et les 'simples' équations qui vont avec ?
viper37 n'est pas Garak...

Viper37
25/04/2011, 02h25
La plupart des financiers derrière les produits dérivés sont des CFA, MBA ou BAA.

Ah, là, c'est un peu plus compliqués :)
Ceux qui développent les produits dériviés, ils sont dans des programmes d'ingénérie financière. Ce sont des matheux, des quants. En fait, ce ne sont pas tous des gens de finance.
Et après coup, on demande à des gens ayant étudié en finance, qui ne sont pas nécessairement des mathématiciens, de travailler avec des modèles pointus pour évaluer ces produits financiers.
Et bien souvent, les gens qui vont transiger sur ces produits n'ont aucune formation financière du tout...

Donc, t'as des gens qui ne comprennent pas la logique derrière les maths de produits dérivés, des gens qui n'ont pas nécessairement les connaissances pour comprendre la logique derrière l'utilisation de produits dérivés mais à qui ont dit "fait ci, fait ça" et après quand ça plante, tout le monde cherche un coupable.

Je crois qu'on est allé trop loin avec les produits dérivés, mais je remarque surtout qu'on a inventé certains dérivés pour ce prémunir contre le risque, mais on a aggravé la problématique de départ. Les gens qui développent les produits financiers ne connaissent pas la finance, et les gens qui utilisent ces produits ne connaissent pas les maths... Recette pour un désastre.

Et il y a certaines politiques publiques aussi, naturellement. Et le fait que le gouvernement Bush ait intervenu tout croche, sans message clair, pour parfois sauver une banque, parfois en laisser couler une autre.

Avec des mesures appropriés, on aurait pu éviter le pire de la crise aux USA.

Gerry Flaychy
25/04/2011, 07h12
Il reste qu'un gros morceau de ces pertes, sinon le gros morceau, viendrait plutôt des paris pris sur les "credit default swaps " (CDS), autrement dit du gambling à haute échelle.

Polémix
25/04/2011, 09h19
viper37 n'est pas Garak...
Ouais, je les mélange tout le temps. C'est le même gars à mes yeux pcq, à part le nom, y a pas de différence.

Frost
25/04/2011, 10h11
Ah, là, c'est un peu plus compliqués :)
Ceux qui développent les produits dériviés, ils sont dans des programmes d'ingénérie financière. Ce sont des matheux, des quants. En fait, ce ne sont pas tous des gens de finance.
Mais ce sont des financiers qui paient ces quants non?

Le matteux n'a pas d'intérêt propre à créer un produit dérivé hautement complexe.

Viper37
25/04/2011, 12h35
Mais ce sont des financiers qui paient ces quants non?

Le matteux n'a pas d'intérêt propre à créer un produit dérivé hautement complexe.
Parfois, oui, parfois non. La plupart ne semble avoir aucune idée de ce qu'ils font. Il y a des limites aux modèles mathématiques, et chaque modèle comporte des erreurs. Lorsque tout va bien, ça passe inaperçu. Lorsque tout se met à aller mal...

GaucheEfficace
25/04/2011, 16h54
L'économie n'accorde pas de jugement, en théorie, entre le bien et le mal.Le manque de ponts entre l'économie et la philosophie politique, à mon avis, est déplorable.

Il y a, bien sûr, la division entre l'économie positive et l'économie normative. L'économie positive est supposée fournir des explications et des prédictions dépouillées de tout jugement de valeur alors que l'économie normative produit des recommandations de comment on devrait agir, et ce, en se basant sur des principes et des valeurs éthiques et politiques.

L'économie normative peut, par exemple, postuler que le but de notre économie est d'accroitre le PIB réel. L'objectif étant formulé, elle peut alors chercher, en se servant de l'économie positive, les meilleur moyens d'atteindre cet objectif. Or, on pourrait aussi dire que le but de l'économie n'est pas d'accroitre le PIB réel, mais d'accroitre le bonheur dans la population. Dans ce cas là, l'économie normative peut formuler des recommandations différentes que si elle s'était donnée comme objectif d'accroitre le PIB réel.

On ne devrait donc pas passer outre la question: "Quel sont les objectifs qu'on doit donner à notre économie?". Or, c'est ce qui se passe. Plutôt que de se subordonner à la philosophie politique, les économistes s'y soustraient parce qu'ils pensent que ça fait plus scientifique. Alors, ils décident eux-mêmes des valeurs qu'ils jugent importantes et produisent des recommandations en fonctions de ces dernières. Cela produit des absurdités telles que l'obsession classique des économiste à se borner à vouloir augmenter le PIB réel. Cette forme de naïveté est de moins en moins présente chez les économistes, mais on ne peut nier qu'il en existe encore beaucoup qui ont de la misère à voir plus loin que le PIB, et pour qui "quand le PIB va, tout va". (http://www.youtube.com/watch?v=QUaJMNtW6GA)

Or, il n'existe aucune théorie sérieuse en philosophie politique assez naïve et superficielle pour nous dire que l'objectif unique de notre économie est la croissance du PIB. C'est une erreur typique d'économiste qu'aucun professionnel de philosophie politique ne ferait. En subordonnant l'économie à la philosophie politique, on peut éviter ce genre d'erreur naïve.

La philosophie politique peut avoir comme rôle de produire et de raffiner plusieurs théories assignant des objectifs à notre système économique. L'économie normative peut avoir comme rôle de produire, pour chaque théorie de philosophie politique, des recommandations différentes.

Par exemple, on s'attend des analyses économiques normatives d'avoir des recommandations moins interventionnistes lorsque l'objectif est fixé par une philosophie libertarienne que lorsque l'objectif est fixé par une philosophie utilitariste ou libérale. Les économistes nous fourniraient des recommandations normatives adaptées à chaque philosophie. On pourrait comparer, et tout serait clair et transparent.

jivre
27/04/2011, 14h57
Pour le dossier complet au sujet du 99% des québécois plus riches, voir ici:
Jean-François Lisée « 99% » (http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/category/temps-dur-pour-les-detracteurs-du-modele-quebecois/99/)

...

En ce qui concerne le PIB:
Le PIB augmente lorsque les gens s'endettent davantage.
Le PIB augmente (2x) lorsque les gens prennent des antidépresseurs plutôt que des congés.
Le PIB augmente si une production est polluante, et qu'elle est dépolluée aux frais de la société, contrairement à une production plus "verte".
Le PIB augmente lorsque les gens font moins de choses par eux-même (moins de vrais repas par exemple).
Le PIB augmente lorsque les produits ne durent pas longtemps et sont remplacés plus souvent.
Le PIB augmente lorsque les vieux parents vivent à part et consomment des soins professionnels coûteux plutôt que de rester dans leur famille.
Le PIB augmente lorsque les lacs deviennent remplis d'algues bleues et que les piscines poussent comme des champignons.

Le PIB augmente lorsque des services naturels, que l'humanité recevait gratuitement, sont remplacé par des substituts plus coûteux. Par exemple, la filtration naturelle de l'eau dans un milieu humide, qui serait remplacée par une usine de filtration. Les pommiers qui offraient leurs fruits aux enfants sur la route de l'école nuisent au PIB, contrairement à la clôture barbelée qui leur bloque l'accès, et aux pommes de l'épicerie. Les forêts et les boisés libres d'accès nuisent au PIB contrairement au parc avec accès payant.

Même l'air pur, libre d'accès actuellement, est nuisible au PIB. Sa dégradation à Mexico City, et dans quelques villes d'Asie, ouvre un nouveau marché pour de l'air en conserves et en distributrices!!!

En fait, le PIB est une mesure qui ne tend pas du tout vers une augmentation des richesses, mais vers une augmentation de la marchandisation du monde. Dans cette équation, l'augmentation de la rareté de tout ce qui pouvait être obtenu gratuitement fait partie des signes considérés comme positifs!!




http://www.youtube.com/watch?v=gposmTgSoLU

Frost
27/04/2011, 15h35
Pour en savoir plus au sujet du 99% des québécois plus riches, voir ici: Jean-François Lisée, 99% des québécois plus riches que 99% des américains (http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/category/temps-dur-pour-les-detracteurs-du-modele-quebecois/99/)

En ce qui concerne le PIB:
Le PIB augmente lorsque les gens s'endettent davantage.
Non. L'endettement est toujours contrebalancée par un prêt, c'est un jeu à somme nulle.


Le PIB augmente (2x) lorsque les gens prennent des antidépresseurs plutôt que des congés.
Non. Si les gens ne se paient pas d'antidépresseurs, ils vont se payer autre chose.


Le PIB augmente si une production industrielle est polluante et dépolluée aux frais de la population contrairement à une production plus "verte".
Effectivement. Le PIB n'englobe aucun principe de développement durable.


Le PIB augmente lorsque les gens font moins de choses eux-même (moins de repas par exemple).
Non. Si les gens économisent en faisant les repas eux-mêmes, les économies réalisées seront dépensées ou épargnées. Si elles sont épargnées, alors c'est un autre ménage qui va les dépenser en s'endettant.


Le PIB augmente lorsque les produits ne durent pas longtemps et sont remplacés souvent.
Non. Si tu dépenses moins d'argent grâce à la durabilité des produits, alors tu vas pouvoir dépenser plus ailleurs.


Le PIB augmente lorsque les vieux parents vivent à part et consomment des soins professionnels coûteux plutôt que de rester dans leur famille.
Non. Si le coût des soins professionnels est réduit, ça laisse plus d'argent à dépenser ailleurs.


Le PIB augmente lorsque les lacs deviennent remplis de cyanobactéries et que les piscines poussent comme des champignons.
Effectivement.


Le PIB augmente lorsque des services naturels que l'humanité recevait gratuitement est remplacé par quelque chose de coûteux. Par exemple, la filtration naturelle de l'eau par un milieu humide qui serait remplacée par une usine de filtration. Les Pommiers qui offraient leurs fruits d'automne au enfants sur la route de l'école nuisent au PIB, contrairement à la clôture barbelée qui bloque l'accès à l'arbre, et aux pommes de l'épicerie. Les forêts et les boisés libres d'accès nuisent au PIB contrairement au parc à l'accès payant.

Même l'air pur, libre d'accès actuellement, est nuisible au PIB. Sa dégradation à Mexico city, et dans quelques villes d'Asie, ouvre un nouveau marché pour de l'air en conserves et en distributrices!!!
Non. Si c'est gratuit, ça laisse juste plus d'argent à dépenser ailleurs.



En fait, le PIB est une mesure qui ne tend pas du tout vers une augmentation des richesses, mais vers une augmentation de la marchandisation du monde. Dans cette équation, l'augmentation de la rareté des biens fait partie des signes considérées comme positifs!!
Le PIB c'est juste un indicateur neutre du niveau de vie matériel d'un pays, rien d'autre.

Vous semblez mélanger le PIB avec l'efficience et l'allocation des ressources. Ce sont trois concepts différents, qui expliquent des choses différentes.

L'efficience permet d'augmenter le niveau de vie sans toucher au PIB. C'est faire plus avec les mêmes ressources. Ex.: Si on utilise la filtration naturelle de l'eau, alors on a des ressources qui sont libérées pour autre chose. Notre niveau de vie augmente car on est plus efficients, par contre le PIB ne change pas.

L'allocation, c'est comment est distribuée les flux de dépenses finales dans l'économie.

Gerry Flaychy
27/04/2011, 20h44
Si je comprends bien, 2 pays qui auraient le même pib, n'auraient pas nécessairement le même niveau de vie, le même niveau de richesse. Ce qui veut aussi dire que 2 pays avec des pib différents pourraient avoir le même niveau de vie ou de richesse. Donc en se basant sur le pib, on ne peut pas savoir si ce sont les Québecois ou les Américains qui sont les plus riches.

Frost
27/04/2011, 21h40
T'as deux pays avec le même PIB par habitant. L'un est très innovant et ne pollue presque pas. L'autre pollue énormément et détruit carrément l'environnement.

Quel pays est le plus riche?

Le PIB n'est pas une panacée, mais au moins c'est un indicateur neutre, sans arbitraire. Pour conclure qu'un pays est mieux qu'un autre, c'est insuffisant.

Viper37
27/04/2011, 22h43
Frost rules.

Lann
05/05/2011, 12h59
D'un point de vue utilitariste il a raison: le loisir a une valeur économique pour l'individu.

Par contre, je ne vois pas comment on va faire pour continuer de financer les services publics si tout le monde travaille moins.

Comme avec toutes cies, acquérir des entreprises rentable afin d'amener des dividendes.

Je dis cie pour le Québec car avec le capitalisme pyramidale privé tout est entreprise, tout est économique, tout est produit.

Le vrai Québec inc serait d'avoir nos propres entreprises rapportant dividende et emploi pour nous et non les autres plus souvent qu,autrement étranger partant avec le cash.

Je ne piges dans les poches de personne avec la méthode capitaliste et j'en redonne même aux citoyens actionnaires..

zor
05/05/2011, 14h50
T'as deux pays avec le même PIB par habitant. L'un est très innovant et ne pollue presque pas. L'autre pollue énormément et détruit carrément l'environnement.

Quel pays est le plus riche?


Le premier, de loin.

moso molo
05/05/2011, 16h53
Comme avec toutes cies, acquérir des entreprises rentable afin d'amener des dividendes.

Je dis cie pour le Québec car avec le capitalisme pyramidale privé tout est entreprise, tout est économique, tout est produit.

Le vrai Québec inc serait d'avoir nos propres entreprises rapportant dividende et emploi pour nous et non les autres plus souvent qu,autrement étranger partant avec le cash.

Je ne piges dans les poches de personne avec la méthode capitaliste et j'en redonne même aux citoyens actionnaires..


Ou comme trax dis souvent, que le gouvernement créer leur propre argent , au lieu de l'empreuté aux institutions financirère privé, de cette façon on pourrai se payé d'excellent service publique, et infrastructure, comme les ponts etcc, sans être obligé de taxé les contribuable comme des forcenés.

Frost
05/05/2011, 18h09
Ou comme trax dis souvent, que le gouvernement créer leur propre argent , au lieu de l'empreuté aux institutions financirère privé, de cette façon on pourrai se payé d'excellent service publique, et infrastructure, comme les ponts etcc, sans être obligé de taxé les contribuable comme des forcenés.
Sarcastique? ;)

Lann
05/05/2011, 18h33
Ou comme trax dis souvent, que le gouvernement créer leur propre argent , au lieu de l'empreuté aux institutions financirère privé, de cette façon on pourrai se payé d'excellent service publique, et infrastructure, comme les ponts etcc, sans être obligé de taxé les contribuable comme des forcenés.

Dans la mondialisation cela est non réaliste mais avoir des entreprises nous appartenant cela est réaliste.

Ne prenons que la raffinerie shell, en l'acquérant nous avons des jobs avec le personnel compétent, l'essence dont nous avons besoin absolument et des baisse d'impot et de taxes, au profit des raffineries chaque trimestre, en moins de 5 ans nous ne payons plus de taxes et impots en plus de rembourser la dette.

P.S., avant l'économie, la monnaie appartenait aux pays et était basé sur du concret, le capitalisme privé pyramidale a changer la donne en privatisant les économies et en utilisant de plus en plus du virtuel basé que sur du vent et en plus ne fonctionnant plus souvent qu'autrement que sur de la spéculation.

moso molo
10/05/2011, 13h31
Dans la mondialisation cela est non réaliste mais avoir des entreprises nous appartenant cela est réaliste.

Ne prenons que la raffinerie shell, en l'acquérant nous avons des jobs avec le personnel compétent, l'essence dont nous avons besoin absolument et des baisse d'impot et de taxes, au profit des raffineries chaque trimestre, en moins de 5 ans nous ne payons plus de taxes et impots en plus de rembourser la dette.

P.S., avant l'économie, la monnaie appartenait aux pays et était basé sur du concret, le capitalisme privé pyramidale a changer la donne en privatisant les économies et en utilisant de plus en plus du virtuel basé que sur du vent et en plus ne fonctionnant plus souvent qu'autrement que sur de la spéculation.



Ben l'islande ont quand même nationalisé 3 banques privé, et qui refuse de payé leur dette, à mon avis c'est réalisable, même avec le système financier actuel.

Lann
10/05/2011, 13h37
Ils ont donc nationalisé la dette des banques, les pertes.

si vous avez remarqué les bailleurs de fonds leur ont demandé de remboursé aussi mais les islandais ont refusé disant que c'est au banque privé a payer leur dette et non aux citoyens islandais.

skidooman
16/05/2011, 07h27
P.S., avant l'économie, la monnaie appartenait aux pays et était basé sur du concret, le capitalisme privé pyramidale a changer la donne en privatisant les économies et en utilisant de plus en plus du virtuel basé que sur du vent et en plus ne fonctionnant plus souvent qu'autrement que sur de la spéculation.

Du "concret", dites-vous?

Alors, que l'on m'explique pourquoi l'or a une valeur intrinsèque qui rend le métal particulièrement une bonne forme de devise.

Après tout, ce n'est qu'un métal comme un autre. Pourquoi l'or et pas le zinc? Pourquoi l'or et le cuivre? Pourquoi l'or et pas l'uranium?

La seule chose qui distingue l'or, c'est que c'est "cute". Point. C'est pas plus ni moins utile que le fer, c'est juste plus cute, et c'est pourquoi les gens y affectent une plus grande valeur. Comme les gens affectent une plus grande valeur à la monnaie américaine qu'à celle chinoise, ou qu'à un bout de papier avec ma signature dessus.

Ce qui fait la valeur d'une devise, c'est un consensus social qui dit que la devise vaut quelque chose. Et c'est vrai que ce soit en papier ou en métal.

Lann
16/05/2011, 12h25
l'or a de tout temps été une des monnaies d'échange les plus populaires, pourquoi pas le cuivre, l'uranium, le fer, etc..., la durabilité, l'or ne se corrode pas ainsi que l'attrait de ce métal agréable a l'oeil.

Busterbunny
16/05/2011, 13h03
Sauf que, comme le dit Skidoo, la valeur de l'or n'est basée sur rien.

Alors ce n'est pas plus concret. Par exemple, l'Espagne a découvert des tonnes d'or lors de l'exploration de l'Amérique du Sud. Elle a rammené ça chez elle, dans des milliers de bateaux. Et quel a été le résultat?

Inflation démesurée.

Et pour cause. La valeur réelle d'une monnaie est basée sur ce que le pays produit, divisé par l'unité monétaire elle même. Alors l'Espagne, en rammenant de l'or, n'a fait qu'augmenter le nombre de devise à imprimer sans pour autant produire plus de produits et services dans le pays.

zor
16/05/2011, 13h08
L'or a une valeur concrète à 10%. C'est la part de l'or qui est utilisée dans l'industrie (électronique par exemple). Un autre 50% représente une valeur plutôt arbitraire, quoi que relativement constante à travers les siècles, car c'est la part utilisée dans les bijoux. Le 40% qui reste est basé sur rien du tout, puisqu'il est enfoui sous terre et échangé à la bourse.

Lann
16/05/2011, 13h27
Sauf que, comme le dit Skidoo, la valeur de l'or n'est basée sur rien.

Alors ce n'est pas plus concret. Par exemple, l'Espagne a découvert des tonnes d'or lors de l'exploration de l'Amérique du Sud. Elle a rammené ça chez elle, dans des milliers de bateaux. Et quel a été le résultat?

Inflation démesurée.

Et pour cause. La valeur réelle d'une monnaie est basée sur ce que le pays produit, divisé par l'unité monétaire elle même. Alors l'Espagne, en rammenant de l'or, n'a fait qu'augmenter le nombre de devise à imprimer sans pour autant produire plus de produits et services dans le pays.

l'or n'a de valeur que la valeur que les peuples, les Nations lui accorde comme avec le papier monnaie, un jour il vaut un dollar et le lendemain 85¢ ou un dollar dix.

Busterbunny
16/05/2011, 13h31
Alors sur quel "concret" était basé la monnaie avant "l'économie"?

La seule autre base populaire pour établir la base de la monnaie, historiquement, a été l'or.

Or ou monnaie, les deux sont basés sur "rien". (sauf si vous commencez à pendre en considération la quantité de bien et service produits dans un pays... à ce moment là, vous êtes capables d'expliquer la valeur de la monnaie).

Lann
16/05/2011, 13h34
avec de l'or je peux l'échanger contre autre chose, je peux en faire des puces d'ordi, des bijoux, etc..., a part l'échange que peut-on faire avec la monnaie papier, électronique qui n'est que virtuel et n'a aucune valeur car aucune tangibilité, nous ne pouvons même pas le laver pour en faire du papier pour nos écoles!;)

zor
16/05/2011, 13h45
Tu peux faire des bijoux en papier aussi. La beauté, c'est toujours une question de goût.

Lann
16/05/2011, 13h59
coté durabilité nous repasserons en ce cas et coté brillance, ce qu'aime ses dames!

Busterbunny
16/05/2011, 14h38
L'argest est encore plus brillant. La platine aussi.

Et c'est durable.

L'or, à 24 carat, c'est pas très fort.

Lann
16/05/2011, 14h51
L'argest est encore plus brillant. La platine aussi.

Et c'est durable.

L'or, à 24 carat, c'est pas très fort.

Plus durable que l'or?

Coté brillance, personnellement je préfère le coté brillant comme le soleil plutot que la brillance froide de l'argent mais remarquez que l'argent sert aussi de monnaie d'échange tout comme le sel, bien de consommation et bien d'autre, l'or s'engrange mieux que le sel et ne se dégrade pas et est plus disponible que le platine il me semble, plus abondant, je peux me tromper mais je ne crois pas.

Qu'aurait été les trésors égyptien si ceux ci auraient été en argent, platine, fer, etc.., quel auraient été leur état si ils n'auraient pas été en or avec les millénaires sous terre?

Mais le sujet n'est pas là!

Viper37
16/05/2011, 15h04
de ce que je me souviens, l'or est plus malléable que l'argent ou le platine, d'où son utilisation pour faire des bijoux, des coupes, etc, durant l'antiquité. Comme le bronze fut utilisé avant le fer pour fabriquer des armes parce qu'il était plus malléable.

L'or a tendance a s'oxyder facilement. Les trésors égyptien que vous voyez ont été soigneusement nettoyé avant d'être présenté au public.

Lann
16/05/2011, 15h08
de ce que je me souviens, l'or est plus malléable que l'argent ou le platine, d'où son utilisation pour faire des bijoux, des coupes, etc, durant l'antiquité. Comme le bronze fut utilisé avant le fer pour fabriquer des armes parce qu'il était plus malléable.

L'or a tendance a s'oxyder facilement. Les trésors égyptien que vous voyez ont été soigneusement nettoyé avant d'être présenté au public.

La malléabilité est une autre raison mais pour l'oxydation il me semble que l'or est le métaux le plus durable et résistant à l'oxydation.

zor
16/05/2011, 15h20
Plus durable que l'or?

Coté brillance, personnellement je préfère le coté brillant comme le soleil plutot que la brillance froide de l'argent mais remarquez que l'argent sert aussi de monnaie d'échange tout comme le sel, bien de consommation et bien d'autre, l'or s'engrange mieux que le sel et ne se dégrade pas et est plus disponible que le platine il me semble, plus abondant, je peux me tromper mais je ne crois pas.

Justement. C'est la rareté d'un métal comme l'or ou le platine qui font en sorte qu'ils ont une valeur assez élevée pour qu'on puisse s'en servir comme monnaie.
Vous voyez vous transporter une brouette de cennes noires (cuivre) pour aller acheter une télévision?

Sinon l'or est en effet un métal très résistant à l'oxydation et très malléable. Ce dernier est plus un défaut qu'une qualité. C'est pratiquement trop mou, lorsqu'employé seul, pour faire quelque chose d'utile.
Il fond à environ la même température que le cuivre, soit environ 1000 degrés. C'est moins que le fer (1800 degrés) ce qui explique l'usage dans l'antiquité.

Lann
16/05/2011, 23h32
Justement. C'est la rareté d'un métal comme l'or ou le platine qui font en sorte qu'ils ont une valeur assez élevée pour qu'on puisse s'en servir comme monnaie.
Vous voyez vous transporter une brouette de cennes noires (cuivre) pour aller acheter une télévision?

Sinon l'or est en effet un métal très résistant à l'oxydation et très malléable. Ce dernier est plus un défaut qu'une qualité. C'est pratiquement trop mou, lorsqu'employé seul, pour faire quelque chose d'utile.
Il fond à environ la même température que le cuivre, soit environ 1000 degrés. C'est moins que le fer (1800 degrés) ce qui explique l'usage dans l'antiquité.

Tout cela pour dire que la monnaie devrait comme par le passé avoir une base solide soit la quantité de métaux précieux en sa possession(Pays, Nation) et tout produit ayant une valeur.
Je trouve irréaliste de laisser une minorité d'Humain prendre possession de la monnaie, la transformer en néant, virtuel et pouvoir la créer à leur guise tout en nous demandant des intérets.

Avec tout les désastres, comment créer suffisamment de cash pour venir en aide, rebâtir?

Ha, comme un bon capitaliste nous pourrions dire, qu'ils se débrouillent, seul solution dans le capitalisme privé et pyramidale actuel.

Ou comme je dis, dans le capitalisme actuel, endetter les peuples sans aucune mesure, décision prisent par une poignée d'individu mais qui hypothèque l'avenir DES générations a venir, combien le Québec, le Canada ont-ils investis dans l'aide internationale?
Avons nous le choix dans le capitalisme actuel, oui 2, on s'endette ou on s'en fou!

Selon moi se système est non viable à long terme pour une civilisation à moins que nous voulions que la civilisation soit sous l'emprise d'une poignée d'individu.

zor
17/05/2011, 00h06
personne ne vous interdit d'utiliser l'or comme monnaie si ça vous tente.

Lann
25/05/2011, 11h57
personne ne vous interdit d'utiliser l'or comme monnaie si ça vous tente.

cette réponse n'a rien a voir avec ce que j'ai dis plus haut!

Et personnellement quand cela est possible je truc, échange du temps, etc...

Mais cela ne change en rien que nous sommes prit avec une poignée d'individus qui décident combien ça vous coutera afin de créer de toute pièce le cash que nous avons besoin.

Jobserve
25/05/2011, 15h05
Il y a le pouvoir d'achat qu'on obtient avec l'argent qu'on gagne, et le pouvoir d'achat qu'on obtient avec l'argent qu'on s'abstient de gagner.

Si je préfère passer plus de temps en famille, et que pour ce faire je dois passer moins d'heures au travail, et donc gagner moins, ce temps en famille s'achète avec l'argent que je gagne en moins.

Au point de vue statistique, je serai considéré comme ayant eu une diminution de pouvoir d'achat, alors qu'il n'en est rien. En outre, au point de vue personnel, je me considérerai plus riche avec ce moindre revenu qu'avec le revenu supérieur.


Il y a des choses que les statistiques ne peuvent pas évaluer, encore moins mesurer.C'est une réflexion intéressante.

Est-ce que se considérer plus riche équivaut a une augmentation du pouvoir d'achat ?

Si tu te retrouve plus riche en achetant du temps en famille avec la quantité d'heures travaillés par semaines, pourquoi ne les dépenserait tu pas toutes pour être encore plus riche et avoir ainsi un plus grand pouvoir d'achat ? S'il s’avérait que c'était réellement le cas.

Mais l'inverse est aussi problématique. Si je consacrais toutes mes heures de loisirs aux travail, est-ce que je serait plus riche ? En théorie oui mais la question qui suit est a quoi sert le pouvoir d'achat ? N'est-ce pas a jouir de la vie ? Jouis t'on d'avantage de la vie dans l'abondance avec peut de temps aux loisirs ou dans la pauvreté avec beaucoup de temps aux loisirs ?

Pour des gens qui ne sont pas financièrement indépendant, il y a un arbitrage a faire entre les deux.

Gerry Flaychy
25/05/2011, 19h36
Ce que je voulais souligner, c'est la différence d'interprétation qu'il peut y avoir entre le point de vue statistique et le point de vue personnel vis-à-vis un même revenu apparaisant dans les statistiques.

Si pour passer un peu plus de temps en famille, je passe moins de temps à travailler et qu'ainsi je gagne, disons, 100 $ de moins, alors c'est comme si j'avais acheté ce temps pour 100 $. Cette diminution de revenu apparaîtra au niveau statistique comme une diminution de pouvoir d'achat et de richesse, alors que sur le plan personnel il n'en est rien. C'est la même chose que si j'avais travaillé un peu plus pour gagner ce 100 $ et que j'avais dépensé ce 100 $ pour, disons, une paire de souliers. Dans un cas comme dans l'autre j'ai 100 $ de moins au final. Au point de vue personnel il n'y a aucun changement de pouvoir d'achat ou de richesse, peut-être même un sentiment d'être plus riche dans un cas plûtot que dans l'autre, tandis qu'au point de vue statistique cela est traité différemment.

jivre
28/05/2011, 08h01
Gerry Flaychy:

C'est vrais, et c'est précisément ce que Lisée et Fortin essaient d'inclure dans leur étude.

Par contre, les statistiques sont en soi un bon outil. On peut critiquer les statistiques actuelles, celles qui sont privilégiées par les économistes actuels. Mais en choisissant d'autres indices, ou en apportant des corrections adéquates, les statistiques n'auraient plus ces problèmes.

La correction de Lisée et Fortin est basée sur l'idée que pour les travailleurs québécois qui travaillent en moyenne moins d'heures que les étasuniens, cette différence de moyenne est en partie volontaire et choisie par les travailleurs eux-même. Ils se basent là-dessus par des données factuelles et objectives, par exemple, sur les congés parentaux, etc.

D'ailleurs, la clique de l'IEDM ne l'ont jamais repris avec ça. C'est normal, Lisée leur a prouvé que les travailleurs étasuniens prendraient des congés parentaux s'ils le pouvaient et que la plupart des heures supplémentaires qu'ils font sont obligatoires (puisque aucune sécurité d'emplois). L'IEDM, pour essayer de les discréditer, a répliqué que c'était "une méthode" de calcul parmi d'autres. Ils n'ont pas voulu en dire plus et c'est normal, c'est une méthode à la fois plus complète et plus juste.

Gerry Flaychy
28/05/2011, 11h17
jivre :

Un couteau est un bon outil, mais en autant qu'il soit suffisamment aiguisé sinon il ne peut bien faire ce qu'il est supposé faire. D'après ce que vous me dites, c'est ce que Lisée et Fortin seraient en train de faire: aiguiser leur outil. Cela est très bien. Pour aiguiser encore plus leur outil, peut-être faudrait-il qu'ils ajoutent d'autres statistiques comme, par exemple, la valeur des actifs que chaque partie possède ? Et aussi la marge d'erreur de toutes ces statistiques !

Mais la question que je me pose le plus c'est: pour en faire quoi ? Pourquoi veut-on savoir qui sont les plus riches de ces deux-là ? Où veulent-ils en venir avec ça, les uns comme les autres ?

Yvon Din bois
16/06/2011, 17h11
l'or est un métal qui sert aux équipeemnts électronqiues et de transimmions. C,est un métal dans lequel l'électricité peut circuler et il est inoxydable.

Les métaux ont toujours des utilités.

Un monnaie basé sur le fer est plus solide que une monnaie fiduciaire.

À vrai dire jusuq,en 1973 la plupart des monnaies étaiet basé sur un étalon or ou un autre métal.

jivre
17/06/2011, 15h12
jivre :

Un couteau est un bon outil, mais en autant qu'il soit suffisamment aiguisé sinon il ne peut bien faire ce qu'il est supposé faire. D'après ce que vous me dites, c'est ce que Lisée et Fortin seraient en train de faire: aiguiser leur outil. Cela est très bien. Pour aiguiser encore plus leur outil, peut-être faudrait-il qu'ils ajoutent d'autres statistiques comme, par exemple, la valeur des actifs que chaque partie possède ? Et aussi la marge d'erreur de toutes ces statistiques !

Mais la question que je me pose le plus c'est: pour en faire quoi ? Pourquoi veut-on savoir qui sont les plus riches de ces deux-là ? Où veulent-ils en venir avec ça, les uns comme les autres ?

Imaginez que vous êtes aveugle, sourd, muet. Vous perdez aussi l'odorat, le goût et le sens du toucher. Par malheur, vous avez des décisions à prendre, qui vous affecterons, vous, et vos proches.

Votre réflexion pourait ressembler à ceci: Si seulement vous pouviez avoir la vue et la capacité de lire, de voir, de regarder les choses en face, peut-être que vos décisions seraient plus éclairées. Si en plus, on vous donnait la possibilité d'entendre, d'écouter, vos décisions sonneraient mieux et auraient une meilleure résonnance avec la situation. Bref, plus vous en savez sur la réalité qui vous entoure, plus vos décisions risquent d'avoir du sens.

Bon, j'ai fini avec les jeux de mots. Mais vous comprendrez que le principe est le même pour les «sens» et la connaissance acquises à l'aide d'outils scientifiques ou statistiques.