Le Valdorien
31/01/2012, 11h18
L'enseignement, plus attirant pour les femmes
CAMILLE LAURIN-DESJARDINS
MÉTRO
Publié: 24 janvier 2012 16:26
Mis à jour: 24 janvier 2012 16:32
Au Québec, 87 % des enseignants dans les établissements d’enseignement préscolaire et primaire sont des femmes. Très peu d’hommes choisissent en effet de faire partie du quotidien des jeunes enfants.
Quand on sait que le décrochage affecte davantage les garçons que les filles, faut-il s’inquiéter du manque de modèles masculins dans le développement des jeunes garçons? «Personnellement, je ne pense pas que ce soit une catastrophe, avance François Larose, professeur en enseignement du primaire à l’Université de Sherbrooke spécialisé en psychoéducation.
Marc Bigras, professeur en psychologie à l’UQAM, croit même que les garçons ont plus de chances de réussir quand c’est une femme qui leur enseigne.
Toutefois, les deux spécialistes s’entendent pour dire que plus d’hommes dans la profession ne serait pas du tout une mauvaise chose. «Actuellement, il y a toutes sortes de programmes pour inciter les garçons à devenir des enseignants, soulève
M. Bigras. Moi, je trouve que c’est une excellente idée, parce que l’école doit être représentative de la société, c’est-à-dire composée à moitié d’hommes et à moitié de femmes.» «Oui, je trouve que ce serait plus souhaitable qu’il y ait plus d’hommes qui enseignent au primaire, d’abord parce que c’est un beau métier, et ensuite notamment pour les clientèles de milieux vulnérables qui n’ont qu’un seul modèle parental», ajoute M. Larose.
Pas essentielle, donc, mais souhaitable, l’augmentation d’hommes dans le milieu scolaire primaire. Mais s’il y en a si peu, c’est d’abord une question de perception de la société, croit François Larose. «Il y a des tas de recherches qui suggèrent que sur le plan des changements de mentalité et de l’image que les enfants ont de leurs rôles sexués, il serait préférable d’avoir des modèles masculins en enseignement primaire et préscolaire. Le problème, c’est que ce que des études suggèrent et la réalité du changement des attitudes des gens, eh bien, ça fait deux!» illustre-t-il. La majorité de la population voit le métier d’enseignant au primaire comme du «quasi-maternage», selon le professeur, et celui-ci est donc plus associé aux femmes. Et... «ce n’est pas assez bien payé!» ajoute Marc Bigras.
----------------------
Article intéressant, qui nuance ce qu'on entend sur la nécessité de mod`les masculins dans les écoles, surtout au secondaire.
Il reste que les données sont inquiétantes: il y a peu d'hommes qui se tournent vers cette profession, pour différentes raisons:
1- Salaire pas assez élevé
2- Risque d'accusations (à caractère sexuel...)
3- Peu de reconnaissance sociale
4- Volet "maternage" du travail
...
Qu'en pensez-vous ? Pourquoi l'enseignement vous intéresserait-il, ou pas du tout ?
merci!:)
CAMILLE LAURIN-DESJARDINS
MÉTRO
Publié: 24 janvier 2012 16:26
Mis à jour: 24 janvier 2012 16:32
Au Québec, 87 % des enseignants dans les établissements d’enseignement préscolaire et primaire sont des femmes. Très peu d’hommes choisissent en effet de faire partie du quotidien des jeunes enfants.
Quand on sait que le décrochage affecte davantage les garçons que les filles, faut-il s’inquiéter du manque de modèles masculins dans le développement des jeunes garçons? «Personnellement, je ne pense pas que ce soit une catastrophe, avance François Larose, professeur en enseignement du primaire à l’Université de Sherbrooke spécialisé en psychoéducation.
Marc Bigras, professeur en psychologie à l’UQAM, croit même que les garçons ont plus de chances de réussir quand c’est une femme qui leur enseigne.
Toutefois, les deux spécialistes s’entendent pour dire que plus d’hommes dans la profession ne serait pas du tout une mauvaise chose. «Actuellement, il y a toutes sortes de programmes pour inciter les garçons à devenir des enseignants, soulève
M. Bigras. Moi, je trouve que c’est une excellente idée, parce que l’école doit être représentative de la société, c’est-à-dire composée à moitié d’hommes et à moitié de femmes.» «Oui, je trouve que ce serait plus souhaitable qu’il y ait plus d’hommes qui enseignent au primaire, d’abord parce que c’est un beau métier, et ensuite notamment pour les clientèles de milieux vulnérables qui n’ont qu’un seul modèle parental», ajoute M. Larose.
Pas essentielle, donc, mais souhaitable, l’augmentation d’hommes dans le milieu scolaire primaire. Mais s’il y en a si peu, c’est d’abord une question de perception de la société, croit François Larose. «Il y a des tas de recherches qui suggèrent que sur le plan des changements de mentalité et de l’image que les enfants ont de leurs rôles sexués, il serait préférable d’avoir des modèles masculins en enseignement primaire et préscolaire. Le problème, c’est que ce que des études suggèrent et la réalité du changement des attitudes des gens, eh bien, ça fait deux!» illustre-t-il. La majorité de la population voit le métier d’enseignant au primaire comme du «quasi-maternage», selon le professeur, et celui-ci est donc plus associé aux femmes. Et... «ce n’est pas assez bien payé!» ajoute Marc Bigras.
----------------------
Article intéressant, qui nuance ce qu'on entend sur la nécessité de mod`les masculins dans les écoles, surtout au secondaire.
Il reste que les données sont inquiétantes: il y a peu d'hommes qui se tournent vers cette profession, pour différentes raisons:
1- Salaire pas assez élevé
2- Risque d'accusations (à caractère sexuel...)
3- Peu de reconnaissance sociale
4- Volet "maternage" du travail
...
Qu'en pensez-vous ? Pourquoi l'enseignement vous intéresserait-il, ou pas du tout ?
merci!:)