Afficher la version complète : Climat et rendements agricoles, vus de Sirius
victor.digiorgi
09/09/2011, 10h58
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David Lobell ( http://foodsecurity.stanford.edu/people/davidlobell ), de l'Université de Stanford, a publié le résultat d'une étude qui apparaît dans le numéro de Science & Vie du mois d'août dernier.
Cette étude traite de l'influence du climat sur les rendements agricoles de la plupart des pays du monde pendant les trente dernières années. En gros, si le climat n'avait pas changé pendant ces trente années, le rendement aurait été différent, et l'étude exprime cette différence par un nombre d'années de production en avance ou en retard par décennie pour chaque pays.
On y voit que certains pays ont un retard très important (4 ans sur 10 ans, comme le Brésil, le Mexique, la Turquie ou l'Italie), d'autres sont moins touchés mais sont quand même en retard (3 à 1 an sur 10 ans, comme la Russie, la Chine, l'Inde, la France, l'Allemagne, l'Espagne, la Lybie, le Brésil ou l'Argentine) et d'autres sont touchés, mais sont en avance (1 an sur 10 ans, comme l'Australie, le Japon, la Finlande, la Suède, la Norvège, l'Ukraine, les États-Unis et le Canada).
Le point de vue de Sirius sur ce phénomène ?
Il est simple :
Les changements climatiques ne sont pas bons pour tout le monde, certes, mais il ne sont pas mauvais pour tout le monde non plus.
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Oui. <10% de la population gagne 1 an sur 10, alors que 90% perdent de 1 à 4 ans.
Vite, fêtons.
:stupid:
victor.digiorgi
09/09/2011, 15h21
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Sur Sirius, on ne fête pas. On regarde.
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skidooman
09/09/2011, 23h37
Oui, il peut y avoir des gains. Mais la transition risque de coûter cher.
Un exemple: un monde plus chaud va faire en sorte de permettre une culture des terres plus au nord. C'est bien beau, sauf que pendant des décennies, ce que l'on aura plutôt, ce sont en bon québécois des swamps - de nouveaux marécages issus de la fonte du pergélisol, et qui sera drainé lentement avant de devenir une terre productive.
Autre exemple: certaines terres disparaîtront, des déserts avanceront, mais des régions deviendront plus à même de recevoir plus de population. Bravo. Maintenant, j'ai hâte de voir les saints qui vont se lever afin d'accueillir les millions de régiés du Bangladesh (dont une grosse partie du territoire surpeuplé risque de devenir l'océan) chez-eux. Car malheureusement, les habitants du Bangladesh sont, disons, pas tous des gens qui peuvent prétendre au titre d'immigration-investisseur...
victor.digiorgi
10/09/2011, 01h26
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Je dirais que depuis Sirius, il est difficile de savoir comment les humains vont réagir face aux problèmes auxquels ils vont être confrontés en matière de changements climatiques.
Il est par contre facile de voir comment ils se sont débrouillés jusque-là et comment ils se débrouillent aujourd'hui.
L'étude dont il est question en ouverture de ce fil de discussion dit bien que si les changements climatiques n'avaient pas eu lieu, la production agricole de certains pays aurait été supérieure et que celle d'autre pays auraient été inférieure. Mais elle ne dit pas que la production agricole a baissé dans le monde. En fait, cette production a augmenté. S'il n'y avait pas eu de changements climatiques, la production aurait augmenté ENCORE PLUS. Elle aurait augmenté de 4 à 5 % DE PLUS que l'augmentation réelle.
Et quelle est cette augmentation réelle ?
C'est la suivante :
Le nombre de calories par habitant et par jour est passé en 50 ans de 2500 à 3000. Notons que le nombre de calories minimal moyen nécessaire à un être humain pour vivre est de 2200 calories par jour, ce qui fait un surplus moyen de 800 calories aujourd'hui. Et pourtant, bon nombre d'humains ne mangent pas à leur faim. Un problème de répartition des ressources alimentaires se pose donc. Va-t-il être réglé un jour ? Depuis Sirius, c'est difficile à dire...
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victor.digiorgi
10/09/2011, 09h31
Oui, il peut y avoir des gains. Mais la transition risque de coûter cher.
Un exemple: un monde plus chaud va faire en sorte de permettre une culture des terres plus au nord. C'est bien beau, sauf que pendant des décennies, ce que l'on aura plutôt, ce sont en bon québécois des swamps - de nouveaux marécages issus de la fonte du pergélisol, et qui sera drainé lentement avant de devenir une terre productive.
Le rendement des terres a augmenté aux États-Uni, au Canada et dans les pays scandinaves sans augmentation notable des terres cultivées.
Autre exemple: certaines terres disparaîtront, des déserts avanceront, mais des régions deviendront plus à même de recevoir plus de population. Bravo. Maintenant, j'ai hâte de voir les saints qui vont se lever afin d'accueillir les millions de régiés du Bangladesh (dont une grosse partie du territoire surpeuplé risque de devenir l'océan) chez-eux. Car malheureusement, les habitants du Bangladesh sont, disons, pas tous des gens qui peuvent prétendre au titre d'immigration-investisseur...
Les problèmes auxquels sont confrontés les habitants du Bengladesh ne datent pas d'hier et ont un rapport direct avec les avantages qu'ils retirent de la situation particulière de leur pays. Les terres y sont fertiles parce que elles sont souvent inondées. Elles sont inondées parce que elles sont planes. Cette planéité s'est constituée à faible altitude. Cela forme un tout.
L'émigration a destination de l'Inde et de la Birmanie a toujours été un problème. Les origines de cette émigration sont économiques et ont un rapport direct avec la surpopulation.
Pour contrer cette surpopulation, le Bengladesh agit par la bande : Un programme d'éducation des filles est en place depuis quelques années avec des résultats vérifiables. Le contrôle des naissances y est de plus en plus efficace.
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El Kabong
10/09/2011, 14h22
Allô???
Ça peut prendre des millions d'années avant de créer des "écosystèmes" productifs.
Je vois absolument pas comment la destruction d'écosystèmes naturels peut mener à une productivité accrue à long terme.
victor.digiorgi
10/09/2011, 18h37
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Nous ne parlons pas de la même chose. Ou alors ça mérite un développement, ce que tu dis.
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Allô???
Ça peut prendre des millions d'années avant de créer des "écosystèmes" productifs.
Je vois absolument pas comment la destruction d'écosystèmes naturels peut mener à une productivité accrue à long terme.
Comme vous dites, lu et approuvé!
victor.digiorgi
10/09/2011, 19h27
Allô???
Ça peut prendre des millions d'années avant de créer des "écosystèmes" productifs.
Je vois absolument pas comment la destruction d'écosystèmes naturels peut mener à une productivité accrue à long terme.
En ne prenant en aucun cas le parti de la destruction des écosystèmes naturels, ne peut-on pas constater que les humains ont construit leur agriculture à partir du défrichage d'énormes territoires occupés par une végétation spontanée, c'est-à-dire à partir de la destruction de nombreux écosystèmes naturels ?
Rappelons que l'amélioration permanente de la production agricole pratiquée sous cette forme a permis de diminuer le pourcentage d'humains souffrant de la famine dans le monde.
Ce que nous constatons, depuis Sirius, c'est que malgré le fait qu'il est impossible de prévoir l'avenir, on voit se dessiner aujourd'hui la possibilité d'une continuation de l'augmentation des rendements agricoles dans certains endroits du monde, grâce aux changement climatiques, qui vont provoquer dans d'autres endroits du monde une baisse de ces rendements.
Si ce scénario se réalisait, nous aurions un transfert de production, pas une baisse de production.
Une modification des rapports de force a dans ce cas toutes les chances de se réaliser, à l'avantage des pays les plus productifs et au désavantage des pays les moins productifs.
Il ne s'agit pas de voir le phénomène sous l'angle d'un regret, d'une révolte, d'une indignation ou d'une quelconque réaction passionnelle, lorsqu'on l'observe de Sirus, mais d'en décrire le plus froidement, le plus intelligemment sinon le plus honnêtement les rouages, le fonctionnement, le déploiement.
Pour qu'on voit comment les humains vont se débrouiller pour envisager et appliquer des solutions face aux problèmes possibles ...
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victor.digiorgi
10/09/2011, 19h29
lu et approuvé!
Lu trop vite.
Et trop vite approuvé.
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Lu trop vite.
Et trop vite approuvé.
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Non
victor.digiorgi
11/09/2011, 10h32
Non
Si, malheureusement ...
Parce que la destruction d'écosystèmes naturels, nous voyons qu'elle a toujours eu lieu depuis que l'humanité se déploie sur Terre.
La destruction d'un écosystème naturel ne se traduit pas automatiquement par sa disparition.
Lorsque l'humain intervient sur un écosystème naturel et le détruit, c'est le plus souvent pour le remplacer par un autre écosystème, qu'on pourrait qualifier d'artificiel si l'on partait du principe que ce que fait l'humain n'est pas naturel, mais artificiel.
C'est ce remplacement des écosystèmes qui a permis jusqu'à présent à l'humain de se multiplier au point où il en est aujourd'hui.
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Si, malheureusement ...
Parce que la destruction d'écosystèmes naturels, nous voyons qu'elle a toujours eu lieu depuis que l'humanité se déploie sur Terre.
La destruction d'un écosystème naturel ne se traduit pas automatiquement par sa disparition.
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C'est justement parce que nous détruisons depuis des millénaires qu'on en est rendu la. Et c'est pas parce qu'on le fait depuis longtemps qu'on doit continuer à le faire.
Quelle distinction faites vous entre destruction et disparition? Si un écosystème est détruit, il est disparu.
victor.digiorgi
11/09/2011, 18h47
C'est justement parce que nous détruisons depuis des millénaires qu'on en est rendu la. Et c'est pas parce qu'on le fait depuis longtemps qu'on doit continuer à le faire.
Je suis d'accord, nous en sommes là. Et nous détruisons beaucoup de choses pour en être là. Mais cela n'obéit pas à une volonté de détruire pour le simple plaisir de détruire. Lorsqu'un agriculteur du Brésil ou du Congo défriche la région amazonienne ou congolaise, ce n'est certainement pas pour le simple plaisir de couper des arbres ou de détruire la forêt. C'est pour faire pousser des légumes et élever des bêtes.
Cela dit, on peut en effet penser que ce n'est pas parce qu'on détruit depuis longtemps qu'on doit continuer à le faire. Mais, vu de Sirius, il se pourrait que l'humain ne se pose pas trop la question d'une telle forme de pensée. L'humain agit sans réelle volonté de faire le malheur d'autrui, tout en cherchant à faire son propre bonheur ou celui de ses proches. Un Brésilien ou un Congolais, ça cherche à nourrir sa famille, et si ça doit détruire de la forêt, ça ne se pose pas trop de question d'éthique ni de morale. Cette façon de faire est au demeurant la même partout où l'on porte son regard sur Terre. Le Chinois, le Sud-Africain ou le Canadien qui veut sa petite automobile à lui, il ne cherche pas à changer le climat ni à réduire la production agricole mondiale, qui d'ailleurs ne diminue pas à cause de lui, mais qui se transforme de la façon décrite au début de ce fil de discussion (les uns vont produire plus, les autres moins, à cause des changements climatiques).
Quelle distinction faites vous entre destruction et disparition? Si un écosystème est détruit, il est disparu.
Si nous partons du principe qu'un écosystème peut être considéré comme détruit et disparu dès lors qu'il subit une modification relativement importante, nous pouvons entendre deux chose par «*détruit » :
Soit un écosystème est détruit parce qu'il ne laisse place qu'au désert. Il a disparu
Soit un écosystème est détruit parce qu'il n'existe plus sous sa forme d'origine. Il n'a pas disparu, il est transformé.
La première forme est nette et on la comprend facilement. La seconde est relativement floue, ce qui fait qu'on peut ne pas la comprendre. C'est le rythme de la transformation qui pousse à ne pas comprendre, surtout que l'humain a tendance à aller vite et à être radical, dans son action transformatrice.
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Le phosphore est une ressource non renouvelable, et son pic de production est déjà derrière nous.
L'augmentation des rendements des 50 dernières années est largement dû à une véritable boulimie d'engrais de synthèse et d'énergie non renouvelables.
Les pergélisols dégelés ne seront pas drainées avant des centaines d'années, et les sols rendus disponibles par les glaciers qui fondent sont constitués de roche-mère, stérile (sauf pour des biofilms de bactéries, de mycètes et de lichens).
Les manières de faire du passé ne pourrons pas nous aider dans l'avenir.
Je pense que c'est une très bonne étude, qui met en lumière un point de vue qu'on ne voit pas souvent, ou en tout cas, pas en chiffres. Par contre, je dirais qu'il faut aussi considérer d'autres facteurs très importants, comme les techniques agroalimentaires, la biogénétique (peu importe le terme), et le plus important, la qualité des productions agricoles...
Faire plus qu'avant, c'est bien, mais à condition que ce soit pour combler un vrai besoin (produire plus de maïs pour une population obèse, ça compte pas), et que la qualité des récoltes soit égale ou meilleure qu'avant, sinon ça aussi ça compte pas. Et c'est probablement ce qui arrive dans certains pays dits "développés", entre autres choses. On connait bien des "trucs" pour produire plus, mais si on finit par s'intoxiquer (pesticides, insecticides, etc.) ou produire des choses moins nutritives, le résultat net n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus souhaitable...
victor.digiorgi
12/09/2011, 09h32
Le phosphore est une ressource non renouvelable, et son pic de production est déjà derrière nous.
D'après Wikipedia, les gisements actuels permettent de les utiliser pendant « moins d'un siècle », ce qui est vague, car une minute, un jour ou un an, c'est moins d'un siècle, mais 99 ans aussi. Pour combien de temps les humains en ont-ils, avec le phosphore ?
L'augmentation des rendements des 50 dernières années est largement dû à une véritable boulimie d'engrais de synthèse et d'énergie non renouvelables.
Cette boulimie n'a-t-elle pas été causée par celle des humains de plus en plus nombreux, voulant s'alimenter, et parfois même se suralimenter, malheureusement ? (Avec par ailleurs toutes les disparités et donc toutes les injustices possibles et imaginables que cela sous-tend.) Et comment prévoient-ils s'organiser, maintenant, les humains ? Seront-ils par exemple assez intelligents (ou instruits) pour se rendre compte que moins de viande dans l'assiette, non seulement ça ne leur ferait pas de mal, mais que ça leur ferait du bien ?
Les pergélisols dégelés ne seront pas drainées avant des centaines d'années,
Des centaines d'années pour drainer la totalité ?
Le drainage ne pourra-t-il pas s'organiser par petits paliers de quelques dizaines ou centaines d'hectares à la fois ? (Il semblerait que ça s'est déjà fait en Europe au 18e siècle, à une échelle relativement réduite, toutefois, mais à cette époque, on ne disposait pas des moyens techniques actuels.)
les sols rendus disponibles par les glaciers qui fondent sont constitués de roche-mère, stérile (sauf pour des biofilms de bactéries, de mycètes et de lichens).
Au Groenland, les résultats sont mitigés.
Les cultures destinées au ovins sont de moins en moins rentables à cause de longues périodes de sécheresse entrecoupées de fortes pluies passagères, mais les cultures maraîchères sont en expansion.
Les Groenlandais effectuent par ailleurs de sérieuses recherches en agronomie, pour voir comment ils vont s'organiser, car sous la glace en cours de disparition aujourd'hui, un sol cultivable existe bien et se découvre petit à petit à mesure que les glaciers reculent. (Serait-ce permis par un passé d'accumulations végétales à des moments géologiques de température plus élevée qu'aujourd'hui ?)
Les manières de faire du passé ne pourrons pas nous aider dans l'avenir.
Reste à savoir comment ça va s'organiser. On peut être curieux de le savoir...
Une théorie de l'intelligence et de la débrouillardise locale semble pouvoir se traduire en général par de bons résultats, dans la pratique. Nous verrons, donc ...
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Sur Sirius, lieu métaphorique de l'objectivité idéale, on n'est ni optimiste, ni pessimiste, ni moraliste, ni immoral.
On se contente de porter dans la mesure du possible un regard d'entomologiste sur la Terre et l'Humanité.
Par delà le bien et le mal, pour ainsi dire...
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Sur Sirius, lieu métaphorique
là où les panses sont pleines et saines, la pensée s'allège, donnent-elles à s'illusionner...
victor.digiorgi
12/09/2011, 11h42
là où les panses sont pleines et saines, la pensée s'allège, donnent-elles à s'illusionner...
Il est vrai que dans les lieux où l'on ne mange pas à sa faim, seul le tube digestif commande. Pas la tête. On ne pense pas, le ventre vide.
Mais s'il est trop plein, on ne pense pas non plus. Celui qui peut le mieux penser, c'est celui qui a le garde-manger et le cellier bien garnis et mais qui ne s'en rempli pas l'estomac pour ça.
C'est d'ailleurs en marchant qu'on pense le mieux, pas en mangeant.
Mais le mieux, c'est encore de marcher en lisant, après un repas frugal. Puis de marcher en digérant son repas et en ruminant ses propres pensées confrontées à sa dernière lecture.
Le corps participe ainsi dans sa totalité à toutes les pensées, qui deviennent actions.
La sagesse passe ainsi pour le sage que je pense devenir au jour le jour par le matérialisme radical des repas frugaux, de la marche à pieds, des livres et des arbres et des éperviers de la forêt du parc d'Oka.
Le sage n'a pas besoin de brûler 10 tonnes de Kérosène pour aller voir des Beatles de cirque à Las Vegas...
Une dame sage et philosophe, à la fois sainte et laïque, a dit un jour que les athées étaient les plus près de Dieu... Sur Sirius...
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