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Afficher la version complète : Résistance aux antimicrobiens: Ça va faire mal!!!



jivre
11/04/2012, 11h04
Résistance aux antimicrobiens: «Une menace grave pour la santé»

Le monde est sur le point de perdre les médicaments miracles que sont les antimicrobiens, tant les virus et bactéries résistants se multiplient, prévient l'OMS. Pour restreindre leur dissémination dans la viande et l'environnement, l'Europe a interdit l'usage d'antibiotiques destinés à stimuler la croissance du bétail. Un juge américain veut pousser nos voisins du Sud à faire pareil. Chez nous? C'est toujours permis.

Une écorchure au genou d'un enfant pourrait bientôt redevenir mortelle. La pose d'une prothèse de la hanche, les transplantations d'organe, la chimiothérapie? Cela sera bien difficile à réussir, voire trop dangereux pour être tenté. Pareil pour le soin des prématurés. Une ère post-antibiotiques s'ouvre, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), et elle est effrayante.

«Nous sommes en train de perdre nos antimicrobiens de première intention», a déclaré Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, dans un récent discours au Danemark. Les bactéries, virus et parasites sont de moins en moins vulnérables à l'attaque des traitements classiques, qui ont révolutionné la médecine dans les années 40.

Cette résistance grandissante aux antimicrobiens est «une menace grave et croissante, d'envergure mondiale, pour la santé, a indiqué Mme Chan. Si les tendances actuelles ne s'infléchissent pas, l'avenir est facile à prédire, a-t-elle précisé. Selon certains experts, nous sommes en train de revenir à l'époque d'avant les antibiotiques.» Soit quand la tuberculose, la lèpre ou la syphilis n'étaient pas maîtrisées.

Déjà, 650 000 personnes ont souffert de tuberculose multirésistante dans le monde en 2010, selon l'OMS. Des cas sont signalés au Canada et dans 63 autres pays. Seulement un peu plus de la moitié des malades en guérira. Autre exemple: une inquiétante souche de gonorrhée résistante à tous les antibiotiques a fait son apparition, notamment à Toronto.

Pathogènes résistants: 50% plus de mortalité

Les solutions de rechange sont moins efficaces et plus chères. «La résistance aux antimicrobiens multiplie au moins par deux le coût du traitement d'une infection bactérienne», estime l'Agence de la santé publique du Canada. La mortalité, quant à elle, augmente d'environ 50%.

Et l'espoir de trouver de nouveaux médicaments miracles est faible. Les antibiotiques représentent moins de 5% des produits qui font actuellement l'objet de recherche et de développement, selon l'OMS. «La filière est pratiquement tarie, notamment pour les bactéries à Gram négatif (choléra, salmonelle, E. Coli, etc.), a précisé la Dre Chan, diplômée de l'Université Western Ontario. L'armoire est presque vide.» Autre problème: le secteur pharmaceutique craint que les nouveaux antimicrobiens ne deviennent inefficaces avant d'être rentabilisés.

Le ministère de la Santé est préoccupé

Au Québec, le ministère de la Santé (MSSS) «est préoccupé par l'antibiorésistance», a assuré Noémie Vanheuverzwijn, relationniste du MSSS. Parmi les mesures prises récemment, les hôpitaux devaient nommer avant le 1er avril une entité responsable de «la mise en oeuvre d'un programme d'usage optimal des antibiotiques au palier local», a-t-elle indiqué. Un plan d'action et un bilan annuel des progrès accomplis doivent désormais être remis aux conseils d'administration des hôpitaux.

Un système de surveillance intégrée de l'antibiorésistance est également créé par l'Institut national de santé publique (INSPQ). Ce système «sera développé au courant de l'année et mis en place par la suite», a indiqué Mme Vanheuverzwijn.

Selon l'OMS, c'est l'usage «inadapté et irrationnel» des médicaments (donnés aux humains comme aux animaux) qui cause l'apparition de micro-organismes résistants, à la suite d'une mutation ou de l'acquisition d'un gène de résistance.

Les actions entreprises jusqu'à maintenant pour lutter contre l'antibiorésistance «sont bien insuffisantes», estime la Dre Chan. Une riposte «multisectorielle nationale et mondiale» est urgente pour éviter une nouvelle crise mondiale.

suite sur le site de La Presse (http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201204/09/01-4513742-resistance-aux-antimicrobiens-une-menace-grave-pour-la-sante.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B25_A-decouvrir_219_article_ECRAN1POS1).



Les entreprises pharmaceutiques et agroalimentaires livrent une bataille chimique et biologiques contre les microorganismes, depuis les années 50.

Mais les scientifiques et les écologistes savent depuis longtemps que c'est une guerre perdue d'avance, et qui va avoir des conséquences catastrophiques.

Au lieu d'une utilisation modérée des antimicrobiens, comme l'aurait prescrit la prudence et l'intelligence les plus élémentaires, l'industrie a dilapidé en deux générations à peine le capital formidable pour l'humanité que recelait les molécules antibiotiques. En chemin, elle a aussi dévalué nos propres défenses immunitaires naturelles, celles des animaux et des plantes fourragères, qui ont pris des dizaines de milliers d'années à se former.

Cette course effrénée vers l'épuisement n'avait qu'un seul but, vraiment stupide: la compétition commerciale.* Beau résultat.

Ces industries sont aujourd'hui des empires financiers qui ont fait fortune en favorisant une sélection artificielle des germes et maladies vers des variétés de plus en plus résistantes. Nul danger qu'elles ne remboursent quoi que ce soit.


Ça fait longtemps qu'on le dit, mais là les médias en parlent enfin.

*C'est la compétition qui a créé cette urgence de surutiliser les produits pharmaceutiques et d'en trouver sans cesse de nouveaux, accélérant ainsi la pression de sélection sur les microbes. Un autre système d'organisation aurait permis aux industries de s'enrichir tout en usant de parcimonie, de prudence et d'intelligence. Ce n'est pas l'appât du gain le problème. C'est la compétition, qui agit comme trompe-l'oeil sur les acteurs économiques et qui crée de toute pièces de fausses oppositions d'intérêt entre l'homme et son prochain, entre l'humanité et la nature, au mépris total de la vérité la plus évidente. Les intérêts communs sont infiniment plus nombreux, plus importants et plus fondamentaux.

Viper37
12/04/2012, 14h12
Les médias en parlent depuis 20 ans, au moins.

El Kabong
12/04/2012, 15h24
Manger de la viande sera désormais un danger au CANADA!


12 avril 2012 Canada
Le danger croît avec les coupes (http://www.ledevoir.com/politique/canada/347210/le-danger-croit-avec-les-coupes)
Avec 100 inspecteurs de moins, qui garantira la salubrité des aliments? demande l'Alliance de la fonction publique


Ottawa — Nouvelle semaine, nouvelle ronde de coupes annoncées dans la fonction publique. Et cette fois-ci, ce sont 5561 employés qui ont reçu une lettre les avertissant que leur emploi est menacé, auxquels s'ajoutent quelque 1500 professionnels et scientifiques de l'appareil fédéral. Dans la foulée, services aux contribuables et conseillers du gouvernement seront mis de côté. Mais le gouvernement est «malhonnête», car il refuse toujours de préciser lesquels de ses services seront affectés, a dénoncé le principal syndicat hier.

Parmi ces milliers de fonctionnaires angoissés, seule une partie d'entre eux perdront bel et bien leur emploi. Pour le moment, le fédéral les prévient que leur poste pourrait être supprimé; suivra ensuite une décision définitive au terme de laquelle 19 200 fonctionnaires seront remerciés, selon les prévisions du dernier budget. Pour une deuxième semaine consécutive, ce sont donc ces «avis» qui ont été envoyés dans 23 ministères et agences fédérales, notamment à quelque 230 fonctionnaires au Québec.

L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) déplore le flou que continue d'entretenir Ottawa quant au nombre précis de coupes anticipées et des services qui seront touchés. «Jamais, dans toute l'histoire de la fonction publique, nous n'avons vu tant d'avis sortir si rapidement suite à la sortie d'un budget. Le gouvernement se presse pour annoncer et effectuer ses coupes sans indiquer aux Canadiens ce que ça veut dire pour les services dont ils ont besoin», a accusé en point de presse Larry Rousseau, de l'AFPC, qui craint que les citoyens se retrouvent devant le fait accompli.

Un chiffre a cependant été confirmé, hier: une centaine d'inspecteurs de l'Agence d'inspection des aliments seront mis à pied. «Cette décision ne fera qu'empirer la pénurie d'inspecteurs, au lieu d'améliorer les choses. Et puisque le gouvernement n'a pas daigné consulter ses propres inspecteurs, il coupe dans la salubrité des aliments à l'aveuglette, sans comprendre la gravité des conséquences, a fait valoir Bob Kingston, le président du syndicat Agriculture lié à l'AFPC. Sans policiers dans leur rétroviseur, les compagnies auront la partie facile pour tromper les consommateurs en jouant avec notre sécurité.» Après la crise de la listériose, qui avait fait 23 morts au pays, Ottawa avait ajouté 70 inspecteurs à l'agence. Au terme des réductions, ils seront donc moins nombreux qu'avant la crise de 2008. Or, l'agence fédérale assure, par courriel, que «les mesures de réduction des coûts ne compromettent nullement la salubrité des aliments». Au total, plus de 600 employés de l'agence et 842 au ministère de l'Agriculture ont été avertis que leur poste était en péril.

Dans chaque ministère, le discours est le même: parmi la douzaine contactée par Le Devoir, la poignée d'entre eux qui ont offert certains détails quant aux coupes anticipées ont tous martelé que les services ne seraient pas diminués. Aux Anciens Combattants, où 261 fonctionnaires ont appris que leur poste était menacé, on insiste sur le fait que «ces économies n'ont pas de répercussions sur les services et bénéfices offerts aux vétérans», car on y prétend éliminer simplement «des étapes et des formalités administratives inutiles». Mais ils ont tous refusé de confirmer le nombre de postes qui y seraient supprimés, arguant qu'ils en étaient toujours à avertir les premiers concernés en suivant le processus mis en place par le gouvernement. C'est le cas notamment à l'Agence des services frontaliers (1137 avis reçus) ou à Citoyenneté et Immigration (379 postes menacés). Du côté de l'Agence canadienne de développement international (534 emplois en péril) et l'Agence spatiale (30), on n'a pas daigné répondre à la demande d'information.

Or, les ministères et le Conseil du Trésor (qui mène l'opération) connaissaient avant même le dépôt du budget, il y a deux semaines, le détail de ces coupes. «Et ils ont caché cela aux Canadiens», a regretté le président de l'AFPC, John Gordon.

Au Conseil du Trésor, on rétorque que ces coupes sont une bonne nouvelle pour les Canadiens, puisque le gouvernement «a trouvé des mesures de réduction du déficit équitables et modérées». «Ce que nous faisons, c'est éliminer le gaspillage et le dédoublement inutile — et une administration publique moins lourde, plus abordable, est dans le meilleur intérêt des Canadiens», a plaidé une porte-parole du ministre responsable, Tony Clement, alors que le ministère refuse de préciser quoi que ce soit quant aux suppressions de postes.

Santé Canada a toutefois offert des précisions: jusqu'à 840 emplois y seront supprimés, de même que 300 à l'Agence de la santé publique. Parmi ceux-ci, environ 200 seront des scientifiques.

Au total, 6500 avis ont été envoyés aux membres de l'AFPC afin de leur souligner que leur emploi est en péril. La Défense nationale accusera notamment 1100 pertes d'emploi, tandis que CBC/Radio-Canada coupera 650 postes, dont environ 475 cette année.

Outre ceux-ci, l'Institut professionnel de la fonction publique a aussi annoncé que 1500 de ses membres avaient reçu un avis cette semaine. Au total, ils sont plus de 2000 professionnels et scientifiques à ne pas savoir ce que l'avenir leur réserve. «On dit une fois de plus aux Canadiens de laisser leur santé et leur sécurité entre les mains de l'industrie», a dénoncé le président, Gary Corbett. Et environ 690 membres du syndicat qui représente les économistes et les spécialistes en sciences sociales ont par ailleurs appris hier que leur poste est aussi en péril, tandis que 160 autres avaient été prévenus la semaine dernière.

Quand ceux que vous aimez vont crever par intoxication alimentaire: Souvenez-vous des politiciens criminels qui ont détruits SANTÉ CANADA et congédiés les inspecteurs...

C'est une tradition chez les fédéralistes, pelleter les frais dans la cour des provinces!
Économiser cinq cennes en inspection coûtera des dollars en hospitalisations!!!

C'est-y pas marvelous d'être dirigés par des criminels au service de la pègre?

CANADA!!!

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12/04/2012, 16h38
Et l'espoir de trouver de nouveaux médicaments miracles est faible. Les antibiotiques représentent moins de 5% des produits qui font actuellement l'objet de recherche et de développement, selon l'OMS. «La filière est pratiquement tarie, notamment pour les bactéries à Gram négatif (choléra, salmonelle, E. Coli, etc.), a précisé la Dre Chan, diplômée de l'Université Western Ontario. L'armoire est presque vide.»
On s'en crisse. Les F-35 passent avant la recherche sur les microbes, tabarak !

Polémix
12/04/2012, 18h14
12 avril 2012 Canada
Le danger croît avec les coupes
Avec 100 inspecteurs de moins, qui garantira la salubrité des aliments? demande l'Alliance de la fonction publique

C'est le même truc que John James nous a passé en coupant dans le bureau d'ingénieurs du ministère des transports pour donner toute la latitude nécessaire à l'Industrie de la Corruption™ de nous fourrer à coups de milliards en extras.

Tout ça sous couvert de faire des coupures ..

El Kabong
15/04/2012, 16h29
Conseiller en environnement, journaliste et écrivain
L'élevage industriel rend malade (http://quebec.huffingtonpost.ca/paul-yanic-laquerre/elevage-industriel_b_1420945.html?ref=canada-quebec)

Le 11 avril, on apprenait la mise à pied de 100 inspecteurs de l'Agence canadienne d'inspection des aliments par le gouvernement Harper. S'il y a pourtant un domaine où le gouvernement devrait protéger les intérêts des citoyens, c'est celui de l'industrie alimentaire. Il semble toutefois qu'il faille encore une fois se tourner vers les tribunaux pour ce faire.

En mars dernier, dans l'affaire Natural Resources Defense Council vs. Food and Drug Administration, le juge Theodore Katz de la Cour fédérale du district sud de New York se rendait aux arguments des associations scientifiques d'intérêt public à l'origine du recours et ordonnait à la Food and Drug Administration (FDA) de réviser sa décision d'approuver l'utilisation de pénicilline et de tétracycline pour des fins non-thérapeutiques dans l'élevage des animaux destinés à l'abattoir. Ce jugement survient alors que la FDA avait annoncé le 22 décembre 2011 qu'elle renonçait à déterminer si cette utilisation est nocive pour la santé publique. (Très bel exemple de désengagement de l'État au profit des compagnies et au détriment de la santé des citoyens)

Pour le juge, qui déplore que l'agence gouvernementale n'ait jamais complété l'étude qu'elle avait amorcée à ce sujet en 1977, les compagnies pharmaceutiques ont le fardeau de démontrer qu'un tel usage n'est pas nocif pour la santé publique, sans quoi l'approbation de la FDA doit être retirée. Ce jugement avalise les appréhensions de nombreux scientifiques préoccupés par le fait que l'utilisation systématique des antibiotiques pour stimuler la croissance accélérée des animaux d'élevage entraîne l'évolution de bactéries résistantes susceptibles d'affecter non seulement la santé des animaux eux-mêmes, mais aussi celle des humains qui en consomment la chair.

Les profits avant tout

L'élevage industriel pratiqué depuis les années 1950 se caractérise par le regroupement d'un grand nombre d'individus d'une même espèce dans un même établissement. Afin de maximiser les profits, ces individus sont considérés comme des machines. Ils sont soumis à une croissance accélérée et maintenus captifs dans des espaces exigus et nauséabonds, où ils ne peuvent pas se déplacer et où ils sont entourés d'autres congénères tenus dans les mêmes conditions. Outre l'impact psychologique de ce confinement, qui rend les animaux agressifs et dépressifs, une telle promiscuité favorise évidemment l'échange de virus et de bactéries. Dans cette optique, les éleveurs ont choisi de gaver systématiquement ces animaux d'antibiotiques, d'hormones et de suppléments afin non seulement de prévenir les maladies, mais aussi d'accélérer leur croissance à des rythmes effarants, souvent trois fois supérieurs au rythme normal.

Selon les données divulguées en 2010 par la FDA et l'Agence de la santé publique du Canada, environ 80% des antibiotiques administrés en Amérique du Nord en 2009 l'étaient aux animaux d'élevage. Toujours selon la FDA, ce nombre a progressé de 6,7% en 2010. Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, il n'existe aucun système de suivi des antibiotiques injectés aux animaux d'élevage. À chaque fois qu'il est question d'instaurer un système de traçabilité indiquant la façon dont les animaux ont été élevés ou abattus, ou même simplement de se mettre au niveau des normes européennes, l'industrie québécoise se rebiffe, évoquant «des coûts excessifs» et une perte «d'avantage concurrentiel» face aux autres provinces ou aux états américains. Comme on l'a vu dans le tristement célèbre dossier de l'abattage rituel halal (dhabiha), l'industrie de l'élevage préfère l'ombre à la lumière.

Un mode d'élevage qui rend malade

L'élevage industriel ne rend pas que les animaux malades, il affecte aussi les consommateurs qui en mangent les produits. En 2004, des médecins hollandais ont découvert les premières traces du Staphylococcus aureus, une «super-bactérie», dans l'organisme d'un bébé. Cette bactérie, qui peut survivre aux plus puissants antibiotiques avait été transmise par les cochons de la ferme où vivait l'enfant avec ses parents. En dépit des négations de l'industrie, des cas de transmission de cette bactérie des porcs aux humains et des humains aux porcs furent ensuite identifiés au Canada et aux États-Unis en 2007 et 2008. Des traces de S. aureus furent même retrouvées dans le système d'aération d'une porcherie.

Selon une étude de 2010 publiée dans le Clinical Infectious Diseases, 47% des viandes de mammifères et d'oiseaux échantillonnées dans cinq villes américaines ciblées contenaient du S. aureus résistant aux antibiotiques. De l'avis de Kellog Schwab, directeur du John Hopkins Center for Water and Health, près de 90% des bactéries E. Coli retrouvées dans le purin de porcs sont résistantes aux antibiotiques. Or, l'épandage du purin est une pratique validée par les lois canadiennes.

Interdire l'utilisation d'antibiotiques à des fins non-thérapeutiques comme en Europe ne suffit pas, il faut, comme le recommandait en mai 2008 la Pew Commission on Industrial Farm Animal Production, améliorer le suivi de l'usage des antibiotiques dans l'élevage industriel, notamment par l'instauration d'un registre des médicaments vendus par les compagnies pharmaceutiques et d'un répertoire de données gouvernemental sur les antibiotiques insérés dans la nourriture et l'eau servie aux animaux. Surtout, il faut resserrer le contrôle médical sur l'usage des médicaments. Même si ces derniers ne sont en théorie disponibles que sur prescription d'un vétérinaire, ils sont en pratique souvent disponibles par le biais de l'industrie elle-même ou de revendeurs. Finalement, les vétérinaires et les médecins en général doivent être sensibilisés aux conséquences néfastes de prescrire des antibiotiques préventifs lorsque les symptômes ne le justifient pas.

L'élevage industriel constitue une aberration éthique et environnementale. Cette pratique qui bénéficie de l'appui des gouvernements dévoués à sa promotion ne pourra être jugulée que par une implication active des consommateurs qui peuvent à terme dicter les lois du marché. Face à une industrie obsédée par le profit, le seul recours de ce dernier demeure le boycott des aliments produits dans les conditions actuelles. Cessez pendant six mois de manger la viande ou les dérivés de viande en provenance d'élevages industriels et revenez-y. Vous serez surpris de trouver à quel point le goût de ces aliments est insipide et même répugnant lorsqu'on en perd l'habitude. Vous rendrez service à l'environnement et aux animaux, et votre santé ne s'en portera que mieux.
Un article comme ça, ça me donne faim!

Voyons voir, je mangerais bien un jambon du sinistre de la santé.
:devilish:

Viper37
25/04/2012, 10h30
On s'en crisse. Les F-35 passent avant la recherche sur les microbes, tabarak !

parce qu'on tente de trouver une alternative aux antibiotiques, peut-être?

Pat
25/04/2012, 17h46
C'est le même truc que John James nous a passé en coupant dans le bureau d'ingénieurs du ministère des transports pour donner toute la latitude nécessaire à l'Industrie de la Corruption™ de nous fourrer à coups de milliards en extras.

Tout ça sous couvert de faire des coupures ..

A moins que je me trompe, les coupures au MTQ ont commencé longtemps avant John James....

Alien Vampires
29/04/2012, 04h51
C'est assez ironique alors que nous sur la voie de vaincre certaines formes de cancer.

victor.digiorgi
29/04/2012, 09h48
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De toute façon, si la résistance aux antibiotiques disparaissait complètement, ça ferait beaucoup de morts, et beaucoup de morts, ça ferait beaucoup moins de cons, ce qui ne serait pas mauvais pour la planète !

Alors il faut encourager le processus au lieu de le dénoncer...

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